DE'’CE'DE'S
Le 6, à La Prairie, Dlle. Jovite LANoToT, agée de 16 ans ;
Le 8, à Vaudreuil, Dame Justine Mélanie PAMBRUN, épouse de Mr. L. M. G. Dusruzi, N. P.;
Le 10, à Montréal, Charles TurGEen, écuyer, Arpenteur, âgé de 59 ans;
Le 16, à Contrecœur, J, D. Pouz1x, écuyer, âgé de 55 ans;
Le 17, à l’Islet, J. F, CouizzarD DesPre's, écuyer, Major de milice, âgé de 54 ans;
Le 22, (par accident) Mr. Benoît Xiste BENDER, enfant de F. X. Benne, écuyer, âgé de 11 ans et 5 mois ;
Le 23, à la Rivière-Ouelle, Nicholas BoucHan», écuyer, Capitaine de milice, âgé 78 ans ;
27, à Montréal, Mr. J. Bte. ArzAnp, âgé de 70 ans ;
Le même jour, à Ste. Anne du Bout-de-l’île, Mr. Alexander FRraAse, fils ainé de Simon FRAsER, écuyer, âgé de 21 ans ; Le 29, à Woodlands, Pointe du,Lac, Louis DunIERE, écuyer, âgé de 74 ans,
SES CLS AA OS 0 RS ee
dressant \ eillir ma ends du venir au e le dire, le, de la les étés.
sans trop yice à ses erviteur, )LA.
adjuteur, Dile. Juec ;
pis GAUfeu Mar-
écuyer, à
6 ans ; N, épouse
rpenteur,
e 55 ans; er, Major
enfant de
), ÉCUYET;
ans ; Alexander 21 ans; Es écuy er,
Tous VIT. SEPTEMBRE, 1828. Numsro IV.
HISTOIRE DU CANADA
L'armée se remit en marche pour la baie de Toulle, et y arriva lermême jour. Le 24, d'Iberville envoya à la découverte plusieurs détachemens de : Canadiens; qui tous firent des prisonniers; ét le 26, il prit lui-même les devans avec sept hommes, pour’ s’émparer d’une: hauteur d’où les Anglais auraient pu reconnaître l’armée, et l’incommoder dans sa marche. : Après qu’il eut fait'environ trois lieues, il rencontra un de ses partis, qui était allé” jusqu’à St Jéan, et le retint près de lui Un se plus loin, il apperçut trente Anglais, qui avaient découvert
’armée: il se mit à leurs trousses; entra avec eux dans un petit havre, d'où ils étaient sortis; passa une rivière très rapide, ayant de l’eau jusqu’à la ceinture; força les Anglais dans, une espèce de retranchement, et demeura maître du havre. Les ennemis y eurent trente six hommes tués sur la place; on en ptit quelques uns; le reste'se sauva à St. Jean. Le soir, larmée joignit d'Iberville dans ce même lieu, où elle fut obligée dé séjourner jusqu'au lendemain, à cause d’une neige si épaisse qu alle obscurcissait l'air, et ne permettait pas de voit devant soi. Montigny, pour qui le repos était un tourment, ne laissa pas de ‘faire une course dans les bois, et d'en ramener plusieurs prisonniers. #1:
*’ Le 28 au matin, toute l’armée marcha en ordre, Montigny faisant l’avant-garde ‘avec trente Canadiens, et dévançant le gros de cinq cents pas. : Après deux heures et demie de marche, il découvrit; à la portée du pistolet, un détachement de quatre:vingt-huit Anglais avantageusement postés derrière dés rochers. ‘ Îlne balança’ point à faire feu sur' eux, et ceux-ci ne voyant qué trente hommes;: leur répondirent d’une décharge de leur mousqueterie, : et les attendirent de pied ferme. Mondin tint bon dersÿir côté, tirant toujours.en attendant l’armée. lle le joignit bientôt: M. de. Brouillan attaqua les Anglais de front; illeburassur la gauche pour les prendre en flanc; du côté où le rochéerne les couvrait point, : Ils se battirent bien, mais au bout d’une demi-heure de résistance, ils plièrent' de toutes parts. ‘Ils avaient perdu plus de cinquante “CFoux VIE = No. IV, Pr:
‘128 Histoire du Cunado.
‘hommes, tandis que, du côté des Français, il n°y avait eu que
trois hommes de tués et trois de blessés. d'Iberville, suivi d'un petit nombre de Canadiens des plus alertes, poursuivit les fuyards, l’épée dans les reins, et les mena battant jusqu’à St, Jean, où il-arriva un quart\d’heure avant l’armée. Dans -ce peu de temps, il s’était saisi de deux redoutes, et avait fait plus de.trente prisonniers.
‘L'armée se logea dans les maïsons du bourg. Le fort, qui restait à prendre, était revêtu d'une palissade de huit pieds de hauteur, mais du reste, en assez mauvais état. On envoya sommer le:gouverneur de se rendre, :par une femme, qui était du nombre des prisonniers: il la retint,.et ne fit point de réponse; ce qui fit juger qu’il était déterminé à se défendre, On envoya aussitôt chercher à la baie de Toulle:les .canons, Jes mortiers et les munitions de guerre qu'on y avait laissés. Dans la nuit du 29-au 30, MM. de Muys et de Montigny furent commandés avec soixante Canadiens pour bruler les maisons les plus proches du fort. D’Ibervilleet Nescamsiwir, chef sauvage, s’avancèrent avec trente hommes choisis pour les soutenir, et M. de Brouillan se mit en bataille avec tous ses gens, pour marcher & leur secours, s’il en était besoin. Les maisons furent brulées, et:le lendemain, un Auglais sortit du fort avec un pavillon blanc. |
Sur les propositions qu’il fit, on convint d’une entrevue hors de la place, dont le gouverneur ne voulait pas que les Français vissent le mauvais état. Il se trouva au rendez-vous avec quatre des principaux habitans du bourg. M. de Brouillan Jui ayant fait ses propositions, il demanda terme jusqu'au lendemain pour y répondre; mais comme on s’apperçut qu’il ne voulait que gagner du temps, parce qu’il avait découvert deux gros vaisseaux, qui Jouvoyaient depuis deux jours pour âcher d'entrer dans le port, on lui déclara qu’il.fallait prendre son parti à l'instant même, ou qu’on allait donner l'assaut. Comme il n'était pas en état de le soutenir, il convint de se rendre le jour même, aux conditions suivantes: 1°. qu’on lui fournirait: deux bâtimens pour le conduire avec tout son monde en -Angleterre ; 2°. que personne ne serait fouillé; 8° , que ceux des Anglais qui vondraient se retirer à Bonneviste Je pourraient faire en toute sureté. ;
Cette capitulation signée de part et d'autre, le gouverneur anglais rentra dans sa place, et en sortit, un, moment après, avec deux cent cinquante hommes, sans les femmes et les enfans. Il n’avait eu qu’un soldat blessé dans une escarmourche lorsqu'on allait reconnaître le fort; mais toute cette garnison n'était guère composée que de pècheurs, qui savaient à peine
tirer un coup de fusil, et leur commandant était on simple
u que , suivi rsuivit usqu’à
Dans ait fait
rt, qui ieds de envoya ui était oint de féndre.
canons, laissés.
ontigny ruler les MBIWIT, sis pour vec tous t besoin.
ais sortit
vue hors Français pus avec Brouillan jusqu'au çut qu'il lécouvert Durs pour t prendre ‘assaut.
int de se qu'on lui tout son it fouillé ; onneviste
puverneur ent. APTÈS es et les mourche > garnison nt à peine au. simple
Tlistoire du Canada, 125
bourgeois, choisi pour l’occasion par les capitaines de vaisseaux. Le fort était assez bon, mais, dépourvu de tout: Îa garnison n'y avait pas de vivres pour vingt-quatre heures, ni un morceau de bois pour se chauffer; aussi n’y était-elle entrée qu’au moment où M. d’Iberville avait paru dans le bourg. Les deux navires qui n'avaient pu entrer dans le port assez a temps pour secourir la.-place; prirent.le parti de s’en retourner en Angleterre...
Le 2 Décembre, Montigny fut envoyé avec douze hommes
à Portugalcove, dans la baie dé la Conception, éloignée de trois lieues de St. Jean, pour y arrêter un grand nombre de fuyards, qui voulaient se refugier à Carbonnière, et il en prit trente. Duaur’ ps BorssrianD, gentilhomme canadien, fit encore un plus grand nombre de prisonniers, près de St. Jean, en un lieu que Charlévoix nomme Xirividi, et bientôt le. nombre s’en trouva dé plus de-cent. .
Après le partage du butin, qui ne se fit pas sans de nouvelles altercations entre MM. de Brouillan et d’Iberville, Je gouverneur dé Plaisance. proposa de garder St. Jean, et d’en donner Je commandement. à. M. de Muys. D'Iberville y consentit, mais à condition qu’il n'y restérait aucun Canadien, n’en ayant, pas disait-il, un seul de trop pour lés expéditions qu'il méditait.
e Muys n’avait garde d’accepter à cette condition le commandement dont.on voulait le charger, et là résolution fut prise et exécutée sur le champ d'abandonner cette conquête, après avoir brulé les forts, .et généralement tous les bâtimens qui étaient encore sur pied.. Cela fait, MM. de Brouillan et de Muys se disposèrent à retourner à Plaisance, et M. d’Iberville ne songea plus qu'à continuer la guerre avec les braves qui s’étaient attachés à sa fortune. .
Il y employa près de deux mois, au bout desquels il ne resta plüs aux Anglais, dans l’île de l'erre-Neuve, que Bonneviste et Carbonnière. Le premier de ces postes, dit Charlevoix, était trop bien fortifié pour pouvoir être insulté par une aussi petite troupe de gens, qui, marchant sur la neige, et presque toujours dans des chemins impraticables à tout autre qu’à des Canadiens.et des sauvages, ne pouvaient porter que léurs fusils et leurs épées, avec ce qu’il fallait de vivres pour ne pas mourir de faim. L'île dé Carbonnière est inabordablé pendant l'hiver, pour peu qu’elle soit défendue, et plus de trois cents Anglais s’y étaient refugiés des autres places qu’on leur avait enlevées. Les vagues lui faisaient alors un rampart qu'une armée entière, avec une bonne artillerie, n'eût jamais pu foreer.
. On fit, dans ce reste de campagne, six ou sept prisonniers, armi lesquels il faut sans doute compter un bon nombre de emimes et d’enfuns. On les envoya à Plaisance; mais le plus
EE Éodrlss es
RSR RER
RS Le
ce ei
—— amer < ne bg A
te
RD rom ii sat
DEN CE S es
Sara
ee =
ea Te CRE Men re
124 Elistoire dù Canada:
grand nombre s'en sauvèrent, parce qu'il n'y ävaï' pas à c 4 assez d’endroits fermés A act Fe ES Lui he Après M. d’Iberville, qui donna, dans cette expédition, dé randes preuves de sa capacité, et qui se trouvait partout où f avait plus de risques à courir et de fatigues à essuyer, ,et Montigny, qui pre Jr rate prenait les devans, et laissait peu à faire à ceux qui le suivaient, Dugué de Boisbriand, »’AMoun pe PLaive, Boucuer ps LA PeRRIERE, tous trois Canadiens, et Nescambiwit, furent ceux qui se distinguérent le plus. M. d’Ibervillé retourna à Plaisance, pour J afiénore e secoùrs qu'il avait demandé de France, par M. dé Bonavénture, et sans lequel il ne pouvait tenter d'achever sa conquête. . Il l’attendit vainemént, et l'arrivée de Serigny, son frère, qui mouilla dans cette baie, le 18 Mai 1697, avec une escadre et des ordres de la cour, l’obligea de renoncer ä cette entreprise, pour aller cuellir . de. nouveaux lauriers dans lés glaces de la Baïd d'Hudson. | de se pets “En lisant le récit de cette expédition de Térre-Néuÿé, on 1e peut s'empêcher, de la regarder du même œil que céllés qu’on a déjà vu entreprendre aux Français contre la Nouvelle- VON AbEuS Dans tous cs tre tie,
Vunique but.apparent des assaïllants est de tuer, de piller, étruire, de faire des déserts de lieux auparavant habités et orissants, Hi pourtant, dn voit un motif raisohnable, ün
ut utile; les auteurs de l’entreprise voulaient oter aux Anglais
et de tacet lesanciens habitans, qu'on Chassait, par dés nationaux; mais ces moyens manquant, dans cette pétité guërre, comme dans les précédentes, le résultat füt de faire du mal à
Tel était l'esprit du temps dans ce pays, que tout pérticuliér se croyant en droit de s’armer et d'aller tuer, ravager et piller partout où sa volonté ou le hazard le conduisait chéz les Anglais ou les sauvages. Dansle même temps que d’Ibérville ét Brouillän étaient occupés à détruire lés établissemens anglais dé Terre- Neuve, deux ou trois petits partis de dix ouquinzehomineschäcun se mirent en campagne pour aller chercher fortune où réncohtre du côté de ln Nouvelle York. Uhe de ces troupes Gite vais
üne ambuscade, près d'Orange, et tous ceux qui la com
furent tués ou fr its prisonniers, Une aufre rencontra es sa vages dé la Montagne, qui les ptisent poux des Anglaîs, ét fut en partie détruite. Digne récompensé de 5 et Cou
Digrierévompehs dé dés tétnétaltés à Rte MD coprat L chobes d'an PAP
Hiitoiré Hi Cond. ten haut, suivons éhcote urie fois d'Ibertille dans les parages dù
détroit et de la baie d'Hudson. R Le 2 Septembre 1656, uné galiote à bombes ét quatré autres
vaisseaux CRETE parurent à la ‘vue du fort Bourhon ; il n'y avait pas plis dé deux heures qu'ils étaient mouillés dans la rade, tu a MM. de Serigny et de Lamorre-EGROK y arrivée aussi sûr deux bâtimens. Mais lé partie étant trop inégal pe hazarder le combat, ces messieurs se retirèrent aussitôt.
amotte-Epron fit naufrage et sé noya, ‘en voulant her Québec : erign reprit la route dé France, ét drriva heureusement à la Roc de. |
Le fort n'était guère en état de résister à l’escadre âtiglaise : On'ne laissa pas néanmoins d'y füire d’abofd une assez bonne contenance. Le 5 ètlé 6, la galiate souténüe de deux navires, fit uh assez grand feû, à la faveur duquel les Anglais voulurent tenter la déscente, Maïs lé sieur Jérémie, qui servait daris Ia place en qualité d'éniseigne, s'étant émbusqué derrière des. buissons avéc quarante füusilliers, fit sur lés premières chaloupés qui s’approchèrent dés décharges si fréquentes el sibien ditigées, qu'il les contraignit dé s'éloigner. nt
Alors la galiote recommenä à jettér des boinbes; et éülime il n’y avait pas dans le fort un seul endroit où la poudre füt:en sureté, lé sieur dé La Forést, qui ÿ commandait, he vit d'autre parti à prendre que Celui dé éapitalér, Il demaüda d'être conduit sur les terres de France avéc toûte sà garnisôn, et qu'il füt permis à chacun d’emportér ce qui lüi appartenait. ‘Ces deux articles furént accordés; maïs les Anplais ne Fine
plutël éntrés dans la place, qu'ils dépouillérént léé Fränçuli ét lès envoyérent prisonniefs eh Angletérre. Ils furent néanmoins élarbis qutre mois après teur ärrivée, et se retidirent pre tous en difigéticé à là Rochelle pour S'embarqüer bur AE que M. dé Kérigny devait conduire à Plaisance, et qui y arriva, ‘comie nous He vu plus haut, le 18 Mai 1697. . Lés instructions FI lil remit à son frère portaïent qu'avant de sset à la baie d'Hudson, il férait un tour à 1n rivière St Jean, Bôûr voir & lé fort de Naxünt n'avait pas besoin dé SeLOUrS, Mai salon été trop avinébs pour entreprendre debx expéditions en des lieux si éloignés l'un de l’autre, il fut résolù qu'on irait drôit au fort Bourbon! L’eschüre, composée dé quatte navires ét d'un brigantin tuit à la voile le 8 Juillet, et arte le 28 à l'entrée du détrôit d'Hüdson. D'Ibervillé l'avait passé lé 3 Adft; minis dlors il &e trouva au milieu dé gluëtt foires, qui Bobisées aveé Môlence par les cours mal à éadue Mat as vida eù dan de pére Au di Le 5 Le br a dé aie un 8 08 ut lotéaiis'et £: er, que inobtait M. de Sérigny, ét cela si
126 ŒEkistoire du Cunada,
subitement qu'on eut à peine le temps £ sauver Les hommes
Le 28, d'Iberville, qui montait le Pélican de 50 canons, se. trouva dans une mer. libre, mais seul, et ne sachant ce qu'étaient devenus ses. autres vaisseaux, que les glaces lui avaient cachés depuis.le 11. Il crut néanmoins qu'ils avaient pris les devans,. parce que, la veille, il avait entendu tirer des coups de canon, et il. fit voile pour lé Port.Nelson, à la vue duquel il arriva le 4. Septembre.. Le soir, il jetta l’ancre assez
rés du fort Bourbon, et envoya sa chaloupe à terre, avec lé sieur de ManTiGny,. son cousin germain, pour prendre connaissance de la place, et des vaisseaux. anglais. qu’il avait apperçus dans le détroit d'Hudson...
endemain, . vers six. heures. dù matin, il découvrit, à:
environ trois lieues sous le vent, trois vaisseaux qui louvoyaient pour entrer: dans la rade. ]1 leur, fit les signaux. dont il était
convenu avec Sérigny, et comme. ils n’y:répondirent point, il: ne douta plus que ce ne fussent les ennemis. Il se:prépara:
aussitôt a les attaquer, quoiqu'il n’eût pas plus de cent cinquante
Hommes en état de combattre, et qu'il eût à faire à trois-navires .
dont l’un était plus fort que le.sien, et les deux autres portaient chac”1n trente. deux-pièces de canon.
. Malgré cette inégalité, il arriva sur eux avec une intrépidité : qui.les. étonna:: vers les neuf heures et demie dû matin, on
commença à se canonrer, .et jusqu’à une heure après midi, lefeu fut continuel et très vif des deux côtés. Alors d’Iberville,. qui avait.conservé ke vent, arriva tout court sur les deux frégates, . et leur. envoya. plaines bordées. à dessein de les désemparer;
uis il alla: à la: rencontre. du. troisième vaisseau, nommé le. mshire, qui l'approchait, ayant vingt six canons en batterie sur. chaque bord, .et deux cent: cinquante hommes d'équipage. Il le rangea sous le vent, son canon pointé à couler bas, et lui envoya. sa bordée. Elle fut faite si à propos, que le Hamsäire,. après avoir. fait. au: plus sa longueur de chemin, .coula à fond.
D'Iberville revirs aussitôt de bord, .et tourna sur le Hugson’'s .
Bay,. celui des deux autres vaisseauxanglais qui était le plus à portée d’entrer dans la rivière. Ste. Thérèse; mais comme il allait l’aborder, le commandant baissa son pavillon et se rendit.
D'Iberville chassa ensuite le troisième,. appellé le Derinigue, dont il n’était qu’a une portée de canon; mais n’osant forcer. . de voiles, parce qu'il était fort: délabré,. il-revira de bord, pour.
se raccommoder ; . après. quoi, il: se remit: à la poursuite du seul eunemi qui lui restät, et qui était déja à trois lièues de lui. Ils’en était déja fort a en PR lorsque le, soir;. une, brume épaisse s'étant élevée tout ä coup, il le : rit de vue, ce qui l'obligea de revenir sur ses pes. AT | ant rien ne J’empéchant
plus de s'approcher du fort Bourbon, il'alla. mouiller dans ln
sauvés vaisses bervill comm:
de M.
dans
Je plus
nmes nons, nt ce es lui vaient 2r des la vue > assez vec le e con- | avait
rit, à:
pyaient il était oint, il:
réparÀ :
quante navires prtaient
répidité tin, On idi, le- ; rer; im le.
D atterie
uipage..
PQ imshires.
à fond.
L ulson’s à plus à
mme il rendit.
rinipues.
forcer
Histoire du Canadë. \27 rade, le D.au matin, ‘ét fit embarquer un mortier et cinquante ‘bombes dans le Hudson’s Bay, pour commencer l'attaque, en attendant ses trois autres vaisseaux. Mais le lendemain, le vent s'étant élevé, êt la mer grossissant extraordinairement, il alla mouiller au large; cé qui ne l’empècha pas d'être jetté À la côte, et d'aller échouer avec sa prise, à l'entrée de la rivière Ste. Thérèse.
La tempêteayant eu lieu de nuit, onneput prendre les mesures nécessaires pour sauver les vaisséaux, en tâchant de les faire échouer dans un endroit sû: ; aussi se trouvèrent-ils c'evés et pleins d’eau dès avant le jour. Néanmoins, le calme étant revenu, "équipage se sauva à terre, et emporta tout ce qui était nécéssaire pour l'attaque du fort; mais on n'avait plus de vivres, et on ne pouvait s’en procurer qu’en se rendant maître de la place: aussi d’Iberville fit-il tout préparer en diligence pour ÿ donner l'assaut. Il avait à peine commencé ce traVail, lorsqu'il apperçut ses trois navires, qui, peu de temps après, mouillèrent dans la rade, Ils avaient essuyé la mème tempête; mais com me ils s'étaient trouvés beaucoup plus au large, ils en avaient beaucoup moins souffert.
Cette jonction procurait des vivres à d’Iberville, et lui assurait la prise du fort Bourbon; aussi ne songea-t-il plus d donner l'assaut, qui n'était pas nécessaire, et pouvait lui couter beaucoup de: monde, Le 10, il fit dresser des batteries, et le 12, il commença de faire jetter des bombes. Lé commandant, nommé Henry BaïLay, n’attendait apparemment que cela pour se rendre, Le lendemain, il battit la chamade, et convint de livrer sa place, aux conditions suivantes: 1 ©. Qu'on ne toucherait point à ses papiers, ni à ses livres de compte, qui appartenaient. à la compagnie de Londres: 2°. Qu'on laisserait aux officiers et aux soldats leurs hardes, leurs malles, et généralement tout ce qui leur appartenait; 3 ©. Qu'ils seraient traités comme les Français; 4 ©. Qu’on les enverrait incessamment en Angleterre; 5 ©. Que la garnison sortirait avec toutes les marques d'honneur, et ne serait point désarmée.
Dès que cette capitulation eut de signée, le commandant sortit avec cinquante deux hommes, dont dix-sept s'étaient sauvés du ÆHuason’s Bay dans le fort, lors du naufrage de ce vaisseau et du Pélican, et recouvrèrent ainsi leur liberté. D'I-: berville que pris possession de sa conquêté, y établit pour commandant le sieur de Martigny, et M. de Boissriann, frère de M. Drugs en qualité de lieutenant de roi. On fit entrer dans ja rivière le Palmier, éelui des trois navires qui avait été Je plus maltraité per le tempête, et Sérigny y fut laissé avec ». pour le ramener en France, supposé qu'on
cipquante hommes, pour le france, . | pô le réparer. D'Iberville mit d voile le 24 Septembre, avec
148 Histoire du 15h
| » ee Prop ner loge aupte 1 barquer l’équ
EP icans et dune V'ES de smba Ni L l'pe se f pes rieu de bien ra ls LAS tre de le d
qutonis à FPS. l'automne de 1 96 À jusqu’ A rinitémp s' ‘de ua yivanie : à l'exçe tion des | ne Dartié doi nt fous avons C
lé un peu p us aut, es Françai set les LE Es domiciliés se vise jus tra r grain illés que PORT ét célh fr très ès ce res du com ne e ten ui avait recu, par Id de ea fie adie, des ! dépéche Fe 14 où 48 04 ‘lu Ana des avis fa qui ne lui permettaient pas de dégarnir la colonie dé troupes. Le lu Crau lui mandait qu'il y avait dans les ports d’Anpléterte su \ des vaisseaux qui devaient faire voile incessamment Épr aller g oindre une esçadre qu'on “armait ä Boston pour attatlier le ‘de , anada. Il ajoutait que | Je Fi Von qu'il tint prêts lle ou véi douze cents hommes, D our ‘exécut gl es ordres qu'il receVrdit de ex| pa majesté, au cas qu FF n'y eût rie Le craindre pour Québec. | Fr Les roquois PapPerce van bientôt qu’on ne songehit plus à cot Lis aller inqüiét chez eux, se mivent de Re in pis en cams M! e} ce qui o fi igea le le gouverneur de Movie ‘de multiplier dar es partis, pouf rompre leurs mesürés. Le com vs dé Froût näc dor sentit alors. le tort qu’ il avait eu de: ménager une nation, à fall he ir t'init trop de mal Re espérer d A au par! lie, qi la Met. hôrs ra enti u
$ qu'il ave Flo ‘a al d'inquiêter | ranÇais; et cé qu passait’ alors dans le M À pal ouest vint ajoutét encore Fe son chagrin età sa so ind e.
is nd nombre de Miaïnis des bord de la rivière Fun #1 E Marinat, uné de celles qui se décha rgént dans mi js Miche en étaient partis, | sur la “fin du mois d'Août Fée édente, pour. s aller réünir avec leurs frères
db à sur RS rivière St. Joseph, et avaient été attaqués en chémin par. des Ioux, qui en avaient tué plusteuts.” Les anis de S{. Joseph, instruits de di se d'hosutités" allèrent ercher les Scioux jusq sque déns leur Pass pour venger Jeuts frères, et les rencontrérent retranchés “ ris un fort, vec ‘des ds rençais du noïnbre de éeu: & qu'on & éllait coureurs dé bots.