‹ La Bibliothèque canadienne ou Miscellanées historiques, scientifiques et littéraires [microforme]Chapitre 39 sur 90 · PORT · texte numérisé non relu

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Imprimerie. 101

attestent une antiquité plus reculée que la bible connue de Faust et Schocffer, imprimée en l'an 1462, en caractères de fonte, J1 ne nous est parvenu de cette À greg bible que le second volume, qui existait à la bibliothèque mazarine : le titre, les sommaires ct les lettres initiales ont été ajoutés à la main.

Guttemberg se séparn de ses associés vers 1455,et mourut en 1468. IL était depuis 1465, attaché à l'électeur de Mayence, AnozPue pe Nassaw, én qualité de gentilhomme, avec des appointemens annuels.

est donc de Mayence que l’art typographique sortit pour se répandre par toute la terre. Ce fut ce même Adolphe de Nassaw, qui accueillit si honorablement so ape, quien même temps forçait les imprimeurs à abandonner la ville que l’on pouvait appeller leur patrie. Ayantsurpris Mayence, et usant du droit du vainqueur, il lui ota ses libertés et ses privilèges ; et l’industrie souffrit de ce despotisme: les ouvriers s'en fui- HUt et les imprimeurs se dispersérent en différentes contrées de "Europe.

Upazric, HAN, Suvenxeim et Arnold PANNARIS se rendirent à Rome,où on les logea dans le palais des Maximes. Ils y imprimérent, en 1467, la Cité de Dieu de St. AuausTin, une bible latine, les Offices de Ciceron, et quelques autres livres. À Venise, Jean de Srire et Vaupezin publièrent en 1476 les Epitres de Sr. CyPR1EN ; et dans la même année, Sixtus RusuRGER fit paraître à Naples quelques ouvrages de piété. A Milan, Philippe de LAvAGNA mit au jour un Suétone, en 1475, Dès 1468, Londres avait vu sortir un livre de ses presses.— Strasbourg était célèbre par les beaux caractères de fonte de Jean de Cococxe et de Jean Maurueim. Lyon, Rouen, Bâle, Louvain, Séville, Florence, Genève, et les autres grandes villes de l'Europe eurent bientôt des imprimeries : Abbéville même fit res en 1486, une traduction de la Cité de Dieu, en 2 vol. in folio.

Ce fut vers 1469 que l'imprimerie commença à s'exercer dans la capitale de la France. On doit son établissement aux docteurs de la maison de Sorbonne, quiappellèrent à Paris trois imprisons de Mayence, Ulric GEr1NG, né à Munster, canton de

ucernc; Martin Cranrz, et Michel Frisunaer. On les plad’abord-dans la maison même de la Sorbonne. Le. premier

Jivre qu'ils publièrent fut les Epitres de Gaspard Rinus, Per-

gamensis, Le caractère dont ils se servirent pour l'impression de cet ouyrage.est rond, de gros-romain.. Il s’y rencontre souvent

des lettres à demi-formées, des mots achevés à la main, des in-

scriptions manuscrites, les lettres initiales en blanc, pour donner le moyen de les peindre en azur ou en or. Le papier est fort et collé sans être bien blanc. Gering amassa de grands biens par

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la pratique de son art ; et en reconnaissance de ce qu'il devait à la maison de Sorbonne, il lui légua une partie de son heritage, pour être nn à l'instruction de la jeunesse. (C'était faire un noble usage de la fortune qu'il devait aux moyens mêmes qui répandent les sciences.

La stéréotypie est un procédé d'imprimerie de l'invention de M. M. Dinot et Henxan. Il consiste à imprimer avec des caractères fixes : co qui met à même de faire plusieurs réimpressions d’un même ouvrage, sans renouveller la composition et la correction. On peut, par ce moyen, donner au public des livres d’une correction finie et à bien meilleur compte.—(Petit Dictionnaire des Inventions, &co.)

Ce ee LA CHASSE NES CHEVAUX.

Les naturels dy haut de la rivière Columbia, à partir des rapides, différentessentiellement par le langage, les mœurs et les hebitu es, de ceux dont il a été parlé dans les chapitres précédents, Ceux-ci n’habitent point dans des villages, mais sont errants, comme les Tattares et les Arabes du désert : leurs femmes sont plus industrieuses, et leurs filles plus retenues que celles des

uuidés du bas dela rivière. Ils ne yont point nus, mais por-

nt des habits de peaux dle daim, qu’ils ont soin de frotter avec de la terre blanche, pour les tenir propres On les voit toujours à cheval : ils sonten général bons cavaliers: ils poursuivent Je daim, et pénètrent jusqu’au Missouri, pour tuer le bœuf illinois, dont ils font sécher le chair, qu’ils sp rtent sur leurs chevaux, pour en faire leur principale nourriture durant l'hiver, Ces voyages ne sont pas pour eux sans dangers; car ils ont beaucoup à appréhender de la part des Pieds-noirs, leurs ennemis. Comme cetie tribu est puissante et féroce, les Serpens, les Nez-percés ou Chahaptins, les Tétes-plates, &c. font cause commune, et se li. guent contre elle, lorsqu'il s’agit d'aller faire la chasse à l'Est des montagnes, Ils partent avec leurs familles, et souvent la cavalcade se monte à chevaux.—Quand ils ont le bonheur de ne pas recontrer l'ennemi, la chasse est ordinairement bonne: ils chargent une partie de leurs chevaux de la yenaison, et s’en retournent chez eux, get tranquillement l'hiver. Quel-

uefois, au contraire, ils sont tellement harrassés par les Pieds-

noirs, qui fondent sur eux de nuit, et leur enlèvent Pa 1 e

vaux, qu'ils sont contraints de s’en revenir sans avoir

ces : et alors ils n’ont que-des racines pour nourriture, durant utlhiver,

FC autaué sont passionnés pour les courses de chevaux :

Ancien Etat de la Grèce. 108

les paris qu'ils font en ces occasions vont quelquefois jusqu'à les dépouiller de tout ce qu’ils possèdent. Les femmes vont à che: val comrho les hommes. En guise de bride, ils se servent d’une corde faite de crin de cheval, qu'ils attachent à la bouche de l’a. nimal, La selle est un coussin très propre à l'usage auquel il est destiné,blessant rarement le cheval, et ne fatiguant pas le cavalier autant que nos selles européennes. Les étriers sont dés morceaux de bois fort, ingénieusementitravaillés, repliés, et de mênie forme qué ceux dont on se sert dans les pays civilisés. Ces morceaux de bois sont recouverts d'une pièce de peau de chevreuil posée humide, et qui, en séchant, se roidit et devient dufe et ferme.

Ils se procurent leurs chevaux parmi les troupeaux de ces animaux marons qui se rencontrent quelquefois au nombre de mille à quinze cent. Ces chevaux viennent du Nouveau Mexique, et sont de race espagnole : nous en vimes qui avaient été étempés par des Espagnols. Quelques uns de nos gens,qui avaient péné: tré au sud; me dirent qu'ils avaient vu dés brides dont les mords leur avaient paru d'argent. La forme des selles dont les femmes se serveht prouve qu'ils ont pris modèle sut ies sellés espagnoles destinées au même na

Comrmie la manière de prendre les chevaux miarohs ne doit pas être généralement connue de mes lecteurs, je la Ma 4 de ici en peu de mots. Le sauvage qui veut prendre des chevaux, monte sur un de ses méilleurs coursiers, müni d'une longue corde faite dé crin de cheval, et dont un des bouts est en nœud coulant: arrivé près d’un troupeau, il se jette au milieu, ét lançant sa corde, il la passé adroitement sur la tête du cheval qu’il veut prendre ; puis tournant jrnpennt son coursièr, il tire la corde après lui : le cheval se sentant étranglier, fait peu de résistance : le Payege s'approche alors, lui attache les deux pieds de devant, et le laisse, jen ce qu'ilen ait pris ainsi le nombre br veut eromener: Il les conduit ensuite devant lui, et les

ompte au besoin.—(Woyage de Franchère.) VIA

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