Tome II..-No
144 DE Mes Tüblettes de 1818.
‘6 On commence à rencontrer du marbre à environ quatorze ar- ‘pens de la Grande-Rivière: en le trouve par larges couches, dont on ne connait pas la profondeur, quoiqu‘on en ait tiré à plus de dix pieds. La carrière se découvre à plus de cent pieds de largeur, quelquefois bien davantage, et se continue, en suivant la Ri. vière ar: Calumet, bien avant dans les montagnes.
‘ Les environs: offrent plusieurs autres espèces de pierres cal. caires, et quelques blocs de granit sur un lit sablonneux.
66 Mr. C* * * me paraît tout à fait décidé à mettre cette carrière en pleine exploitation, dès le printems prochain: ila commencé les préparatifs d‘un moulin à scier le marbre, C’est un monsieur de bonne éducation.et de beauconp d'intelligence, qui sans doute, poussera cette entreprise de manière à lui faire honneur, et à vous procurer bientôt des matériaux. pour -vos-édifices c\ votre ameublement.”
un MES TABLETTES DE 1818.
L'Alarm: et ses suites. ‘“ Le 29 Avril, j'étais officier-de-jour et
couchais-à la garde, quand, au milieu de la nuit, l‘alarme sonna 2t tout le monde courut aux armes. On venait d‘apprendre la
nouvelle de la prise df York, par les Américains, (1) et Ion disait à
Jonathan dans les environs de Kingston.
La nouvelle de la prise d‘York et du premier succès des Àméricains de ce côté occasiona beaucoup de rumeur et fit une im-
pression profonde sur tous les esprits. York de lui-même est}
peu de chose, mais on perdait avec ce poste un vaisseau armé et un autre prêt à être lancé: c'était d’ailleurs le dépôt des approvissonnemens en tous genres de nos armées plus en avant.
6 Le tumulte et la confusion, qui doivent naturellement suivre d‘une alarme, furent la cause, dans celle-ci, de la mort d’un de
nos V——; c’est le premier que nous ayons perdu depuis que}
nous sommes montés ici. Chacun s‘empressait de sauter sur ses armes: un de ros hommes s‘empare malheureusement d’un fu sil, autre que le sien, qui était chargé à balle; voulant essayer la
. (1) Cette Capitale du Haut-Canada s'était rendue, par capitulation, aux Américains, le 27 de ce mois. L’ennemi avait dix vaisseaux de guzrre sous les ordret du Commodore Caaunceyx, et 2,500 hommes de troupes de débarquement sous le commandement en chef du Général DEARBORN ; tandis que l'officier anglais char:
g$ de la défense de ce poste nullement fortifié (le Général Sheaffe) n’avait à oppo:
ser à de pareilles forces que 600 bemmes, dont la moitié seulement était de troupe réglées. Malgré tous ces désavantages, le général Sheaffe ne balança pas à livret bataille. Le débarquement, comme chacun sait, se fit. sous les ordres du général
quélle nos troupes, qui eurent le bonheur d'effectuer leur retraite, mirent le feu en æbaadonnaent la place, |
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Mes. Tublettes de 1818. 146
pierre, il tire inconsidérément la gâchette;—la détente se fait, —le coup part, et la balle, reçue dans les reins, blesse à mort le jeune LArRAMBOISE ... .. qui expire peu d’heures après!
“ Semblable accident faillit arriver à un soldat du 104e Régiment, dans une chambre voisine: heureusement que la balle vint se loger dans une brique de lard qu’un de ses compagnons tenait à la maïîn !—ils en furent tous deux quittes pour la peur.
‘ Nous eûmes le plaisir de rester sur nos pieds, ou (pour parler plus dignement,) sous les armes, jusqu’au point du jour, sans sortir de l’enceinte de nos Quartiers. Ce n’était qu‘une fausse alarme, pour me servir d’un mot technique; ou, si vous aimez mieux, une des mille-et-une petites espiégleries dont le génie militaire fait de temps en temps usage pour tâter la patience du soldat et l’accoutumer à être preste et alerte. ‘ Dites, après cela, si vous Fons camp n‘est pas aussi’ une école de vertus, un lieu de salut”! |
La Téte-du-Pont.—< Le 1er Mai, dans la nuit, nous eûmes une seconde alarme. Je n‘avais pas mis, je crois, trois minu :s à m‘habiller et me rendre aux casernes, et déjà tous nos V taient en rang dans le Quarré. Ie Colonel HALKETH, qui commandait alors à Kingston, arriva bientôt après, Il me donna l‘ordre d’aller prendre poste au Centre-Bridge, avec 30 V , plus—un subalterne et 10 hommes du 104e Régiment. Pour le coup, je m'attendais à quelque chose de sérieu*. On disait, ce jour la, avoir vu des vaisseaux ennemis s’approchant de Kingston, et l'on pouvait supposer avec raison que les Américains, voulant couper la retraite au Général SRFAEFE, étaient venus débarquer des troupes entre la ville et les débris de sa petite armée. Nous nous rendîmes donc en toute diligence au poste assigné, par des chemins affreux et une nuit de goudron,
‘ A trois milles environ de Kingston, il y a une petite rivière qui a retenu le nom de Cafarocoui, sur laquelle il y a trois ponts. Tandis que je me rendais à celui du milieu, deux autres officiers allaient occuper les deux autres avec des troupes. Le chemin que l'armée battue devait prendre dans sa retraite (et par lequel en effet Sir Rodger Sheafle est arrivé depuis, de York,) était celui où j'étais posté, cette nuit. La ée du pont, du côté de la ville, est
À très susceptible de défence. C’est un petit retranchement en char-
ente et fascines, percé d‘émbrasures pour deux pièces de canon.
a rivière, passablement large en cet endroit, a en outre, un lit extrêmement vaseux, et les bords sont hérissés de broussailles. Mon premier soin, en arrivant, fut de défaire le pont; c’est àdire d’en ébranler le plancher, (j'étais autorisé à le faire passer …. par la. hache, ) sans en jetter les pièces à l’eau comme on voulait
à d’abord que je fisse. L‘Echo,—Télégraphe sonore, —messager ac-
tf,—coursier vite et rapide dans le silence de la nuit, nous chucho-
146 Mes Tablettes de 1813,
saient déjà sous les coups redoublés de la cognée: bientôt ils écroulèrent. Je commandai qu’on respectät le Centre-bridge.
‘ J'avais pour raisons de ne pas détruire ce pont: 1° de ne point empêcher le Général Sheaffe d'effectuer sa retraite, s’il venait effectivement à nous, cette nuit; 2° de ne point faciliter à l’ennemi le passage de cette rivière, nulle part guéable, au moyen de ma. driers flottants qu’il pourrait rassembler et former en radeau.— On se rendit..…....Un chef a tant d'esprit! —Du moins on obéit.
‘ On mit donc les madriers du plancher de ce pont en état d’être enlevés facilement; et, à la nouvelle de l'approche de l’ennemi, s’il se présentait le premier, on se proposait de les rassembler en un tas en avant de la tête du pont, et de mettre un parti d'hommes derrière cette première ligne. Au monde que j’eus bientôt c’eût été l'affaire de deux minutes; car je dois vous dire que
‘je reçus dans le-cours de peu d’heures, un renfort de milice de
40 hommes sous un capitaine, et que le Chevalier DE LonrimiEr vint me rejoindre avec 20 sauvages. .
“ J’allai planter moi-même six sentinelles, deux à deux de autre côté de la rivière, à 300 pas de distance les unes des autres; j'envoyai en avant, pour reconnaitre, un des Dragons à mes orûres,
ie détachai quelques sauvages pour la découverte.
:: Durant mon diese. le lieu. Le CouTEuR avait fait mettre 20 pieds. du centre bridge en état d’être erilevés dans un clin-d’œil, De retour, j‘assignai la place de chacun en cas de besoin, et fis allumer quelques petits feux pour nous sécher de la pluie dont nous étions trempés. -Je me trouvais commander alors,
1 capitaine, 8 subalternes, 10 soldats du 104e régiment, 80 V , 40 miliciens, 20 sauvages,
Totale 104 braves.
Il ne nous manquait plus que nos deux bouches-d-feu..…., et puis, vienne qui l'ose.—Certes!
6 Disons pourtant à l’honneur de notre petite troupe, que, ne croyant point l'alarme fausse pour cette fois;ellemontra beaucoup de bonne volonté, d'activité, de vigilance et de discipline dans le service assez pénible qu'elle eut à faire toute la nuit; signes assez indicatifs de la résolution qu’elle aurait mise à Paction, si l'occasion de se battre se fût présentée, comme tout le monde s‘y attendait.— Maïs enfin il était écrit au Grand Livre sans doute, que le Centre bridge de la rivière Catarocoui ne serait jamais qu’un Monument ignoble ou roturier, obscurément célèbre par son utilité seule à faire surement et commodément franchir au voyageur et au pâtre un courant fangeux; car, dragons, patrouille, sentinelles, ...... pas une âme, en un mot,—ne vit ombre de l'ennemi. Le jour nous surpritsur nos pieds, (excepté l’ami —, qu'on trouva ronflent, à Joue nue sur la croupe rebondie d’un Zroguois...,,,. Chut! ne l’é-
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Copie «
Les Europe se rédu À l'ex des nat la vies inconnt vaient F jet de I:
nimal q demeur de 8,00€ tion des seuls ch aunc
mérique qu'elles tage des manente près, ind de dess perdent C’est lhomm rudesse fichets que cell sées, ture, o puis do souvent à la co Des 4 es de 1 télasti écouvd anner dinais
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Des Arts chez les Sauvages, 147
veillons pas;) et nous regagnâmes nos quartiers, plus transis de froid que de peur, plus endlins à dormir qu’à rire.”