‹ La Bibliothèque canadienne ou Miscellanées historiques, scientifiques et littéraires [microforme]Chapitre 76 sur 90 · MES. PENSE'ES · texte numérisé non relu

MES. PENSE'ES

Les pensées, ou plutôt les réflexions qui.suivent, ne datent pas d'aujourd'hui, mais d'il y a environ dix ans. Quoique J'en doive dire ce que j'en disais alors, que les unes n’offrent Kien de neuf, et les autres rien de bien saillant, j’espère qu'on ne trouvera pas mauvais que je les transporte, du moins en partie, dans un.journal qui est probablement destiné à vivre un peu plus lonptemps que celui où elles ent été publiées originairement. : Mais, pourra-t-on me dire, si parmi ces ré

exions,, quelles qu’elles puissent être, il y en a qui n’offrent rien de neuf, comment pouvez-vous dire qu’elles. vous appartiennent? Il ÿ a deux manières de posséder, en propre, ou exclusivement, et en commun. Ce qui est dit ici pour la première fois n'appartient, qu’à moi; ce qui a déja été dit par, d’autres, sans que je le sache, m’appartient aussi sans cesser d'être la propriété de. mes, dévanciers.. On dirait peu de chose. à présent, si l’on voulait ne dire que ce qui n’a jamais été dit, et je ne vois de véritable plagiaire que celui qui copie, le livre à la main, ou de mémoire, et sans citer. Enfin, si pour si peu de. chose, je pouvais me croire auteur, je citerais les vers suivants d’un poëte dont je ne me rappelle pas le nom: Dis-je quelque chose assez belle, L’antiquité toute en cervelle Me dit: Je l'ai dit avant toi.

C'est une plaisante donzelle :.

Que ne venait-elle après moi ?.

J'aurais dit la chose avant elle. | Et qu’un poëte Canadien arendus ainsi en vers latin. Scripsero si quid, vel si quid direro pulchrum,, Illa statim oljiciunt dicta fuisse prius.

Dirére antiqui. ... Dirissem at ego pris, ævd

Hi si virissent posteriore mihi.

I est des choses qui, considérées en grand. ou en gros, araissent admirables; mais qui, examinées dans leurs détails, ont horreur ou pitié; comme il est des objets difformes et sans

PEApeusns qui, vus de loin, paraissent beaux et réguliers. " Ïl est assez ordinaire de voir des gens condamner une chose par la seule raison qu’on en peut abuser; il n’est peut-être pas moins ordinaire d’en rencontrer qui s’imaginent, ou qui feignent de s’imaginer, que quand on réforme l'abus, on retranche la chose. ” | |

De tous les vices qui déshonorent l’espèce humaine le plus

affreux et le moins excusable, à mon avis, c’est la cruauté.

(Lamour de la vengeance est naturelle à l'homme; sans cela,

Je pardon des injures ne serait pas une vertu: mais cet amour est poussé à un excès révoltant chez l’homme incivilisé; et les annales des peuples barbares présentent un tissu d’horreurs qui font dresser les cheveux. ‘7 . ., -

Xl fat un peuple chez qui l'homicide involontaire était une

souillure dont il fallait se purifier au plutôt: il en est un ou deux présentement chez qui le meurtre prémédité et Passassinat de guet-à-pens semblent être regardés comme des délits d’un ordre inférieur. PE |

Il y à cette différence entre le suicide et le duelliste, que

Jun est un fou qui se tue, et l’autre un fou qui veut se faire tuer ou se faire pendre. ae.

Injuriez publiquement un homme méchant, il deviendra pire;

attribuez à ce même homme des vertus qu’il n’a ÿ&s, il en

rendra les dehors. © [ne faut donc pas toujours : ‘’damner les orateurs et les poëtes qui ont quelquefois loué « :ommes qui paraissaient être, au contraire, très blâmables, 31 Horace ét Ovine eussent reproché à AUGUSTE ses proscriptions, ils l'eussent peut-être fait redevenir OcTAvE: quand CicEroN veut sauver MarceLi.us, il loue JuLes-C£sar de sa grande clémence, Il y a à peu près la même différence enire l'écrivain qui loue à propos, et celui qui flatte à tout propos, qu’entre un bienfaiteur

et un malfaiteur.

Quand on ne voit pas fleurir un état envers lequel la nature ’

n’a pas été tout-à-fait ingrate, il y ea probabilité que cet état est mal gouverné; mais quand ce même état a prospéré, la probabilité se change ‘en certitude. ‘ Ainsi, dès qu’on sait que l'Espagne a été autrefois un royaume florissant, ‘et qu’elle est aujourd’hui le plus misérable des pays de l'Europe, on peut conclure, sans craindre de se tromper, que le régime politique y est ‘souveraihement mauvais, ou que les administrateurs y sont sonverainement imbécilles. |

TT fut un temps, qui n’est pas encore bien éloigné, où les Français tenaient à ploire d’être gouvernés par le monarque

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Mes Pensées.

Je plus absolu.de l’Europe; c’est à dire, où ils se glorifiaient d’être le peuple le plus serf de ce continent. F Un journaliste anglais disait dernièrement, d’un ton emphatique, dar que ses compatriotes ne jouissent pas de la lénitude de la liberté, ils étaient néanmoins infiniment plus fibres que les peuples esclaves du continent de l'Europe. Si ce journaliste eût dit que les Anglais étaient plus libres qte les peuples les plus libres de l'Europe, il aurait eu au moins l'air de dire quelque chose.

Un grand-juge d'Angleterre, qu d'Ecosse, disait, il y a quelques aunées, qu’un sujet britannique était l'être le plus noble qu'il y eût sur la terre. {A british subject is the noblest being on earth.) Je souhaiterais fort, comme sujet britannique, que ce grand-juge eût dit la vérité, et que tout le monde en fût bien persuadé; car quand même je serais réduit à exercer le métier de décrotteur de bottes, ou de ramonneur de cheminées, je pourrais toujours aller de pair avec un archiduc d'Autriche ou un grand-duc de Russie; et même, suivant la force des termes, avec quelque chose de mieux. ,

J'ai lu dernièrement que les professeurs d’une université d'Angleterre ont refusé d'admettre dans leur corps un. savant

otanisté, parce qu'il n’était pas de leur religiane Ces messieurs étaient apparemment persuadés que la religion et la. botanique spnt étroitement liées entr’elles; ou que pour bien enseigner la botanique, il faut être d’une certaine religion.

Les Anglais s'expriment d’une manière assez singulière, lorsqu'ils parlent de la fortune de quelqu'un: pour dire qu’un

hominé est riche de tant; ils disent qu’il vauf tant, come, .

me s'ils ne le prisaient qu’à proportion des richesses qu'il

possède, et comptaient pour rien toutes ses autres qualités: un. tel vaut 20,000 louis; cet homme ne vaät pas 10 louis. Combien valez-vous, disait un officier de justice à un de nos paysans ?

Je ne me vends pas, monsieur ; je ne suis pas un nègre.—Je vous : demandé combien vaüt votre bien.—Ah! ah reprend le rustre,

il me semble que ce n’est pas la mème chose!

Les Français, avant la révolution qui a changé presque toutes leurs idées pour le mieux, avaient un préjugé qui n’était guère moins ridicule. Quelques richesses, quelques talens, quelque mérite qu'eût un homme, s’il ne pouvait montrer sur un par-. chemin un titre de noblesse, c'était un homme de rien. Louis XIV ne voulut pas, es donner l’évéché de Beauvais à Bossuer, de peur de faire dug et pair un homme de noblesse récente. Le bon FENELON lui-mème croyait la noblesse titrée et privilégiée si nécessaire dans un état, qu'il la transporte avec ses attributs, ses grades, et quelque chose de plus marqué encoré, au sein d’une colonie naissante, du temps de la guerre de Troie, RE |

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190 Mes Pénstes,

De tous les auteurs qui ont fleuri en Europe, depuis le Be jus qu'au 15e, siècle, il n’en est aucun qui présentement pût passer pour un grandi écrivain. La nature s’est-elle donc réposée pen. dant milleans? Non, mais, durant tout ce temps, elle a semé. dans un terrain, hérissé de ronces et d’épines, qui ont arrêté Fessart et le développement du génie et des talens. Ce ne sont pas les talens qui ont manqué aux siècles ; ce sont les siècles qui ont manqué aux talens. RaBeLais, né au dix-huitième siècle, eût été un Voltaire: VOLTAIRE, né au quinzième, n’eût été qu’un Rabelais. | |

Les personnes qui n’ont pas étudié sont très portées. à croire que les savans leur en imposent, quand ils leur disent des choses qui leur paraissent extraordinaires. Cependant ces personnes auraient souvent les moyens de connaître par elles-mêmes qu’on ne les trompe pas, du moins autant qu’elles auraient pu se l’imaginer. Prenons pour exemple la grosseur du soleil : quand on dit devant un bomme qui n’a, pas fait d’études, ou quand il Lt sur un almanac, ou ailleurs, que le soleil est un, million.de fois,. (pour me servir d’un nombre rond,) plus gros que la terre, il traite d’absurde ce qu'il.entend ou ce qu'il lits ou le plus grand effort qu’il puisse ire, c’est de feindre de le croire. Pour rendre un tel honrme un peu moins incrédule, je lui apprendrai comment je le suis, devenu moins moi-même, avant que j'eusse ouvert un seul livre d'astronomie, ou que je fusse en état d’y rien comprendre. Me trouvant un jour, de grand matin, sur le bord du fleuve St. Laurent, je vis le soleil, se lever derrière une grande maison, de l’autre côté,. et il me. parut en déborder les pignons. Voila donc déja pour moi le. soleil plus grand qu'uñie maison. Une autre fois, je le vis se. lever derrière la montagne ronde qui est à quelques lieues au». delà de la rivière Richelieu. J'en conclus sans peine que d’un lieu plus élevé, l'on pouvait voir le soleil derrière une montagne beaucoup plus grosse que le Mont-Johnson, et conséquemment, que ce luminaire devait être d'autant plus grand qu’il était plus. éloigné; ou généralement, qu’il ne faut pas juger de la grandeur des objets par leur apparence, mais par leur plus ou moins d'éloignement.

Un ancien philosophe (ANAxAGOoRE, à ce que je crois),

‘ avançait que le soleil était à peu près de la grandeur du Pélo-

ponnèse. Le peuple riait sans doute de voir qu’il le fit si grand ; tandis que les savans d'aujourd'hui rient de ce qu’il le faisait si petit, Un écrivain du moyen âge, dont j'ai oublié le nom, donnait au même luminaire la grandeur d’un climat. Celui-ci, sans rencontrer plus juste que l’autre, s'exprimait plus mal

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encore. Cependant ces hommes n'étaient peut-être ni aussi

ridicules ni aussi empyriques qu’on serait tenté de le penser:

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Mes Pensées 191

ils calculaient sans doute la grosseur du-soleil d'après l'idée erronée qu'ils s'étaient faite de sa distance, . La plus grande absurdité qui se soit dite en physique, est sortie de la bouche du plus grand physicien de l’avant-dernier siècle. NEwWToN a dit, à l’occasion du passage d’une certaine comète auprès du soleil, que. sa chaleur avait Jû être deux mille fois plus intense que celle du fer rouge incandescent, S'il eût dit deux fois, au lieu de deux mille, il y aurait encore eu de l’absurdité. La comète en question n’était pas engloutie dans le feu du soleil, qui ne doit pas être différent du nôtre ; et quand mème elle y eût été ensevelie, elle n'aurait pas pu devenir plus chaude que le fer rouge incandescent, sans être réduite en cendre, ou sans s’en aller en fusion, Si Newton prouvait son assertion par un calcul, ce calcul était aussi concluant ie celui par lquel on prouve qu’'Hercule n'aurait pu atteindre à la course une tortue qui aurait eu sur lui quelques pas d'avance. ( Si les Grecs modernes pouvaient redevenir ce qu'ils étaient autrefois, en morale, en politique, et rupprendre à parler leur ancienne langue, ils surpasseraient probablement bientôt dans les sciences tous les autres peuples de l'Europe; où du moins les savans seraient beaucoup plus nombreux parmi eux que chez toute autre nation. La raison qui me porte à penser ainsi, c’est que les Grecs ne seraient pas, comme les Français, les Anglais, &c. obligés d'apprendre, pour ainsi dire, une

Jangue scientifique avant de se livrer à l’étude des sciences. 8 |

resque tous nos termes de géométrie, d'astronomie, de més decine, d'architecture, de géographie, &c. sont des mots grecs,

Ces mots qui, parmi nous ne sont entendus que des savans, :

sont populaires chez les Grecs. Nous n’apprenons la signification de ces termes que par l’étude, et au moyen de définitions: Le mot frigonométrie, par exemple, ne porterait à mon esprit aucune idée, si l’on ne m'avait appris que par ce mot l’on entend la science qui a pour objet la mesure des triangles. Au contraire, le mot /rigônometria, prononcé pour la première fois devant un Grec, qui sait que trigénos veu’ dire triangle, et metron, mesure, ou metriô, je mesure; le mot érigônometria, dis-je, lui donnera de suite une idée claire, celle de la mesure des triangles. Rien de plus clair et de plus populaire pour un Grec, mème ignorant, que les mots de cosmographie, de mythologie, d'hémisphère, d’exagone, &c. et même ceux de nouvelle invention de #icroscope, de pyromètre, de télégraphe, &c, parce qu’il en connaît les racines et l’éiymologie.

Il y a deux ou trois siècles, tous les savans, ou plutût tous les érudits, avaient la manie d'écrire en latin: s'ils avaient écrit en grec, du moins lorsqu'il s'agissait de sciences, je’ne les

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trouverais ni pédants ni ridieules. S'il était bon qu'il ÿ et üne langue universelle, au moins pout les savans, il serait sunÿ doute à désirer qe ce fût la plus belle et la plus fécile À manier; si l’on veut bien me passet l'expression, qu'il ÿ a jamais euÿ et qu’il ÿ aura probablement jamais: : : dis

en 29 greëque est douce et harmoieuse autant qu'on peut le’désirerz; ais tette doutetr et cetté harmonie ne lui ütent rien dé la force’ nécéssaite pour exprimer le grand, le sublime et le pnthétique ai suprèine degré, Qu'on lise, pat exemple; l'Apoculypse en grec; après lavoir lu en frantaisi et ma qu’on sdb as Et dde ES rio tés deux langues, 16 paraîtra bien davantage das la première: Le sort Set ed per de l’ôn précédé du 4 ‘si souvent: répêté de süite, porte à l'Amé une espèce de terreur bé ta qu'aus tune reuction ne sautait inspiter at mème degré. * Dans ée qui concerné l’art oratoire, md &c'hous avohs plus emprunté des Latins que des Greësj mais: là plupart dés mots qui n’hnt'pas de rntmes frantaises où celtiques

sont encore éträngers pour le peuplé: Parlement; action dé

parler, est éntendu de toit le monde; inais élocuifon ne l’est us de même, patce qu’on'ne dit pas msg éloquer: Man: ducation est encote pour le peuple‘an mot barbare j parce qu'ori te dit pas #uridumier: Imangement, où Minhgedison seraient les seuls dérivés : fratigais - et populaites;" si l'usage les avait cons sucrés: Le peuple sait ce qué signifie le mot #drcefion, parté qu'on l’a‘souvent à I bouche; mais'il croit qu'il vient d'édiguer, et qu'on peut aussi se servir de té dernier: ? ‘°° ” Sont en fuit de mots scientifiques et üratoires, nous some iues plus aÿantés que les Anglaisi: nous'avorié au Moins dbhné œux nôtres une terminaison franedise; au lieu qu'une grande partie des leurs'sont purerrent grecs où latins: © ! | : Uncettain: Azaurius; né n Rome; s’aitnché telleftient at inänières : ghecqtes; dans ui Voyage: qu'il fit -à Athènes; qu'il ne voulut plus basset: poat Romäins: Quelqués Roi Mains, pour se mioquer de tét imbétiile; ne lui adressritent hpatole qu’en grét:’ Cbmbiën ÿ a-til:parmi nous d’Hlbw: quin'ont pas été: cherchet létir manie’ nu-delà ‘de Îa: nerf … Pignore si ces gens ont honte de leurs’compatrictes f mais je sis que leurs patribtes ont bien sujet dé se moëier d'eux: ! - L'empereur de Russie exhbrte les séigneuts de son'empiré & affranchir leurs paysans -‘Un:'de nôs journalistés’attribte œette tléinanche d'ALSxANDRE au voÿnire qu'il a fait en Angles terre, : N'y a-t-il quel Angléterte où:lés paÿysans-séient Kbres ? Ne sont-ils pas tels en race, en Suisse, en Mollandé, : en

Suède, &c ? & ui je : Laprophétesse Kaupsnex. vit ifniquillementsui ses tèrres

Ë Mes Pensées, 198 ka Livonie, et répand librement sa doctrine : noüvelle preuve, ajoute-t-on, de l’entière liberté de conscience et de la tolérance générale Don en Rüssie. (Cette tolérance générale estelle aûssi % t du voyage d'Angleterre?

:. Quelques journalistes américains avôuent que l’infortuné AMBRISTER était attaché à la tribu des Séminoles par les liens d’époux.et de pète, sans cesser de le croire digne du sort qu’il a éprouvé. . Ces écrivains sont apparernment persuadés. que 11 hature à abandonné ses droits. pour étendre ceux de leur natioh:; .. Quand le souverain et le peuple ne parlent pas naturellement la même lingue, est-ce au peuple à apprendre la langue du souverain, où au soùverain à abprendre.la langue du peuple ? Je n'en sais rie; mais je crois que CHarces-Quixr parlait

nd à Gand, français à Besancon, allemaud à. Vienne, et espagnol à Madrid; je crois que Ribatipx pañai français à Paris et italien à Milan; que le roi de Sardaigne parle italien à Cagliari.et à Turin, mais, français à Chambery; que le roi des Pays-Bas parle hollandais à Amsterdam, et flamand où français, à Bruxelles; je érois.enfin que le roid'Angleterre parle français daps les îles de Jersey et Eh ns |

. Les professions en apparence les plus utiles sont celles qui spéculent davantage sut les maux du qu humain: le procureur compte, À cap faire fortune, sur le plus grand nombre de querelles et de procès; le médecin sur celui .des maladiess Comment vont les affaires, disait quelqu'un à la.femme d’un ancien bedeau d'une de nos paroisses? Assez mal, mo::iur; répondit-elle ingénuement; il ne meurt personne. z

‘Un des membres de notre chambre d’assemblée; avocat de profession, disait, il y.a quelques ariiées, qu’uti juge qui insulte

un avocat lui paraissait plus coupable qu’un voleur de grand ,

chemin:qui assissine un passañts - Ce qu’il y a de plus étonnant, ce m'est pas qu’un avotat ait pu faire. une telle exagération, mais c’est qu'une assemblée, qui n'était pas toute composée d'avocats, ait pu er son sérieux en l’entendant. : .… Un‘auteur anglais regrette qu’on ait changé sans nécessi les noms de et d'Ile St. Jean en ceux de. Williaons Henry et d’Ze du, Princé Edouard: ce que je regrette surtout, moi, c'est qu’on ait donné à la plupart de nos comtés des noms.que ceux qui les habitent.ne peuvent pas prononcer. . Cemment des homimes qui ne savent pas:un mot d'anglais pourraient-ils rl Re Per me us ta de arwick, d'Effing. in . de Northumberland et de Buckinghamskire?. . . ee Me M. D. :

Tous VI—No. V. Z :

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