‹ La Bibliothèque canadienne ou Miscellanées historiques, scientifiques et littéraires [microforme]Chapitre 55 sur 90 · ARRETE · texte numérisé non relu

ARRETE

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148 Le Langue Mikmague.

Je ne suis pas vu, Le verbe réciproque enta

| ui fait connaître que l'action se passe ‘dans Pesprie où’ didution, nemidelchi, je crois voir; mou némiditehou, je'ne trois pas voir: elnoui, je suis homme; e/nouidelchi;" je me érois "homme, Le verbe personnel mental, qui exprime qué lactiôh est :mbdifiée en quelqué chosé ‘dans la pensée: 'nem/dèpi, je vois! dans ma peñsée; mou hemidagion, je ne Vois-pas danis mia pensée. Llie;,

Je vais; elidagi, je vais de la pensée, ou je çonvoite, je désire. On voit qu’il serait long de étre ti UE “verbe.én ‘étitier, d’après toutes'ses désiniènces ; ihls'ce sont Cebrdébimences qui rendént cette langue si riche," et ‘qu dbhnént occasion aux suüvagés d'exprimer tant dé Choses én' si'pel'dé mots: : paf exemple, fepchei, j'écoute; tepchedèm. j'écoute cela; ouélei, je suis bien; de ces deux mots où formée oveÆhedèmh, j'écoute eéla avec plaisir. Ætkaye, je deméèure; atkadem,: je demeure en un lieu; kealoueï, j'aïnié; de. ces deux mots on Re Kejathadem; j'aime à demeurér en tel lieu. Ouelfadem, sighifierait la mèm chose; ou, je demeure avec plaisir en un Tiéüu. * Avec #d/ adverbe qui sigüifie; où, ici, on forme /ed/akadbm, je derheure ici en sorte oue ces deux’ môté, kéjatkadem, tedlakademen, signifient littétalèment, j'aime à déheuter 14 où tu de defneures. Mais commelés Mikmaqués ont üne manièré/très sitipülière d'exprimer le pronom réghne ‘des: verbes, ‘il’ faüt en : parler avant de terminer ce précis des règles de leür Pangüe. "Il n'y a que la désinénce du verbe qui ‘fasse cobalt 8 protioms personnels régimes ; car d'ailleurs ils ne ‘sont aticunement exprimés. : Il‘sera’ donc assez curieux de lire ün temps de cette espèce de verbe, NRA LUE ME R Némoul, je te vois; 'hemoulok, je Vous vois, il ous voit, ils vous voient: #emichh, il te vois; nemoulek, nous le, nous vous

voyons : nemichkik, ils te Voient: némin, tu mé vois; rémieh,

tu nous vois, vous nous voyez : remit, il me voit: À

(Kinon) ; neminamet | ninen), nous voit: nemiok;" vous me Voyez; nemigik, ils me voient: nemou/louik, neminamedik, ils

nous voient: nemik, je le vois; nemit, tu le vois; nemiagel} il le voit: nemikou, nemiket, nous le Voyons; nemrok," ils le voient vous le voyez; nemiätigel, ils le voient, a

Le régime indirect s'exprime de la même manière: Eou/kemoul, a Mais il y a encore une ‘désinénce pouf faire accord avec le régime direct pluriel: cé qué je Pécris, 27h eouikemoul ; les choses que je t'écris,' fanei eouikémoulanel : j'ai.ae Dieu, kjoulk kesdln ; j'aime Dieu pdr-déssus toutes chosés, hou m'chet kokoual p Sion Rouen * Le mot paprigrt, us, ôccasiorine la contraction du verbe, ‘On voit que cette

*'Cdtts Parure Jura un exshaple deu hisour pô Ta rit.

. riosit:

ne se logiq peut.

gré et

Homère et Ossian. 149

langue ne marche pour ainsi dire que par verbes. Si l'ou a

suppléer par ün verbe, il ne fdut pas manquer dé l’employer : ainsi, j'écoute avec plaisir ton chant, se tourne par, j'écoute avec plaisir comme tu chantes; ouelchedem deli-Wtoun.

On peut concl':re, d’après les différentes désinences de leurs mots, que les sauvagés se permettent souvent des inversions

our rendre leurs phrases plus élégantes; et pour cela, lorsque

e sujet et l’objet du verbe sünt de la troisième personne, le régime prend une désinence qui fait connaître que le verbe le gouverne: Dieu a dit au pécheur, ou à celui qui pèche, ksjok elachenel padanntouligel'; ‘ou, padannitouligel elachenel kijoulk : le Seigneur a parlé au Seigneur, Sagmau elachené! Sagmamei ; ou, Sagmau Sagmamel elachenel.

Voici la manière d'exprimer 1e génitif, ou la possession d’une chose: Le Dieu des Dieux, Nixkamk ounixkamoual; Dieux leur Dieu. ur). de PRE

Mais en vla suffisamment, je pense, pour satisfaire la cu-

. riosité des 4: : ::> lettres, Satis ètre trop à charge à ceux qui ne se souc.. 1as d'acquérir li moïndre cônriäissance de .a logique d’une langue qui les intéresse peu, et qui pourraient peut-être m’accuser de vouloir les faire parlér Mékmaque male gré eux. Votre, &ec. À .J. M. B.

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