‹ La Bibliothèque canadienne ou Miscellanées historiques, scientifiques et littéraires [microforme] (volume 2)Chapitre 58 sur 81 · AGRICULTURE · texte numérisé non relu

AGRICULTURE

Le Lin et le Chanvre, dit Mr. J. LamBenr, sont deux plantes natives du Continent de l‘Amérique Septentrionale. Le Pere HENNEPIN trouva du chanvre crû de lui-même dans le pays des Illinois, et sir Alexander M‘KExz1E dans son voyage à l'Océan Pacifique, rencontra du Lin dans l’intérieur où aucun Européen n'avait encore mis le pied. Il y a une autre plante native du Canada et autres parties de I‘Amérique du nord, appellée le chanvre auvage. Il en est parlé de la manière suivante, dans les trans- AeUI actions philosophiques américaines, publiées à Philadelphie:— t parfois à vos Cette plante croît en plusieurs endroits; mais elle se plaît pardroit où Pan- Æculiérement dans les sols légers et sabloneux. L’écorce en est ille de profon- Ej forte que les sauvages s‘en servent pour leurs cordes d'arc. Si

, Mon pouvait trouver une méthode pour en séparer et en adoucir ns, pour Pur Es fibres de manière à la pouvoir Mer, on pourrait s’en servir au ns, les armées, Eiey de lin et de chanvre. Cette plante mérite d'être cultivée 1 presque pOur Eur une autre cause : la cosse qu’elle porte contient une subau moyen des Ænce qui par sa molesse et son élasticité pourrait tenir la place u; et ces Sat plus beau duvet. La culture en est d'autant plus facile que + y font égale- à racine qui pénètre avant dans la terre, brave le froid de l’hiver, | dans la même B; produit de nouvelles tiges tous les printems. Cinq ou six ans IRUIEFS .qUe les près avoir été semée elle est dans sa plus grande perfection.”— ire par l'eau e Æn peut donc dire véritablement que le Canada est le pays du urs sacs de mé Eonvre, plus encore que la Russie. et la Pologne. Cependant, au; ensuite 15 Eroira-t-on que quoique nous possédions les deux provinces ders hardes à ( uis un demi siècle, nous n‘en avions pas encore exporté un tonrs de ma visite cu de chanvre en 1808, tandis que nous avons donné à des puisanse autour du ances étrangères, souvent nos ennemis, plus d’un million et deie celle de mé; chaque année pour cet important article. ification Corp Les Canadiens ne cultivent le lin que pour leur usage domes-

ique, mais on exporte quelquefois de Québec quelques centaines e cours de l‘an- Re minots de graine de lin. On vait le chanvre croître sans cule grand Mani: Eire autour de leurs maisons, où il forme de grandes plantes de comme Num ept à huit pieds de hauteur; mais ils ne s’en occupent que par séries, lorsqu'ils apport à la graine qu’il leur fournit pour leurs oiseaux, ne

138 Agriculture,

sbondan( vlantes 1 À ment à & au bout quintal d

J‘employant jamais à d'autres usages. Le climat et le sol :::: admirablement bien adaptés à la crue du chanvre, autant pour le moins qu'en Russie et en Pologne. C’est une plante très t6.

nace, et qu'on extirpe difficilement là où elle a erû pendant quel. E” Ce fut que tems. Dans la ville et les environs des Trois-Rivières, quoi. Æ 1, fire : que le terroir soit sabloneux, et stérile pour tous les autres grains, EL rner se il croit dans presque tous les jardins, et couvre les rives du fleuve

sieurs da rent infat eût envo; compens.

du chanv jamais pt trop chat

presque jusqu’au bord de l’eau. Cependant on n’en fuit pas d'au. tre usage que celui dont je viens de parler. Ils n’est peut-être pas hors de propos de remarquer qu‘en Canada on nourrit tous cs oiscaux, Île quelque espèce qu’ils soient, avec de la graine de chanvre.

Le chanvre est une des plus précieuses et des plus profitubles

productions de la terre: elle enrichit le cultivateur, et fournit aux cordages.

vaisseaux la partie la plus utile et la plus importante de leurs os Æ empé rêts. La culture du chanvre enrichit l‘état en employant des a 2

Le qui ne pourraient être occupés à autre chose avec autant h

si le cha a l’attach des curés ayant bes et les tro leurs mo qu'ils pet i elle ne nadiens, taient aus du chanv ordinaire nous so et artic pu ètre 4 place de | par ons de 14 ure du « et qu’il 2

d'utilité et de profit. L'avantage qu'un pays retire de la culture ét de la manufacture du chanvre dans toutes ses branches, ne peut être révoqué en doute, et est suffisamment prouvé par l'im. portance que la Russie a acquise par le commerce de cet article, par lequel elle a én quelque sorte rendu la plus grande marine du monde dépendante de sa volonté et de son caprice.

Tandis que nos relations avec les puissances du nord étaient précaires, et les moyens de nous procurer de quoi équipper u0tre marine et surtout du chanvre, incertains, ce devait ètre pour tous un sujet de surprise et de regret de voir que le gouverne. ment ne füt pas en état de tirer ces articles essentiels de nos co. lonies. On savait que le Canada en particulier pouvait en four. nir en aussi grande quantité et d’une aussi bonne qualité que ceux qu’on tirait de la Baltique, pourvu quéon fegardéi 1à chose comme une affaire nationale. 11 était clair qu’il fallait que le gouverne. ment s’en mêlât; car s’il y avait des individus assez habiles, il n'y en avait pas d'assez riches pour venir à bout d’une entreprise si importante.

Enfin le gouvernement parut convaincu de la nécessité de tirer le chanvre de quelques uns de nos éfablissemens, et dans l’année 1800, les lords du conseil pour le commerce et les plantations a prirent en considération les moyens par lesquels ils pourraient in, in troduire la culture de cette plante dans les Iles et dans les colonies EEpposer fo de ‘Amérique du nord. Avant cette époque, on avait fait indi sw rectement en Canada plusieurs tentatives, et dépensé beaucoup rs: d'argent, mais on n’avait offert d'autre encouragement que des canada, primes et des médailles, compensations trop faibles pour influen- Æmander le cer un peuple naturellement indolent, et pour surmonter une va pipes riété d'obstacles d'une autre sorte. Les deniers publics se dé. pensèrent chaque année, on envoya de la graine de chanvre «

Agriculture, 159

sbondance, et les instrumens nécessaires à la manufacture de cette plante; les agens du gouvernement parurent s‘employer active-

ment à avancer cette importante entreprise; mais tout fut inutile; au bout de dix-huit ou vingt ans, il n'avait pas été envoyé un quintal de chanvre en Augleterre,

Ce fut à cette époque que la Chambre du Commerce s’efforça de faire réussir la he a du chanvre, et se determina à ne pas borner ses expériences au Canada seulement; elle en fit faire plusieurs dans les Iles: et pendant deux ou trois ans, ses efforts firrent infatigables. lle ne réussit pas mieux pourtant (bien qu’elle eût envoyé de nouvelles machines, et offert de plus grandes récompenses, qu’elle n‘avait fait en Canada. Pourquoi la culture du chanvre n‘a-t-elle pas réussi dans les Iles, c’est ce dont je n‘ai jamais pu m’assurer, mais j‘ai entendu dire que le climat était trop chaud, et que le chanvre y venait trop menu pour les gyos cordages. Quant au Canada, on trouvait une variété d'obstacles qui empèchaient qu’il ne réussit dans ce pays; et entr’autres, Mr. VonpENVELDEN de Québec écrivit à la Société d'Agriculture, que sile chanvre n'avait pas réussi en Canada, on devait l‘attribuer a l'attachement des Canadiens aux anciens usages; à l'opposition des curés, des marchands de bled, et des seigneurs; les premiers ayant besoin de dimes, les seconds de succès dans le commerce, et les troisièmes d’abondantes récoltes de bled pour l'emploi de leurs moulins, la principale source de leur revenu; ressources

v'ils pensaient que la culture du chanvre diminuerait beaucoup, ielle ne les détruisait pas entièrement.* L’indolence des Canadiens, la paucité des bras, et la faiblesse de la population, étaient aussi énumérées parmi les plus grands obstacles à la culture uchanvre en Canada. Ainsi, après avoir fait des efforts extraordinaires pendant plusieurs années, et dépensé plus de £40,000, nous sommes encore obligés d‘avoir recours pour nous procurer et article essentiel, à une puissance étrangère, qui cle qu’ait pu être son inclination ou son intérêt réel, a été plusieurs fois o= bligée de devenir notre ennemie.

Il parait pourtant par plusieurs volumes récents des Transactions de. la Société pour l‘encouragement des Arts, &c. que la culture du chanvre en Canada, n'était pas une entreprise désespérée, et qu’il ne fallait que des gens capables de la conduire, et un ca-

le sol :1::

autant pour ante très t6.

endant quel.

ivières, quoi.

utres grains, ves du fleuve fait pas d'au.

est peut-être nourrit tous e lu graine de

us profitubles et fournit aux ite de leurs a.

mployant des se avec autant » de la culture branches, ne ouvé par lim.

de cet article, rande marine rice.

u nord étaient i équipper nolevait ctre pour e le gouverne els de nos co:

uvâit en fourualité que ceux a chose comme ie le gouverne 4 habiles, il n'y ne entreprise si

écessité de tirer et dans l’année

les plantations *, Si ces Messieurs (avons nous dit ailleurs,) avaient raison d’appréhender cet efs pourraient in- gs de l'introduction de la culture du chanvre dans ce pays, ils ont bien fait de s’y lans les colonies opposer fortement : leur intérêt particulier était alors étroitement lié à l'intérêt avait fait indi-Wignéral. La culture du fromient est la première et la plus essentielle de toutes les D ultures ; et dans tout pays où ce grain précieux réussit, on doit en recueillir au Jensé DEAUCOU ins autant qu'il en faut pour la nourriture des habitans. Que deviendrait le rement que des Mcanada, s'il était obligé de faire venir le bled d’ailleurs? On ne pourrait revomés pour influen- mander la culture de chanvre dans ce pays, qu’en supposant qu’elle ne ferait pas un monter une vi t considérable à celle des autres grains; ce qui serait le cas, si la plante croissait e , MR où les autres grains ne viennent point, ou ne viennent pas bien. publics se dé-

de chanvre en

140 Le Langage des Fleurs,

pital suffisant pour la mettre à exécution Dans la préface dy Les volume 21, la Société dit: ‘ qu'elle s‘est assurée par des expéri Æ des n ences que le Canada peut fournir du chanvre égal en qualité pour W leur a les usages de la marine, à celui qu’on tire de la Baltique; et qu'il mort «

est à espérer que le gouvernement fera attention à ce point sur@ Athèn lequel la balance est à présent suspendue, et qu’il pourra faire Æ des bi pencher en faveur de l‘avantage national, s'il veut acheter de nos Æ des to: colonies, à des prix raisonnables et nrgent comptant, et par le ra. Æ toujou nal d'agents convenables, cet article pour lequel nous donnons Æ jours;

actuellement les mêmes sommes à des puissances étrangères.” et aux My

D le laur

Une v

LE LANGAGE DES TLEURS. gées d

mour,

Avri, Rome,

bosque

Aubépine,—-Espérance.—Que tout s’anime d‘espérance et dB Myrtie joie; l’hirondelle a paru dans les airs, le rossignol a gémi dans lèrent : nos bocages, les fleurs de l‘aubépine ont annoncé la durée ds couleu: beaux jours. Pauvres vignerons, rassurez-vous, la froide biseneR et Junc viendra plus détruire le tendre bourgeon, espoir de vos longstra- un jou vaux. Heureux laboureurs, le souffle du rude aquilon ne jauninh réfugia point vos plaines verdoyantes; vous les verrez, quand ïe tem ches de sera venu, se dorer sous les rayons du soleil, Trop heureux, si avait o en cultivant votre héritage, vous en avez marqué les borues par Depuis une haie d‘aubépine: de tristes murs ne viendront point vous at. du gue trister. La verdure, les fleurs et les fruits vont tour à tour ré. couron jouir vos yeux; sans cesse environnés de brillants concerts, vous@ nus vic verrez le pinson, la fauvette, le chardonneret, le rossignol et le laurier tarin embellir votre enclos, au retour de leurs longs voyages: ac cond 4 cucillez avec joie ces hôtes charmants; ils viennent pour vous ser-Æ blics s vir, et non pour vous dépouiller, La chenille qui ravage vos ar- Auj bres, le ver qui pique vos fruits, voila la seule pâture qu'ils des-Æ maines tinent à leurs familles, L'hiver, attirés par les snélas (senelles)K préfèrd éclatantes qu’une main trop économe n'aura pas recueillies, vous versen verrez le merle et la grive, dont les tardives amours auront em dées q pèché le départ; ils vous apprendront qu'il ne faut rizn craindre ciens des rigueurs du froid; car une saison trop dure les éloigne tu. l‘arbré jours de nos champs; mais alors même, ils ne sont point abandon nés: l‘aimable rouge-gorge, quittant ses bois solitaires, s’approchera peut-être de vos rustiques foyers. Surtout que vos enfans n‘attentent point à sa liberté; qu'à la vue de sa confiance et de son malheur, leurs cœurs stouvrent à la pitié, que leurs petites mains s‘avancent avec précaution pour soulager la misère dun pauvre oiseau. Hélas! il ne demande que quelques miettes inutiles. Que vos enfans les lui accordent; il ne faut souvent qu'une bonne action pour faire germer la vertu dans de jeunes âmes.

a préface du r des expériqualité pour ique; et qu'il ce point sur ourra faire cheter de nos , et par le raous donnons trangères.”

Le Langage des Fleurs. 141

Les Troglodites, qui rappellèrent l‘âge d‘or sur la terre par des mœurs simples, couvraient en riant les parents que la mort leur avait enlevés de branches d’aubépine; car ils regardaient la mort comme l'aurore d’une vie où on ne se séparerait plus. A Athènes, de jeunes filles portaient aux noces de leurs compagnes des branches d‘aubépine; l'autel de l’hyménée était éclairé par des torches faites du bois de cet arbuste, qui, comme on le voit, a toujours été ‘emblème de l‘espérance. Il nous annonce de beaux jours; ils promettait aux belles Grecques d‘heureux mariages, et aux sages Troglodites une vie immortelle.

Myrte— Amour. —Le chène de tout tems fut consacré à Jupiter, le laurier à Apollon, l‘olivier à Minerve, et le myrte à Vénus-— Une verdure perpétuelle, des branches souples, parfumées, chargées de fleurs, et qui semblent destinées à parer le front de l‘Amour, ont valu au myrte l‘honneur d’être l'arbre de Vénus. A Rome, le premier temple de cette déesse fut environné d‘un bosquet de myrte: en Grèce, elle était adorée sous le nom de Myrtie. Quand Vénus parut au sein des ondes, les Heures allèrent audevant dfelle, et lui présentèrent une écharpe de mille couleurs et une guirlande de myrte. Après sa victoire sur Pallas et Junon, elle fut couronnée de myrte par les Amours. Surprise un jour, en sortant du bain, par une troupe de Satyres, elle se réfugia derrière un buisson de myrte: ce fut aussi avec des branches de cet arbre qu’elle se vengea de l‘audacieuse Psyché, qui avait osé comparer sa beauté passagère à une beauté immortelle. Depuis lors la guirlande des Amours a quelquefois orné le front du guerrier. Après l‘enlèvement des Sabines, les Ramains se couronnèrent de myrte en l'honneur de Vénus guerrière, de Vénus victorieuse: cette couronne partagea ensuite les priviléges du laurier, et brilla sur le front des triomphateurs. . L‘ayeul du second Africain vainquit les Corses, et ne parut plus aux yeux publics sans une couronne de myrte.

Aujourd‘hui qu‘on ne triomphe plus au Capitole, les dames romaines ont conservé un goût très-vif pour ce joli arbuste; elles préfèrent son odeur à celle des plus précieuses essences, et elles versent dans leurs bains une eau distillée de ses feuilles, persuadées que l‘arbre de Vénus est favorable à la beauté. Si les an- À ciens ont eu cette idée, si l‘arbre de Vénus était encore pour eux ‘arbre des amours, c‘est qu'ils avaient observé que le myrte, en semparant d‘un terrain, en écarte toutes les autres plantes.— Ainsi l‘amour, maître d‘un cœur, n’y laisse de place pour aucun autre sentiment.

Acanthe--Les Arts.—L’'acanthe se plaît dans les pays chauds, ) le long des grands fleuves.

‘Ja misère d'un Le Nil du vert acanthe admire le feuillage.—Cependant il croît ques miettes int facilement dans nos climats; et PLINE assure que c'est une herbe t souvent qu'une de jardin qui sert merveilleusement bien à les vignetter et historier en jeunes âmes.

spérance et dé ol a gémi dans é la durée des 4 froide bise ne e vos longs tra-

ilon ne jaunirs quand ie tem rop heureux, ii : les borues par t point vous attour à tour ré s concerts, Vous : rossignol et le gs Voyages: A0 it pour vous serli lavage VOS ariture qu'ils dessnélas (senelles)E recueillies, vous ours auront eut risn craindre les éloigne tout point abandorlitaires, s’approt que vos enfans confiance et de que leurs petites

142 de Langage des Fleurs.

verdure, Les anciens, si pleins de goût, ornaient leurs meubles,

leurs vases et leurs vêtemens précieux de ses feuilles si agréable. de ce, ment uécoupées. VIRGILE dit que la robe d'Hélène était bordée ble cœ

d’une guirlande d’acanthe en relief. Ce poëte divin veut-il louer homme un ouvrage de grand prix, c’est encore d‘acanthe qu'il le décore: Du même Alcimédon je garde un même ouvrage; L‘anse de chaque vase offre à l‘œil, enchanté, De la plus souple acanthe un feuillage imité. M Ce charmant modèle des arts est devenu leur emblème, et il | pourrait l’être aussi du génie qui fait qu’on y excelle. Si quelque Æ Mr. B obstacle s’oppose à l‘accroissement de l’acanthe, on le voit redou- Mon bler ses efforts et végéter avec une nouvelle vigueur. ‘Ainsi, legé- Æ bords « nie s'élève et s‘accroït par les obstacles mêmes qu‘il ne saurait vain. Æ l’intérie cre, rer des On raconte que l‘architecte CALLIMAQUE, en passant auprès du Æ Mr. G* tombeau d'une jeune fille, morte peu de jours avant un heureux À quejes mariage, ému d‘une tendre pitié, s‘approcha pour y jetter des Æ qu’il co: fleurs. Une offrande avait précédé la sienne. La nourrice de B aeulac cette jeune fil'e rassemblant les fleurs et le voile qui devaient ser- Æ de Gren vir à la parer le‘ jour de ses nôces, les plaça dans un petit panier, D Je vous : et mit le panier auprès du tombeau, sur une plante d’acantbe; Æ ses obse puis elle le recouvrit d’une large tuile. Au printems suivant, les D variétés feuilles d’acanthe entourrèrent le‘panier, mais, arrêtées par les Æ cette let bords de Is tuile, elles se recourbèrent, et s‘arrondirent vers leurs Æ en mêm extrémités. Callimaque, surpris de cette décoration champêtre, les devoi ui semblait l‘ouvrage des Grûces en pleurs, en fit le chapiteau d‘études de la colonne corinthienne, charmant ornement que nous admirons et que nous imitons encore.

Chèvre-feuillle des jardins—Liens d‘amour.—La faiblesse plaît à la force, et souvent elle lui prête ses grâces. J'ai quelquefois ‘6 Enf vu un jeune chèvre-feuille attacher amoureusement ses tiges sou- D homme ples et délicates au tronc noueux d’un vieux chène; on eût dit Æde mar que ce faible arbrisseau voulait, en s‘élançant dans les airs, sur. Æ Grenuil, passer en hauteur le roi des forêts; mais bientôt, comme si ses ef- “ Out forts eussent été inutiles, on le voyait retomber avec grâce, et en- Æ bleu, du vironner le front de son ami de doux festons et de guirlandes par- È de pivel fumées. Ainsi l'amour se plaît quelquefois à ‘unir une timide qui divi

Lergère à un superbe guerrier. Malheureuse Desdemona! c‘est Æ Vous en ‘admiration que t’inspirent le courage et la force, c'est aussi le je vous

faces q

sentiment de ta faiblesse qui attache ton cœur au terrible Othello; ce que j

mais la jaloüsie vient te frapper sur le sein même de celui qui de-

vait te protéger. Voluptueuse CLroparnr, tu subjuguas le fier Bpoh. ANTOINE, et le sort n‘épargna ni tes charmes, ni la pra: po de ton Bivière soutien. Renversés du même coup, on vous vit tomber et mou- nord de rir ensemble, Et toi, humble èt douce LavazieRE, l'amour du EE pes grand roi put seul subjuguer ton faible cœur et l’arracher à nn a vertu. Pauvre liane, le vent de l’inconstance te priva bientôt

che ou se Tom

s meubles, agréable.

ait bordée ut-il louer le décore:

blème, et il Si quelque voit redou- Ainsi, le gésaurait vain:

t auprès du un heureux y jetter des nourrice de

evaient serpetit panier, e d’acanthe; s suivant, les êtées par les nt vers leurs n champêtre, t le chapiteau e nous admi-

faiblesse plait ai quelquefois ses tiges soune; on eût dit les airs, surmme si ses ef c grâce, et enruirlandes parir une timide demona! c'est cest aussi le rrible Othello; le celui qui deibjuguas le fier randeur de ton tomber et mou- RE, l‘amour du ‘et larracher 4 e priva bientot

Lhomme de parole.

Marbre de la. Rivière des Outaouais. 148 de ce.cher appui, mais tu ne rampas jamais sur la terre; ton noble cœur, élevant ses affections vers le ciel, fut porter son tendre hommage à celui seul qui est digne d‘un immoricl amour. -

Page 1