‹ La bibliothèque des prédicateurs (volume 3)Chapitre 23 sur 55 · VII. — Sur les compagnies en général · texte numérisé non relu

VII. — Sur les compagnies en général

1°. Il faut fuir les mauvaises compagnies, comme une occasion de péché, et la cause la plus ordinaire de fa perte des hommes ;

2°. Il faut se rendre complaisant aux compagnies des personnes vertueuses, de peur de les rebuter, et de ne retirer aucun fruit de leur conversation ;

3°. Il faut s'efforcer de donner bonne édification dans toutes les compagnies où le hasard nous fait trouver, afin de s'y rendre utile.

VIII. — Sur la compagnie et la conversation des gens de bien :

1°. Il faut la rechercher comme un asile à la vertu et à l'innocence, qui est banni de tout le reste du monde ;

2°. Il faut en tirer du fruit et du profit, comme d'une école de piété, de vertu et de sainteté, où l'on se perfectionne toujours, non-seulement pour la politesse de la vie civile, mais encore pour l'exactitude de la vie chrétienne.

IX. — Sur la conversation entre personnes de différent sexe, qu'on ne peut absolument interdire, pourvu qu'elle ait ces deux conditions :

La première, qu'elle soit innocente, c'est-à-dire que l'intention n'en soit point criminelle, mais bonne et sainte.

La seconde, qu'elle soit honnête et modeste, sans se rien permettre qui choque la pudeur, soit en paroles, soit en actions.

Page 1