D SUR LE SALON DES TABLEAUX DE
Ïl est au Louvre un galetas
Où, dans un calme solitaire,
Les chauves-souris et les rats
Viennent tenir leur cour plénière,
C’est là qu'Apollon, sur leurs pas, es beaux-arts ouvrant la carrière,
Tous les deux ans tient ses états,
Et vient placer son sanctuaire.
C’est là, par un luxe nouveau,
Que l'art travestit la nature:
Le ridicule est peint en beau;
: Les bonnes mœurs sont en peinture, Et le bourgeois en grand tableau Près d'Henri quatre en miniature.
Chaque figure, à contre-sens, Montre une autre âme que la sienne:
St. Jérôme y ressemble au Tems, Et Jupiter au vieux Sylène.
C'est là qu’un commis ignoré, Narcisse épais et subalterne,
Croit dans un beau cadre doré
Nous montrer l'homme qui gouverne.
C’est là qu’on voit des ex-volo,
Des Amours qui font des grimaces, Des caillettes #ncognito, |
Des laiderons qu’on nomme Graces; Des perruques par numéro,
De beaux pantins sous des cuirasses, Des inutiles du haut rang, Des importans de bas mérite ;
as j'en xien ne î part un orix flexi rien parti ou € pren d’aut d'êtr à pre et je main chos d'un
Mes Pensées.
Plus d’un Midas en marbre blanc:;.
Plus d’un grand homme en terre cuite ;.
Jeunes morveux bien vernissés, ” Vieux barbons à mine enfumée...
Voila les tableaux entassés ° Sous l’angar de la Renommée ;.
Et selon l’ordre et le bon sens,
Tout s’y trouve placé de sorte,
Qu'on voit l'abbé Terray dedans,
Et que Sully reste à la port. ; | &#, DE VILLETTE.)