MATÉRIEL
au RisoniL
DE TOLDVEfl.
Grenoble.
/Lycée
Lyon....! 25,997 »
(Palais des Arts
Marseille.
Bordeaux.
Rouen. . .
Lille
Nantes. . .
Toulouse .
Besançon.
Dijon. .. .
Avignon. .
Tours. . . .
Troyes. . .
Amiens . .
Nîmes . . .
Totaux. .
MOTENNES
On peut tirer de ce tableau comparatif plusieurs enseignements. Celui qui frappe tout d abord, c'est que la dotation du
* Voir le détail p. 13.
' Ce chiffre est celui du nombre des ouvrages (V. p. 62 pourquoi) et non des volumes de la Bibliothèque de Grenoble. Tous ceux qui suivent représentent le nombre des volumes. Pour plusieurs, ]*ai dû les prendre dans le tableau de 1854.
matériel soit de deux tiers inférieure à celle du persodael * qui ne Test guère cependant, puisqu'elle ne donne qu'une moyenne générale de 1,331 fr. par personne. Le personnel le mieux rétribué est celui de Lille dont la moyenne est de 3,233 fr., et le moins rétribué est celui de Grenoble, qui n'est que de 975 fr., c'est-à-dire plus d'un quart en moins que la moyenne générale. Le matériel le mieux doté est celui de Grenoble, 18,514 fr.; le plus mal est celui d'Avignon, 900 fr. L'élévation des allocations du matériel au moins, est indispensable, car, si on en distrait les frais du matériel proprement dit : reliure, frottage, chauffage, éclairage, habillement des gardiens, entretien, frais de bureau, d'impression, etc., on sera étonné du chiffre infime consacré aux acquisitions. Je sais bien que, livrée» aux seules ressources municipales, les Bibliothèques ne peuvent, je ne dirai passe tenir au courant, même de très-loin, des publications de chaque jour, mais même acheter Jes livres les ylus indispensables,
M. le Ministre de l'instruction publique peut, dans une assez large proportion, faire du même coup élever le chiffre des allocations actuelles et doter les villes les plus méritantes des nombreux ouvrages qu il a à sa disposition, tant dans la division des beaux-arts que dans celle des lettres. En effet, les Chambres votent chaque année un crédit pour acheter des livres destinés à être répartis entre les Bibliothèques publiques. Que M. le Ministre de l'instruction publique règle sa répartition sur les sacrifices que s'imposent les villes pour leurs Bibliothèques, en prenant pour base les ressources budgétaires ordinaires de chaque ville. Cette mesure, conforme aux exigences de la plus stricte équité, exciterait entre les municipalités soucieuses des sciences et des lettres, c est-à-dire de leur bibliothèque, une émulation féconde en heureux résultats.
^ Excepté à Grenoble od c'est la proportion inverse qui a lieu. La propo ration est peut-être quelque peu trop accentuée : mais je n'insiste pas.
Pourquoi le nombre des VOLUMES plutôt que
celui des OUVRAGES 7