XXI. — On peut considérer dans le sacrement de pénitence
1°. — Son institution, qui est de droit divin, et qui oblige tous les pécheurs à soumettre leurs péchés aux clefs de l'Église ; 2°. — Son utilité et le fruit que les hommes en reçoivent; 3°. — La manière dont il faut s'acquitter de ce devoir.
XXII. —Les causes de l'inutilité ou du peu de fruit de la Confession
en général :
1°. — C'est qu'on n'en approche pas avec les dispositions nécessaires , et quelles doivent être ces dispositions;
2°. — C'est qu'on ne s'accuse pas comme il faut , et quels sont les défauts que l'on commet dans la manifestation de ses péchés ;
3°. Parce qu'on ne met pas en pratique les bonnes résolutions qu'on a faites, et quelles sont les sources de cette inconstance.
XXIII. — Nous tombons ordinairement en deux erreurs dans nos confessions, erreurs qui empêchent qu'elles ne soient suivies d'une véritable conversion :
I" ''> c'est que nous nous croyons plus innocents que nous ne
sommes, faute do, bien sonder le fond de nos consciences;
1J> 'l'ie nous nous croyons vraiment pénitents, lorsque nous
ne le sommes point du tout.