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5 Langue Française.
Jent; tout en faisait À mes yeux une espèce d’être enchanté; supé. rieur.aux hommes ordinaires. Louise me tirn de ma rêverie par À le mouvement qu’elle fit pour se jeter à son cou. ‘Je me joignis à # leurs embrassements, et ils me prodiguèrent les plus aimables ca À resses.. Nous entrâmes dans la cabane; où je fus ravi de voir ré. # gner um air* d’ordre,, d’aisance et de propreté. Après un repas simple, où je savourai avec délices les fruits exquis de la monta-h gne, George me conduisit vers un réduit étroit, mais propre et} tiant, et me montra le lit dont il voulait bien disposer en ma fa.| vèir, ‘ Je'né türdai guère à y-trouver un sommeil profond, dans À lequel venaient se renonveller, en une confusion agréable, les: grandes imapes dont j'avais ‘été frappé durant la journée, et-les } sensationis douces que ‘je venais d'éprouver. Hier, je ne quittai # pas un instant cette heureuse fimille, soit dans son travail, soit | dans son repos. Valentin me raconta une foule de particularités de ses voyages, qui m'expliquent aisément comment il.a. pu acqué- M rir .cette politesse dans les manières et dans les expressions, qui n'avait tant surpris à son abord, ‘et qui, malgré Le ouiienken fui : concilie les déférences et le respect de tous les habitants du hafneau. Les graces nobles de bon esprit, l’ingénuité piquante de, celui de Louise, de lon sens rastiqué du vieillard, la curiosité inquiète de George; répandent dans leurs'entrétiens un intérêt ét À üne variété qui'me chürment, et qui-les attachent plus étroitement À les uns au autres, : Il me semble que je passerais une vie ‘heu reuse auprès d'eux, Maïs pourquoi m'occuper de cette idée? | c'est ce soirique je dois m’en éloigner, J'avoue que ne n’est pas Sans une impression de tristésse, que je pense à notre séparation, Je crois apercevoir dans leurs yeux, quelle leur coutera aussi quels ques regrets. : Si-le destin me laisse disposer un jour avec plus de | dibérté de l'emploi de ma vie, je viendrai tous les ans faire un pé. # Térinage sur cette montagne; pour y revoir mes amis, «et remplir 8 non cœur des sentiments de paix et de contentement :qu’inspirent à l'efivi leur séjour et leur société, #50 441$
LANGUE FRANCAIÏSE,
+ «Ce fut après la paix de Vervins, que la Langue Française come } mença à fonder son empire, par un concours admirable de cir: f constances. Les grandes découvertes qui étaient faites depuis téht'éinquante ans, avaient donné à l’esprit humain une impulsion | que rien ne pouvait plus arrêter; et cette impulsion tendait vers } la France. Paris fixa les idées flottantes de l’Europe, et devint | le foyer où se réunirent les étincelles répandues chez tous les peu- | les. ‘L’iagination de Descartes règna dans la philosophie; le Poison de ‘BoiLEAU dans les vers, Divan plaça le doute aux
pieds de assions e granc XIV se ce Mo antique sans dot des: beat rapidem
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Langue Française, 58
pieds de la vérité, ‘et Bossuer la mit aux pieds dés rois, Les
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: assions parlèrent leur langage sur la scène française, et l’on vit rèverie par à £ rand ConbE’ pleurer aux vers du grand Conxizzs, et Louis 1e joignis AM XIV se corriger à ceux de Racine. C'est alors parurent
imables ca ee Mouri'rrs, plus comique que les Grecs, ce Zélémaque, plus i de voir ré M untique que les ouvrages des anciens, et ce La Fonrainsy qui ès un repas DE sans donuer à la langue des formes si pures, lui prètait cependant
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des beautés plus incommunicables: Les livres de ces écrivains, rapidement traduits en Europe, et même en Asie, devinrent les Æ livres de tous les pays, de tous les goûts et de tous les âges. Le piecès fugitives qui volèrent de bouche en bouche, donnérent des ailes à la langue française. Les prémiers journaux qui circuldé gent en Europeiétaient français : TREITEET 10 1
Aux productions de l'esprit, se joignirent envote celles de:l'ine dustrie. Des pompons et des modes accompagnaient ces livrés chez l'étranger; parcequ'on voulait être partout raisonnable et frivole comme.en France. : Ses voisins, reeevant sans cesse de
dier cette langües :
| 1 ÉFONTENELLE, qui tint les deuxsiècles comme je la main, acançaise come | Europe par son rable de cir- | faites depuis | ne impulsion } 'tendait vers | pe, et devint | tous les peu- | ilosophie; k } e doute aux
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des connaissances humaines, tracé P des mains françaises, servit encore
Dans le même temps, le grand. Frx’px'o lui fesait l'honneut
ù ü2 É L'Efiver,
Sielle:n’a-point:les diminutifs et: les :mignardisès de la langus
qué Mart-Aun'ëce ct JuuiEx fesaient à celle des Grecs? le phis
Lo: .phe de’Genève commandait aux hommes par son impérieuse | ‘éloquence; laimorale qu'on n’uvait fait que leur enseigner: Rav: AL traçait aux deux mondes, les crimes de l’un, et les malheurs } dé l’autre; appellait les puissances de l'Europe:au tribunal de | Fhumanité; pour y frémir des barbaries exercées en Amérique; À et;VocraRs, en: écrivant l’histoire fugitive des hommes, attachait ! son nom: à teutes les découvertes, à.tous les évènements, et à tou-
tes les révolutions’ de son temps, et joignait à l’universalité de sa |
| Jangue; sôn universalité personnelle. ( Ce:n’est-pas seulement au génie de ses écrivains qüe la langue #
françnisé doit ses succès; ielle les doit aussi à son propre génie. | L'ordre et la construction de la phrase, toujours:directs et clairs, # la distinguent des langues'anciennes et modernes : Elle nomme
d'abord le nominatifou'sujet de la phrase, ensuite le térbr. qui est li
l'action, et-enfin J'accusatif} où l'objet de cette! action. Voilà la À dogiquernaturelle:à tous:les hommes; voila ce qui eonstitte le sens commun; voilà ce qui lui: donne cette admirable elarté, qui l'a fait adopter: des philosophes, parce! qu'elle s'täccommode égales ameitt; de la frugalité didactiqueiet de la magnificence qui convient à là grañde histoire de la nature. Lorsqu'elle traduit, elle explis que véritablemient ün aüteur;: au:lieu que les autres langues, abusant. de leurs: inversion; ‘se jettent dans tous les moules'que le | texts leur présente; se calquent sur Mi, et rendait difficulté pour difficultés hrs fe 20 ms a nc eHrobs ve
.261Sa prondhélitio: porte aussi leinpreinte de-son: caractère; elle
est:plus variée que celle des langues da midi; mais moins éclatante; elle est we 0 douceque celle des langues: dd nord, parcéqu’elle n'articule pas toutes ses, lettres: Hd" rie 81e
iteliene, son alluie eh est plus mâle. Dégagée de tous les protos aoles que la bassesse inventa pour la vanité, elle enest plus fhité pour la.conversation; qui «st le lién:des hommes, et lé charme de tous:les âges: Aussi les puissances l'ont appellée dans: leurk trais tés, où elle règne depuis les conférenées de Nimégiie; et lon
aigue française, an doit se croire chez un peuple polis, ::
eDB GCOT ner Si sp boetce L'HIVER, get 19 : (Article Communiqué”) |
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st). * pit NUS GE 65 1 U 4 -: QUu'ENTÉNS5E? Ce n’est pas le tonnère! Nonè mais c’est ln !
EN dire, que lorsqu’on-arrive cheziun peuple; et qu on y troùvs |
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tempète qui gronde au loin, : Ce sont les vents en furie qui sem- |
blent se précipiter vers nous! Leur violence redoublel Îls s’aps prochent! C’en est dont fait, et l'univers va rentrer duns lé néant:
dont ut g’entrot frimas :
œil haç pour y nature arbe ra trésors c'est pa age: il touffue.
murmu du riva erdure our, ne “Hélas!
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‘s$ le phix mpéricuse |!
ner: Rav: M s malheurs # ribunal de ! Amérique; } s, attachait s, et à toue salité de sa
e la Inngue | re génie, M set clairs, W lle nomme |} érbe. qui est C Voilà le itüe le sens 6, qui l'a ode éynle:
jui convient elle explis ngues, abuoules'que le Hiculté pour
râctère; elle ‘moins éc
nord, parcé-
ie la langue 18 les protos st plus fhité écharmede } is leurs trais jie} et l’on on y troùvs | poli
TE l , |
nais c’est ln !
rie qui sem» | le! Îs s’ape uns le néarit:
| æbjet qui les effraie, ,. .. . .
L'Hiver.
dont une main tüute-puissante l'avait tiré! Mais quoi? La nué g’entrouvre! Il en sort un vieillard dont les chevéux couverts’ dé frimas et dont le corps tremblant inspireraient le respect, si son œil hagard et son regard glaçant ne (repoussaient ce sentiment, pour y substitüer teux de la crainte et de l’avérsion: ‘A'sa vue la nature perd toute sa beauté. : À son aspect le soleil rouvre son nrbe radieux d’un voile épais; et la terre se hâte de renferther les trésors de: son sein nourricier. : Il franchit les montagnes, mais c'est pour dépouiller les arbres qui les couvrent de:leur épais feuillage: il parcourt les vallées, mais €’est pour en dévorer l’herbc touffue. Î1 s'approche des ruisseaux, l’effroi les glace, leur doux murmure ne se fit plus entendre, et c’est en vain que ia nymphe du rivage cherche son bain favori. Qu'est deventt ce berceau de verdure dans lequel cés deux umüäns à abri des feux de l’abtré du jour, ne sentaient que celui de l’amour éternel qu’ils se juraient? Hélas! il n’en reste que les débris; le:monstre a dévoré les feuilles et les fleurs dont il.était naguères’ si élégamment faré: : Où #ont. ces génisses qui paissaient tranquillement dans ces: prairies verdeyantes? Où sont ces timides agneaux qui'se Nâtuient de chercher à k mammelle qui les nourrissait un asile contre:le dans ger qu’ils croyaient les menacer. * :! Leurs jeux folâtres n'as ment nos plus guérets: le vieillard envieax:de leur gaitéimotente, les a épouvantés de son regard courroucés ‘Ila'secoué soti épaisse
che ‘:-e aussitôt la plaine luxuriante rest changée ert: an dés se: : -+:dont la blanckieur, tonte ébouissante qu’elle soit, rés gt: pat sa monotonie. . Parcourons les forêtst Nous n’y:trou-
yerons plus ces voutes d’un verdrembruni, dont le soL'iude:impos gante aurait presque rempli l’âme de terreur,:si elle n’eûtété imtens roimpué par les accords harmonieux de leurs habitans emplumésé À leurs concerts si touchans a succédé: le sifflement des ventse leurs chants amoureux ont fait place aux hurlemens des bètes féa roces, qui, pressées pat la faim, encore plus:que par leur crucutéy Ôsent sortir dé leurs forts inaccessibles, et vont au loin clierches des victimes pour l’assouvir. Tont cède à cet:ennemi redoutable} l'homme seul êse”lui résister et braver le courroux du vieillard mlfaisant. , Cet être le plus favorisé-du créateur, en a récu’ ces facultés qui le distinguent si :émiñemment. C'est au moyen de ces facultés que non seulement il peut se mettre à l'abri des rid
ueurs de le saison, mais que mème il en sait tirer parti pout som Éienrêtre et les assujétir à ses jouissances, Quand toute là nas ture semble être rentrée dans l’état d'inertie inhérent à d matières! l’activité de l’homme seul paraît redoubler, : Il-commande. à ls lumière de remplacer l'obscurité: une chaleur artificielle prend;
‘® Il n'est pent-être pas inutile de dire ici que les agneaux sé jettent ave Avidité unr la mammelle de la brebis, à la vue d’un chien ou de tout attpre