III. — On peut considérer S. Jérôme
174 SATNT JÉRÔME.
Premièrement : Caché au inonde pour se sanctifier lui-même par la retraite. — 1°. Il quitte son pays, comme un autre Abraham, à la voix de Dieu, une illustre famille, de grands biens, pour se retirer dans un lieu où il ne fût connu que de Dieu seul. — 2°. Il se quitte lui-même, renonçant au désir de paraître, de faire valoir ses talents, ses grandes connaissances, et de parvenir par là aux premières dignités de l'Eglise. — 3°. Il se mortifie, réduisant son corps dans la servitude, par les jeûnes, les veilles et les autres austérités.
Secondement : Produit au monde pour le sanctifier : — 1°. Par l'odeur de ses vertus, qui s'étant répandue dans toute l'Eglise, l'a édifiée ; encourageant les fidèles à imiter un si grand exemple, invitant ainsi les justes à persévérer, et les pécheurs à embrasser la pénitence. — 2°. Par ses savants écrits, soit en répondant aux consultations qu'on lui envoyait de toutes parts, soit en combattant les hérétiques, par écrit ou de vive voix ; soit par l'établissement de différents monastères des deux sexes. — C'est en quoi on peut voir la fidélité de ce grand saint à suivre la voix de Dieu qui l'appelle dans la solitude, pour s'y cacher au monde , et à ne paraître au monde que pour la gloire de Dieu et la défense de la sainte Eglise.
IV. — Secundhm multitudinem dolorum meorum in corde meo, consolationes tuœ lœtifîcaverunt animam meam. (Ps. 93). — C'est une maxime universellement reçue de tous les Pères, que, quand Dieu d'un côté nous punit, nous afflige et nous éprouve, de l'autre il nous protège, nous console et nous soutient. Le grand S. Jérôme nous en donne en sa propre personne un exemple très-sensible : car,
1°. Si le Seigneur permet qu'il soit combattu, humilié par les tentations les plus dangereuses et les plus violentes, il le couvre aussitôt, et le soutient de sa grâce pour l'empêcher de succomber.
2°. S'il permet que sa santé soit altérée, que son corps soit abattu et par des maladies fréquentes et par les grandes austérités qu'il prati. quait,il le relève aussitôt, l'encourage, le fortifie par la lecture des saintes lettres, le comble de consolations célestes, pour l'empêcher de succomber.
3°. Si Dieu a permis qu'il ait été attaqué, persécuté par les nouveaux sectaires, par les hérétiques, non-seulement il lui a donné la science, le courage pour les vaincre, mais il lui a même donné l'avantage de les confondre et la gloire d'en triompher.
V. — On peut considérer deux merveilles dans la solitude de S. Jérôme, lesquelles peuvent faire un juste plan de son éloge.
La première consiste dans son activité au milieu de son repos. — 1°. Il n'est point comme ces philosophes qui se dérobaient à la vue des hommes pour philosopher tranquillement ; il s'était retiré du tumulte pour vaquer à la contemplation, à la prière, ce qui n'est point la vie d'un savant oisif, puisqu'elle a fait l'occupation du Sauveur même. — 2°. S. Jérôme a combattu contre tous les hérétiques sans quitter le repos de la solitude. Les Jovinien, les Pelage, et tous les autres monstres qui parurent de son temps , furent autant de sujets de triomphes pour ce grand saint. Dans cette même retraite, il a enrichi l'Eglise de ses savants ouvrages ; il a fait réponse à toutes les questions les plus difficiles qu'on lui proposait de toutes les parties du monde ; il a établi des congrégations religieuses, qui ont suivi sa direction. Voilà le fruit de ce repos si actif.
La seconde consiste dans les douceurs qu'il rencontre au milieu de sa pénitence. — 1°. Ses larmes continuelles étaient une source de consolations spirituelles. Les haires, les cilices et les austérités dont il accablait son corps se convertissaient en joie et en délices, comme il le dit luimême : Nonnunquàm mihi videbar interesse agminibus angelorum, et lœtus gandensque cantabam. — 2°. Par sa pénitence continuelle, il acquérait une grande assurance de son salut : car si, dans un temps, il était affligé par la pensée des jugements de Dieu croyant souvent entendre la trompette qui le devait citer au tribunal du Sauveur, d'autre côté, ses bonnes œuvres le rassurant, il goûtait une paix et une quiétude qui surpassait tout sentiment {Le P. Texier).
VI. — In medio Ecclesiœ aperuit os ejus, et implevit eum Dominus spiritu sapientiœ et intellectus : Dieu lui a ouvert la bouche au milieu de l'Eglise, et Ta rempli de l'esprit de sagesse et d'intelligence. (Eccles. xv). — Si ces paroles de mon texte conviennent en général aux saints qui ont éclairé l'Eglise par leurs savants écrits, elles conviennent spécialement à ceux qui, par l'excellence et la multitude de leurs ouvrages, ont mérité le titre glorieux de docteurs de l'Eglise, mais plus particulièrement, ce semble, au grand S. Jérôme, qui, en matière d'érudition tant sacrée que profane, je ne dis pas a surpassé tous les autres, mais tient entre tous un rang particulier, qui ne semble convenir qu'à lui seul, dans l'intelligence des lettres saintes, dont il a plu à Dieu de l'enrichir, pour sa plus grande gloire, pour le salut des âmes, pour la défense de l'Eglise. Entre tous les docteurs, grecs et latins, on peut dire avec vérité qu'il n'y en a point à qui l'Eglise soit plus obligée, en ce qui est de la version correcte et de l'explication des saintes Ecritures. Fondé sur ces raisons, je prétends vous montrer, dans la suite de ce discours,
176 SAINT JEK0ME.
1°. Que Dieu a rempli ce grand saint du don de science, l'ayant porté à consulter tous les auteurs, tant sacrés que profanes, et dans toutes sortes de langues, pour discerner le bien d'avec le mal, les vrais biens d'avec les faux, et pour appliquer les belles connaissances qu'il .avait acquises avec tant de sueurs, de veilles et de travaux, à confirmer, nourrir et fortifier la foi.
2°. Que Dieu lui donna le don d'intelligence, non pas avec mesure, mais très-abondamment : Implevit illum : par lequel non-seulement il connut et distingua les sens mystérieux cachés sous l'écorce de la lettre et sous les figures, allégories et similitudes, dont les livres saints sont remplis ; mais même il fit part de cette plénitude à tous les fidèles de l'un et de l'autre sexe dispersés dans les différentes parties de l'univers, et se servit de cette sublime érudition pour confondre les ennemis de l'Eglise, qui s'efforçaient de détourner à leur sens particulier les paroles des livres divins.
VIL — Dédit illi scientiom sanctorum. (Sap. x). — On peut montrer, sur ces paroles du texte sacré, — Que le grand docteur S. Jérôme a été amplement partagé de la science des saints, qui consiste dans la crainte de Dieu. — 1°. Parce qu'il avait toujours le jugement dernier devant les yeux, et qu'il lui semblait entendre la trompette qui doit citer un jour tous les hommes au tribunal de Jésus-Christ ; — 2°. Parce qu'il ne perdait point de vue ses péchés, qu'il croyait devoir rendre ce jugement si sévère ; — 3°. Parce que, ayant été cité au tribunal du Seigneur, comme il le témoigne lui-même, et déjà sévèrement puni, ce souvenir lui faisait connaître la sévérité de la justice divine.
II0. Que S. Jérôme a eu la science des saints qui consiste dans l'amour de Dieu le plus parfait, et dans le rapport de toutes nos actions à la gloire de sa divine Majesté : — 1°. Parce que cette crainte filiale fit entrer le divin amour dans son cœur, et qu'il aima Dieu à proportion de cette crainte divine ; — 2°. Parce qu'il se rendit semblable au Fils de Dieu par une mortification continuelle, baignant les pieds du Sauveur de ses larmes, frappant sa poitrine avec un caillou, criant et soupirant toutes les nuits en sa présence.
III °. Que S. Jérôme a eu la science des saints qui consiste dans l'intelligence des divines écritures. — 1°. Puisqu'il n'y a point de saint qui les ait étudiées et méditées avec plus d'assiduité ; — 2°. Puisqu'il s'en est servi pour combattre les hérétiques, et qu'il a fourni des armes contre tous ceux qui dans la suite des siècles s'élèveront contre l'Eglise. (Nouet, Méditations).
YIII. — On peut considérer en S. Jérôme trois différentes qualités : solitaire, pénitent, docteur.
1°. Jamais saint ne trouva plus de joie et de satisfaction dans les travaux de la pénitence.
2". Jamais homme n'a été plus occupé dans la solitude, quoiqu'il semblât s'y être retiré pour vivre en repos.
3°. Jamais homme, quoique fuyant les grandeurs, ne fut plus glorieux, malgré les continuelles persécutions des hérétiques.
IX. — Da mihi intellectum, et scrutabov legem tuam, et custodiam illam in toto corde meo (Ps. 118). — Ce passage du texte sacré convient si parfaitement à l'incomparable docteur S. Jérôme, qu'il semble que le Saint- Esprit ait voulu faire par avance l'éloge de ce grand saint par la bouche du prophète. On peut le remarquer en deux manières, dans tout le cours de la vie de ce saint :
1°. En ce qu'il employa tous les talents qu'il avait reçus et de la nature et de la grâce à connaître la volonté de Dieu, à rechercher ce qui pouvait lui être le plus agréable.
2°. En ce qu'ayant connu une fois de quelle manière on pouvait davantage plaire à Dieu, savoir, en observant ses commandements avec plus de perfection, il n'a eu rien de plus cher que de les garder le plus religieusement possible pendant tout le cours de sa vie.
X. — On peut considérer le grand S. Jérôme sous trois regards assez particuliers, qui nous font voir un caractère peu commun.
1°. Jamais personne, quoique vivant dans une parfaite innocence, ne pratiqua plus volontiers les exercices d'une pénitence très-austère.
2°. Jamais personne ne sut mieux accorder une humilité aussi profonde avec une science aussi sublime.
3°. Jamais personne, quoique fuyant l'éclat, ne fut plus comblé de gloire pour les victoires qu'il remporta et sur lui-même et sur le monde et sur les ennemis de l'Eglise.
Les Sources.
La vie de ce saint docteur, écrite par un auteur inconnu, se trouve à la fin des ouvrages du saint.
La vie de ce même saint, écrite par Marianus Victor, est rapportée au long par Surius, au 30 Septembre.
La Fleur des saints par Ribadeneira en fait l'abrégé.
Baillet en a fait un autre, où il rapporte par année sa conversion, ses voyages, ses écrits, ses peisôcutions, ses combats contre les hérétiques.
Le P. Petau, à la fin du second livre de Doctrinâ temporum, décrit par années Tordre des commentaires que ce saint docteur a composés sur l'Ecriture.
S. Augustin, Epist. 113, compare S. Jérôme à S. Jean-Baptiste. — Au livre 1er contre Julien, il ne croit pas qu'il y ait personne comparable à notre saint dans l'intelligence des langues. Il en parle encore de la même manière au livre 18 de la Cité de Dieu. — Dans ses Epitres 40, 71, 73, et quelques autres, écrites à S. Jérôme même, il marque, sans le flatter, l'estime qu'il fait de sa science et de sa vertu.
S. Grégoire-le-Grand et S. Gélase, Papes, parlent de lui avec une estime toute singulière.
S. Sulpice-Sévère fait l'éloge de la vie toute sainte que menait S. Jérôme avant et après qu'il se fut renfermé dans son monastère.
Eusèbe, Cassiodore, Marcellin, tous ceux qui ont parlé des écrivains ecclésiastiques, ont loué la multitude, l'excellence et la solidité des écrits de S. Jérôme.
Bède et Adon, dans leurs Martyrologes, en font une honorable mention.
Baronius, en plusieurs occasions, parle des écrits et des actions de ce grand saint, mais particulièrement à l'année 372 et à l'année 283, où il rapporte les médisances et les calomnies dont ses ennemis s'efforcèrent de le noircir.
Denys-le-Chartreux a un sermon pour la fête de ce saint, dans lequel il loue ses principales vertus.
S. Laurent Justinien, dans le discours quJil a fait sur la même fête, le représente comme une colonne qui a soutenu l'Eglise.
Guillaume de Paris a pareillement un sermon sur ce sujet, et
prend peur texte ces paroles qu'il explique : Os justi meditabitur sapientiam. Lex Dei ejus in corde ipsius.
Jacobus à Voragine a fait quatre discours sur la même fête.
Biroat, Panégyriques.
Le P. Texier, Panégyriques des saints.
Croiset, Exercices de piété. Septembre, a fait un excellent abrégé de la vie, des vertus et de tous les travaux du saint docteur.
Le P. Nouet, Méditations sur la vie de Jésus-Christ dans les saints, en a une pour le jour de la fête de S. Jérôme.
[Remarque]. — Les Jérosolymites, qu'on nomme aussi les ermites de S. Jérôme, portent ce nom, non que ce saint docteur les ait fondés ou qu'il en soit l'instituteur, mais parce que leurs règles sont prises des écrits, particulièrement des épitres, de ce saint.
Passages, Exemples, Figures, Comparaisons et Applications de l'Écriture.
Puer crescebat, et confortabatur spiritu, et état in desertis usque in diem ostensionis suce ad Israël. Lucee i, 80.
Ducam eam in solitudinem et loquar ad cor ejus. Oseae n, 14.
Ductus est à Spiritu in deserturn ut teniaretur à diabolo. Matth. iv, 1.
In diebus illis , vemt Joannes-Baptista prœdicans in deserto Judeœ, et dicens : Pœnitentiam agite. Matth. m, 2.
Hic est qui dictus est... Vox clamantis in deserto : Parate viam Domini, rectas facite vtas ejus. Ibid. 3.
Ipse habebat vestimentum de pilis camelorum et zonarn pelliceam circa lumbos suos} esca autem ejus erat locustœ et mel silveslre. Ibid. 4
L'enfant (S. Jean) croissait et se fortifiait par l'esprit, et il demeurait dans le désert, jusqu'au jour de sa manifestation.
Je la mènerai dans la solitude, et je lui parlerai au cœur.
Le Saint-Esprit le conduisit au désert, pour y être tenté par le démon.
Dans ce temps, Jean-Baptiste parut prêchant dans le désert de Judée, et disant : Faites pénitence.
C'est celui dont il est dit : Je suis la voix qui crie dans le désert : Préparez les voies au Seigneur ; rendez droits ses sentiers.
Or il était vêtu d'un habit fait de pol de chameau -, il avait une ceinture de peau sur les reins ; sa nourriture était des sauterelles et du miel sauvage.
SAINT .IKROME.
Seïïtper mortificationem Jesu in corpore noslri circumferentes, ut et vitn Jesu muni festetur in corporibus nostris. IlCor. i v,l 0 .
Propter te mortificamur totâ die, œstimati sumus sicut oves occisionis. Ps. 43.
Hoc scwntes, quia vêtus homonosler simu/ crucifixus est, ut destruatur corpus peccati ' et ultra non serviamus peccato. Rom. vi, 6.
Castigo corpus meum et in servitutem redit/o, ne forte, cùm aliis prœdicaverim } ipse reprobus efficiar. I Cor. ix, 7.
Qui sunt C/iristi carnem suam crucifixeruntcum vitiiset concupiscent iw.Galat.v, 24.
Mihi mundus crucifixus est, et ego mundo (ial.it. vi, 14.
Existimo omnia detrimentum esse, profiter eminentem scientiam Jesu Christi. Phi- Lipp. m,8.
Qui fccerit et docucrit, hic iitaijnusvocabitvr in regno ccelorum. Matth. v, 19.
Qui docti fuerint fulgebunt quasi splendor firmamenti, et qui ad justitiam erudiunt
muitos quasi stellœ m perpétuas a-ternitates. Daniel. xn,3.
Sapientiam omnium antiquorum exquiret sapiens, et in prophetis vacabii; narrationem virorum nominatorum conservabit.
Eccl. xxxix, ',.
In medio magnatoruia ministrabit; in ter. ram alie/dgenarion gentium pertransiet,bona enim cl mala in hominibus tentabit. Ibid.
Apcict os suutn in nratione, et pro delictis skis deprccabitur. Ibid.
S/ Do minus magnus voluerit, spiritu intelligentiœ replebit i/lum, et ipse tanquam imbres mittet eloquia sapientiœ suœ. Ibid.
Ipsepalàm faciet disciplinam doctrines suœ, et in lege testamenti sut gloriabitur; collaudabunt muiti sapientiam ejus, et usquè in sœculum non delebitur. Ibid.
Non recedet memoria ejus, etnomen ejus requiretur à gencratione in generationem. Eccli. xxxix, 3.
Sapientiam ejus narrabunt gentes, et tandem ejus enuntiabit Ecclesia. Ibid.
In medio Ecclesiœ aperiet os ejus, et adimplebit illum spiritu sapientiœ et intellec tùs. Eccli. xv, S.
Portons toujours surnotre corps la mortilication de Jésus-Christ, afin que la vie de Jésus soit manifestée en nos corps.
C'est pour vous, Seigneur, que nous nous mortilions chaque jour, et qu'on nous regarde comme des brebis destinées à la boucherie.
Apprenons que notre vieil homme a été crucifié avec Jésus-Christ, afin de détruire le corps du péché, et que nous m' soyons plus ses esclaves.
Je châtie mon corps et le réduis en servitude, de peur qu'ayant proche aux autres je ne sois moi-même réprouvé.
Ceux qui appartiennent à Jésus-Christ ont crucifié leur chair avec leurs vices <l leurs mauvais désirs,
Le monde m'est crucifié, et je suis cruci lié ;iu monde.
Je regarde toutes les choses 'lu monda comme un néant , afin d'acquérir la -.leur,' suréminente de Jésus-Christ mon Seigneur.
Celui qui pratiquera ce qu'il aura enjeigné sera appelé grand dans le royaume 'le- cieux.
Ceux qui seront ilocles brilleront comme la lumière du firmament, et ceux qui auront enseigné à plusieurs les voies de la justice Luiront comme des étoiles pendant toute l'éternité.
Le sage s'instruira dans la sagesse de tous les anciens, et s'appliquera à l'intelligence des prophètes; il retiendra les discours des hommes illustres.
Il exercera son ministère au milieu des grands ; il passera dans les terres des nations étrangères, pour éprouver parmi les hommes le bien et le mal.
Il ouvrira la bouche pour prier Dieu, et il demandera pardon pour ses péchés.
S'il plaît au souverain Seigneur, il le remplira du don d'intelligence, et alors il répandra comme une pluie les paroles de sa sagesse.
Ll publiera lui-môme les instructions qu'il aura apprises: et il mettra sa gloire dans l'alliance et dans la loi du Seigneur : sa sagesse sera louée du Seigneur, et elle ne tombera jamais dans l'oubli.
Sa mémoire ne s'effacera point de l'esprit des hommes, et son nom sera honoré de siècle en siècle.
Les nations publieront sa sagesse, et l'assemblée sainte publiera ses louanges,
11 ouvrira sa bouche au milieu de l'assemblée,, et le Seigneur le remplira de l'esprit de sagesse et de science.
Quia ab infantid sacras littcras nôsti. II Hin. m. 13-
Mirabilis facta est scientia tua ex me. >s. 138.
Quœsivitrerôautilia, et scripsit sermones ■ectissimos,uc reritate plenos. Eccl. xn, 10.
Fuit virpotensin opère et sermone,coràm )eo et omni populo. Lucas xxiv, 19.
Clama, ne cesses : quusi tuba exalta voem tuam. Isai. lviii, 1.
Prœdica verbum : insta opportune, im- >ortunè; argue, obsecra, inc<-epa, in omni latientiâ et doctrind : erit enim tempus cùm anam doctrinam non sustinebunt. II Tim.
Scio opéra tua et laborem et patientiam uam, et quiu non potes sustinere malos, et entâstï eos qui se ificunt apostolos esse, et nvenisli eos mendaces. Apocal. n, 2.
Aon' opéra tua, et fidem et charitatem uam : et opéra tua novissima plurapriori- )us. Ibid. 19.
Dédit illi sctentiam sanctorum; honestavit llum m laboribus, et implevit labores ilius. Sapient. x, 10.
Custodivit illum ab inimicis, et à seducoribus tutavit illum, et certatnen forte délit illi ut vinceret. Ibid.
Vos estis lux mundi: non potes t abscondi ivitas supra montem posita, neque accenlunt lucernam et ponunt eam sub modio, ed super candelabrum, ut luceat omnibus pti in domo sunt. Matth. v, 15.
Vous avez appris les saintes lettres dès votre enfance.
Votre science, Seigneur, a été merveilleuse en moi.
Il rechercha des paroles utiles, et il écrivit des discours pleins de droiture et de vérité.
C'a été un homme puissant en œuvres et en paroles, devant Dieu et devant les hommes.
Criez sans cesse, faites retentir votre voix comme une trompette.
Prêchez la parole de Dieu à temps et à contre-temps ; reprenez, priez, corrigez en toute patience et doctrine : car il viendra un temps où ils ne pourront souffrir la saine doctrine.
Je sais quelles sont vos œuvres et quel est votre travail et votre patience, et que vous ne pouvez supporter les méchants, et qu'ayant éprouvé ceux qui se disent apôtres, vous avez reconnu qu'ils étaient trompeurs.
Je sais quelles sont vos œuvres, votre foi, votre charité, et que vos dernières œuvres ont surpassé les premières.
La sagesse lui a donné la science des saints, l'a enrichi dans ses travaux, et lui en a fait recueillir de grands fruits.
Elle l'a protégé contre ses ennemis, défendu contre les séducteurs, et l'a engagé dans un rude combat, afin qu'il demeurât victorieux.
Vous êtes la lumière du monde : on ne peut cacher une ville située sur une montagne ; on n'allume point la lampe pour la mettre sous le boisseau, mais sur le chandelier, afin qu'elle éclaire ceux qui sont dans la maison.