‹ La Bibliothèque canadienne ou Miscellanées historiques, scientifiques et littéraires [microforme]Chapitre 46 sur 90 · ANECDOTES · texte numérisé non relu

ANECDOTES

Hommage délicat rendu à l'Agriculture

En 1779, un peu avant la saison des semuilles, leurs Altesses Royales le Prince de Galles et le Prince Evêque d'Osnubruk demandèrent et obtinrent, dans les jardins royaux de Æew, un petit enclos de terre-qu'ils bêchèrent eux-mêmes : ils l'ensemencèrent ensuite on froment, qu'ils cultivèrent avec grand soin, le sarclèreut jusqu'à trois fois ; le coupèrent, l'engrangèrent ; battirent, vannèrent et amoncelèrent. Cette opération étant la dernière, du ressort de l'Agriculture, la Reine amena adroitement les princes à la réflexion que maplreis naturellement la variété compliquée de leurs travaux : elle saisit cette occasion de leur faire sentir combien était précieuse à la société cette classe d'hommes obscurs que l’on appelle généralement Fermiers; à combien de fatigues ils sont assujettis, combien äs ont de droit à la protection et à la bienveillance des chefs de la société. Le bled recueilli et déposé dans le grenier des jeunes cultivateurs, après leur avoir donné une Faite leçon, leur en préparait une seconde ; il fallait essayer d'en faire du pain. Les princes en pose par tous les procédés de la boulangerie : un moulin

bras leur donna une idée de tous ceux qui ont pour moteur l'eau, le feu et le vent. On sassa ensuite la farine, on la sépara du son, on en fit de la pâte: on étudia la nature du levain, on conçut sa nécessité ; l'on finit par chauffer le four, et par en retirer une demi-douzaine de beaux pains bien dorés, bien appétissants, bien sains, d’un goût exquis, dont se régalèrent les jeunes boulangers, et toute la famille royale, particulièrement la reine qui, sans qu'on s'en apperçut, ayant dirigé toutes les opérations, recucillait pour ainsi dire le fruit de ses propres travaux.

Cette anecdote est du petit nombre de celles qui excluent tout ornement d'emprunt : ce n’est point aux imaginations brillantes. mais aux cœurs tendres, qu’elle se recommande dans 5 touchante simplicité.—(L'Abeille Canadienne.)

Hindous, Preneurs de Serpens.

Le 28 Juillet, 1826, un preneur de scrpens, qui avait été mordu par un cobra-capella énarme, me fut amené ; il était presque dans un.état d’insensibilité. Le poison avait agi trop puissamment pour pouvoir être expulsé ; il mourut en une demi-heure, Néanmoins ses compatriotes crurent qu'il serait rendu à la vie : le lendemain ils placèrent son corps dans un canot, le conduisirent à Ramnagor, située à 16 milles plus bas, et le portèrent

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chez un dévot personnage qui avait la réputation de faire revivre les hommes morts par ces sortes d’accidens ; mais le troisième jour, l’état de putréfaction du cadavre les força de le raporter.

ï Toute ‘a ville de Chenargour sait que ce fakir, preneur de serpens, prétendait posséder un charme qui préveniit les effets du poison. ‘Quelques heures avant sa mort, il fut invité à aller chez on marchand, où l'on avait vu un'serpent-dans un appartement intérieur. On dit que le‘serpem:s’enturtilla antour de son corps, ‘mais il paraît que, tandis qu'ils cherchaït à s'en débarrasser sans être vu, 1e reptile le mordit tout près dela hanche, A l'inistant le pee commença sés ravages; la honte néanmoins empêcha le fakir 8: révéler ce qui veñait d'arriver ; il se plaignit seule-. ment de l'excès de la chaleur,'et courat chez lui ; il fit tout ce qu'il put pour neutraliser l'effet du poison, mais inutilement ; ce fut alors qu’il demanda à être mené chez le docteur enropéen. Les Hindous sont devenus très méfiants au sujet de ces

‘hommes, sach#nt qu'ils ‘ont l'habitude de lâcher des serpens . -

qu'ils tiennent ‘cachés, ét prétendent avoir trouvé ceux qu'ils cherchraient. (Journal du Révérentd Wm. Bow LE, missionnaire à Chenarghour.) NE

VARIETES

Le public apprendra sans doute avec plaisir que le Dr. T£ss1Er de Québeët, qui est maintenant dans'cette ville, est occupé à traduire en anglais le systême de dr Pare de M. Bs-. GIN, qui est un traité pratique de la nouvelle doctrine française, auquel le traducteur a ‘ajouté des notes et dés observations sur l'application qui en doit être faite au climat'et aux maladies de l'Amérique septentrionale, (On nous dit que l'ouvrage ‘est prêt pour la presse, et qu’il sera publié dans cette ville. 1e numéro de Mai du Southern Review parle avec 1e plus grand éloge du mérite de l'original; et l’on peut compter sur l’habileté du traducteur, qui a reçu une parlie de son éducation professionnelle dans nos écoles, et qui est un écrivain médical expérimenté. Quand on considère que la pratique française s'étend tant dans les Etats-Unis que dans la Grande-Bretagne, et qu'aucun ouvrage du même genre n’a encore paru en langue anglaise, oh ne

eut donter de l'utilité et du succès de la publication du Dr. essior —(N. Y. Statesman.)

M. Suicite, le jeune, bien connu ici, il ÿ a environ 12 mois, pour un jeune graveur ingénieux, est revenu d’Ecosse, où il a eu

faire re- à s le troisde le rap-

reneur de t'es effets ité'à aller

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l'avantage d'étudier sous les meilleu:3maîtres, [la gravé quel.

ues vues des environs de Londres, (qu'on peut voir au bureau de ce papier,) quimontrent très certainement, que:la pratique en feva un maître en son ait.—((axetle de Québec.)

À St. Paui dela Valtrie,.le 20 Août, vers les six heures: du matin, lh terrea tremblé. Il:y a eu. trois secousses consécutives, semblables à des coups. d'un tonnerre lointain, ét assez fortes pour faire.tinter les vitres; après lesquelles le tremblement de terre s’est faït entendre coinmeun vent souterrain, en partant du bas de. la paroisse et gagnant le nord, le long du côté est de la rivière Naquouarau et de la Rivière Rouge, (rivière de St. Paul, qui se décharge dans le- Naquouarau.) Ce tremble-

‘ment s’est aussi fait sentir le long du ruisseau St. Pierre, qui

passe près de l’église de St Paul, et en général dans toute l’étendue de cette paroisse, jusque dans le township de Kildare. IL a duré environ une minute et. demie. Il y a troisans, un pareil tremblement eut lieu pendant la nuit, dans la même paroisse.

P. S.—On a rapporté depuis, que le tremblement du 20 Aoûts'est fait sentir à Ste. Elizabeth, paroisse: voisine de St. Paul.—(Spectateur Canadien.)

Danse township de Beverly, district de Gore, Haut-Canada, près de l’auberge de Mr. Bliss, sur le chemin de. Waterloo, se trouve l'arbre plus beau peut-être qu'il y ait an monde. C'est un chêne dontle. tronc à trente pieds de:circonférence, et qui s'élève en une colonne parfaite de cinquante pieds sans branches. —(Gore Gazette.)

"Un correspondant: de la campagne nous écrit ainsi:

Monsieur l'Editeur;-— Vous avez sans doute entendu parlèr de l’insecte que nous appellons puces des bleds, ou simplement puces, et des:ravages qu'il fait parmi les bleds dans cette province, et dans certaines paroisses du district de Montréal en particulier. Celles qui en! souffrent le plus et depuis plus longtemps sont peut-être St. Denis, la Présentation, St. Hyacinthe, et, à ce que j'entends dire, Soulanges. N’étant-point naturaliste, je ne sais pas quel nom les savans donnent à cés insectes, qu'ils doivent connaître sans doute, s'il en existe ailleurs que dans ce pays-ci : c’est pourquoi je ne réussirai peut-être pas dans mon dessein, qui est d'apprendre dé vous ou de quelqn’un de vos abonnés quelque recette ou moyen de détruire, ou du moins de diminuer-oette vermine dévastatrice, de manière à.ce que le dégat soit moins sensible ct moins préjudiciable. Il y. & des recettes pour détruire ou-chasser les pucerons, les mouches jaunes, les mouches bleues, les vers à choux, &c., pourquoi n'y en au-

120 Mariages et Décès.

‘rait-il pas pour détruire l:s mouches à bled? En m'adressant \ par la voix de votre journal (si vous voulez bien accueillir ma production), à des centaines de personnes à la fois, je prends du moins le moyen le plus sûr et le plus prompt pour parvenir au

| but que je me suis proposé, qui est, comme je viens de le dire, | # de trouver le moyen de nous délivrer, autant que possible, de la * vermine qui dévore notre bled en herbe presque tous les étés,

La personne qui indiquera une méthode pour obtenir sans trop

de frais l'effet désiré, rendra, suivant-moi, nn grand service à ses

compatriotes, et aura droit aux remercîmens de votre serviteur, AGRICOLA.

lee

MARIAGES ET DECES.

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