‹ La Bibliothèque canadienne ou Miscellanées historiques, scientifiques et littéraires [microforme]Chapitre 88 sur 90 · TE · texte numérisé non relu

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Découvertes et Inventions.

pompes que lors que l’eau eut monté .de* 18 pouces. dans lé navire: le travail des pompes épuisa cette eau en 5 ou 6 minutes, bien que le trou éût été laissé ouvert.

‘ L'invéntéur a aussi ‘adapté une roue à Ba machine, pour pouvoir fäire usage dés ‘poinibes, ‘iiême dans le cas de calme plat, ou d’avaries aux ailes... 4.

Les frais que demande l'établisëment de ce système de pompes ne dépasseront pas 800 francs, où mbitié à peu près de ee qüe tout capitaine où arateur ne craint pas de donner pour l'ornement de la chambte; et. pour cette modique somme on obtiént üne sécurité additionnelle considérable pour le navire et ÿ" ms gaison, et surtout pour la vie des braves marins.—Jouwrnal

méricains sn so

XPERIENCE NAUTIQUE.—M. LEMaIRt d’Angerville ‘a fait vendredi le troisième essai de son appareil pneuma*o-nautique, Le blongeur est resté sous l’eau environ 24 minutes ; il y a scié une blanche ét racommodé une-boîte à laquelle on avait simulé une voie d’eau. . . .. A AUS Se NO NE L’ajpareil consiste ‘en un réservoir d'air que le plongeur porte sur le dos, à peu près comme les marchands de tisinne portent letir fontaine. À ce réservoir sont adaptés deux conduits qui aboutissent au rmhasque placé sûr la figure; l’un des conduits donne l'ait au nez 1l se termihe par une soupape en. taffétas goihimé ; l’autre permet la respirätion par la bouche. Au réservoit sont attachés différents poids eh plotib destinés à servir de lest et à maintenir le plotigenr dans.une situation perpendiculaire; pout revenir à la surface de l’eau le plongeur peut se débarrasser à volonté de tout ou partie du lest. Enfin. une espèce de cüirasse, composéé de lames de cuivre, se rattâche au réservoir et couvre la poitrine ; elle’est revètue d’un cuir souple et empèche la trop forte pression de la colonne d’eau. 13 masque; attaché par dès courroies, couvre le nez et

Jés oreilles et laisse les yeux libres.

Le procédé de M. Lemaire doit, pour être vraiment utile, subir dé hotables müäifications. La massé d’air condens(e dans le réservoir nous à sérnblè s'échapper avec violence. Le réservoir lui-mème est trop lourd, trop génant, et ne permet lé travail qu'avec une eâtrême fatigué. 4

: Le plongeur commutiiqüe avec l'extérieur par des flotteuts qu’il laisse échapper et süt lesqüels il écrit au moyen d’une ar-

- duiie ce dônt il peut avoit besoin! Un flottèut particulier fait

connaître le point où il se trouve et vers lequel bn doit diriger lés objets qu'il demange.—Jourfial Français.

NOUVELLE ESPECE .b£ TAN.—Une commission nommée à Trèvespour examiner dés cuirs préparés pa.un sieur ÎrAN RaPEDIENS, tanueur à Bern Castel, dépaitement.de la-Mô:elle,

Pa

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a constaté. que ces cuirs étaient d’une qualité supérieure, que les chaussures confectivrinées avec pourraient durer un. tiers de plus qu'avec les ewrs ordinaires ; la commission n'également reconnu que par le nouvéau procédé, 6n pouvait gagner quatre mois sur le’ temps nécessaire pour la préparationr des cuirs forts..." " " j CAPAETE “8 * Tous ces avantages sont éprouvés par uns espèce de tan fourni par la plante connue sous le'nom de Myrtille. (Vaccinium Myrtillus.) On doit la récolter de préférence au printemps, parce que dans cette saison elle se déssèche et.se prépare plus facilement. Qn né l’arrache point, attendu que cett: plante étant vivace, l’année suivante, on en obtient la reprot ‘ : tion. Quand elle est coupée elle n‘éprouve par l'humidité; cune altération, au lieu que le tan perd 10 pour 0-0 de sa valeur s’ilest mouillé. RU EE DE D DOUÉ Trois livres de ce tan suffisent pour la fabrication d'une livre de cuir: ilen faut six de chêne ‘pour obtenir le même résultat. Si tous ces faits sont constants, ils sont de nature à : attirer l'attention des industriels, qui trouveraient dans cette découverte une économie sensible et de tems et de matière.-Journal Français. RAS AUOT RENE SN CRNIRRIR FREE : On nous annonce de Napoli di Romanie que M. Etienne Syne- TAs, natif de l’île de Chio, a découvert l’antidote de la peste. En 1813, étant à Troie pour des affaires de commerce, il fut atteint de cette maladie; ‘il essaya son antidote sur lui et sur trentesept Turcs, qui étaient également atteints; trente-cinq furent sauvés. Ce résultat lui apprit qu'il fallait administrer ‘le médicament qu’il embioie dans les vingt-quatre heures qui suivent | le développement, de la maladie. Ses occupations, uné‘tertaine timidité, et la crainté des Turcs, l'ont empêché de publier cette

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précieu: e découverte.

“Dès cu’il eut appris que ce fléau désolait la Grècé,'il présenta un rapport ru président;'et il lui proposait d'essayer de noùveau son remèd , et EE ageid s’il réussissait, en demandant pour récompe" se la liberté de sa patrie (l’île de Chio,) qui, d’après’ les prer .ères dispositions, nè paraissait pas devoir être comprise dans : ; nouvel état de la Grèce. Le président l’a envoyé à Arg: ;, où se trouvaient cinq: malades, qui furent te :: guéris. Ms itenant M. Synétas parcogt les autres pays infe: &. Son re: .ède a toujours le même succès. Journal Françar.'

MES PENSL'ES,

.… L'indifférence et l’apathie qui règnent nécessairement, du moins à l'extérieur, dans un état despotique et chez un peuple asservi, sont hors de place sous un gouvernement constitutionnel et chez un peuple libre: si un tel peuple est indifférent sur ses droits, il n'est pas digne de la liberté. 7

Le peuple canadien n’est vraiment libre que depuis qu’il sait user de ses privilèges, Ceux: qui ne jugent de cé peuple que. par ce qu’il était il y a cinquante.ans, ne peuvent pas lui rendre. justice. Il n’y aurait peut-être pas un peuple plus industrieux, plus sensé, plus vertueux, et plus respectable.à tous égards, que le peuple canadien, s’il avait l'instruction qui lui convient. Ce peuple, qu’on insultait naguère impunément, on semble le respecter aujourd’hui; et ce respect qu'on a maintenant pour:. Jui, ille doit en grande partie:à ses papiers publics. : ! :

Les papiers périodiques, pourvu qu’ils soient bien conduits, ne peuvent manquer de produire un bien considérable dans un: pays comme le nôtre, où le peuple a besoin d’iustruction, et où . les livres instructifs sont ençore rares : Un bon journal vaut : seul un grand nombre de livres. ‘ : : sig ES EN

Il y'a partout des bommes quiônt nafurellement l'esprit juste et le sens droit; mais généralement ‘parlant, on remarque une :

rande différence entre: l’homme qui lit et celui qui ne lit pas,

ors même que toutes choses sont égales d’ailleurs: le premier : est ordinairement libéral, officieux ét poli; le dernier, égoïste, : impoli.et revêche. C'est surtout dans la classe des cultivateurs: : que cette différence se fait le plus remarquer: L'habitant de.nos : campagnes qui sait seulement lire et écrire, ést, pour l’ordihaire,' un homme sensé dans'ses discours autint que raisonnable dans sa conduite : avec les gazettes et le peu de livres qu’il peut se: procurer, il se fait un'fond de conhaissances qui le met en état

de se rendre utile à ses voisins et à ses: amis.

‘ Les enfans des paysans de France,” ai-je entendu dire à .

Les et nullement suspectes sur ce point;: :

“n’ont pas à beaucoup près ‘autant de fatilité et d'ouverture . d’esprit que les enfans des.cultivateurs canadiens.” Mais mal- ;

des personnes respecta

heureusement, dans celles de nos paroisses de campagne où il

y a des écoles, la plupart des parens: en retirent leurs enfans, . avant qu'ils soient assez instruits pour continuer à s'instruire :

d'eux-mêmes. ‘ D’autres sont si écohomes; pour ne rien dire de

. plus, en fait d'éducation, qu’ils croiraient se ruiner, s'ils dé-

pensaient quelques ‘piastres pour procurer à leurs'enfans quelques livres utiles ou agréables, ou la lecture des journaux: De là vient que nombre de eunes gens n’appercevant pas à quoi l'éducation pourrait leu servir, ne s’en occupent plus après

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