‹ La Bibliothèque canadienne ou Miscellanées historiques, scientifiques et littéraires [microforme]Chapitre 49 sur 90 · OUR · texte numérisé non relu

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Découverte de P Amérique. 199

quois. Ils étaient en effet tellement irrités contre les Français, nu Nicholas Perrot, si accrédité parmi eux, fut sur le point

être brulé, et n’échappa à leur fureur que par le moyen des ‘Outagamis, qui le tirèrent de leurs mains.

Le général fit aux députés la réponse oh jugea la plus convenable, et prit les mesures qu’il crut les plus propres à ‘empècher que cette affaire n’eût les suites fâcheuses qu’on lui faisait appréhender, Mais celle qu’il en appréhendait le plus lui-même, parce que son autorité en aurait souffert, c'était la suppression de ce qu’on appellait alors des congés, et dont le ‘gouverneur général avait la distribution. Dès l'année préce- Las sur les plaintes qui avaient été faites contre les inconvéniens et les suites fâcheuses des courses de bois, le roi avait expressément défendu au gouverneur de permettre à aucun Français de monter dans les pays des sauvages, pour y faire le commerce, D’après ses représentations pourtant, et celles de MM. de Callières et de Champigny, il fut finalement jugé, dans le conseil du roi, que comme il ne convenait pas d’abandonner les postes qu'on avait établis parmi les sauvages, il fallait se contenter de réprimer les: abus du commerce des particuliers avec ces peuples, sans entreprendre de ls supprimer entièrement. |

(A Continuer.)

: enfonce : DECOUVERTE DE L’AMERIQUE. PREMIÉRES OCCUPATIONS ET AVENTURES DE CHRISTOPHE COLOMB.

Le lieu de la naissance de Cuisrorne CoLomB n'est pas précisément indiqué; les uns désignent Nerni ou Cuguero, petits bourgs voisins de Gènes; d’autres, Savone et Plaisance. Seulement il est certain que ses parens, sujets de la république de Gènes, jouissaient d’une grande réputation d’honnêtetés qu’ils perdirent leur fortune pendant les guerres d'Italie, et is pour subsister, ils se livrèrent àu commerce maritime. Leur fils Christophe Le A dès sa première jeunesse, manifesté un goût marqué pour la navigation, ils s’attachérent à développér ses talens naturels, par une éducation analogue. Chris tophe apporta beaucoup d’ardeur et d'application à l'étude des sciences, qui seules pouvaient le conduire à la connaissance entière de l’art qu’il chérissait; aussi, par ses rapides progrès dens le dessin, la géonste, la cosmographie et l'astronomie, sé trouva+-il en état d'entrer, avant quinze ans, vers 1461, . dsnié la carrière où il devait s'illustrer, PET ; :“Tows VIL No. | à done al * SE à sénat

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111 accompagne d'abord, des: marins, génois,! dans 'quelqui *oyages aux! ports de la. 7 ra Al are bientôt, brutans d'étendre ses connaissances. maritimes, il'entreprit de visiter les-mers du Nord, dans lesquelles il s'avança.jusqu'à plusieurs ‘degrés.en. dedans du. cercle polaire. Il, s’attacha ensuite à un .de ses parens, nommé aussi Colomb, marin. distingué, qui, avec une .peite frégate armée à, ses. frais, s'était enrichi. et rendu .&élèbre, par ses coùrses, tantôt.contre les . Turos, tantôt'contre des Vénitiens,. rivaux des Génois dans le commerce. Pendant È uelques, années, que dura cette association, Christophe fut d'un grand, secours à;son, parent, .qu'il écluira, de ses lumières, «et défendit par. son: courage;. mais le génie de Colomb se trou-

-vait trop à l'étroit dans ce.genre de navigation. ,

‘ialens. Ebli en Portugah i y à navigateur expérimenté, Je

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