HOMERE ET OSSIAN
Que j'aime la miytHôlogie
Du chantre d’Athille ét d'Hector !
Qu'il.a de grace ét de magie F Tout ce qu'il touche devient or.
Tour-ä-tour gracieux, térrible, Voyez sortir de Son pinceau, De Polyphème l'antre horrible, Et la grotte de Calypso.
Toujours néuf, sans être bizatte, | Créant ses héros et sés dieux, Que loin des poufftes du Tärtare Son vaste Olympe est radieux! ‘
De Neptune frappant lu terre, ù Le trident s'ouvre les enfers.
Tes noirs sourcils, dieu du tonnétte, D'un sigue ébranlent l'univers,
un nom pour régime (l’un verbe, et qu'il y sit moyen d'y :
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Du ton naïf heureux modèle, FE Qu'Homère est doux, intéressant, Quand d'Ulysse le chien fidèle Expire en le reconnaissant !:
Il embellit la fureur mème, Quand son Achille est sans pitié;.
On frémit, on aumire, on aime Le bras vengeur de l'amitié.
Homère au soleil de la Grèce Emprunte ses plus doux rayons ;.
Mais Ossian n’a point d'ivresse ;.
La lune glace ses crayons.
Sa sublimité monotone.
P'ane sur de tristes climats :.
“C’est un long orage quitonne Dans la saison des noirs frimats.
Parmi les guerrières alarmes, :
"l'raînant son lecteur. aux abois,
]1 parle d’armes, toujours d’armes ;.
Il entasse exploits sur exploits.
De mânes, de fantômes sombres, Il charge les giles des vents ;,
Et le souffle des pâles oinbres
Se mêle au souffle des vivants.
1 n’a point d'Hébé, d’ambroisie, - Ni dans le ciel ni dans ses vers :
Sa nébuleuse poésie
Est fille des rocs et des mers.
Son génie errant ét sauva
Est ce diable qui, dans Milton, S'en va de nuage en nuage Roulant jusques au Phlégéton,
siècle ig renferme ‘ des irré fit, pend
Anecdotes Littéraires,
Vive Homère ! que Dieu nous garde
Et des Fingals it des Oscars,
Et du sublime ennui d’un varde é
Qui chante au milieu des brouillards | M. LE BRUN.
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