XXIV. — Du crime de celer un péché grave en confession
376 COXFESSION.
Dans la lre partie on fera voir combien ce silence est funeste dans ses effets; Dans la seconde, combien il est déraisonnable dans ses causes.
XXV. — On ne doit point craindre l'infamie, ni appréhender de perdre sa réputation, en confessant ses péchés :
1°. Dans l'estime de Dieu, puisque la véritable gloire, auprès de lui, c'est d'être dans sa grâce et dans son amitié ;
2°. A l'égard du prêtre qui entend vos désordres, puisqu'il voit en même temps vos larmes, votre humilité, votre changement, les témoignages de votre pénitence;
3°. Du côté de ceux qui vous voient dans cette action si humilante, et qui ne peuvent en être qu'édifiés.
Les Sources.
Sans parler ni des théologiens scolastiques, ni des casuistes, ni des controversistes qui traitent ce sujet, chacun à leur manière, non plus que d'une infinité de livres qui contiennent des formulaires de confession ou des instructions familières pour se bien confesser, voici ceux qui peuvent être d'un meilleur usage aux prédicateurs.
[Les SS. Pères]. — S. Ambroise, 1. n de la Pénitence, montre combien il est inutile de tenir nos péchés cachés et de n'oser les déclarer. — Chap. 7 du même livre, il exhorte les fidèles à confesser leurs péchés, et à prévenir par ce moyen la manifestation que le souverain Juge en fera un jour.
S. Grégoire-le-Grand, liv. n. de ses Morales, eh. 19, parle de la sincérité que nous devons apporter dans la confession. — Il traite ce même sujet sur le ch. 36. de Job, et au liv. xxvi. de ses Morales, ch. 26. — Au liv. xxn. de ses Morales, expliquant ces paroles de Job, Si abscondi, quasi homo, peccalum ?n?um, il montre que la confession est un grand acte d'hu milité. — Sur le ch. 31. de Job : combien les excuses que nous apportons pour défendre ou pour diminuer nos péchés irritent Dieu, et l'offensent souvent plus que nos péchés mêmes. — Sur ces paroles du Ps. 32, Nec est in spiritû cjus dolus ; un esprit droit, sincère et sans artifice, est celui qui ne dissimule point ses péchés, mais qui les découvre ingénument.
S. Augustin, sermon 49 De ver bis Domini, montre combien la confession de nos péchés est nécessaire pour obtenir miséricorde. — Sur ces paroles du bon larron, Nequelu Urnes , qui in eâdem damnatione es, il montre que c'est augmenter ses péchés que de les excuser, et qu'il les faut confesser sans déguisement. — Exposition du Ps. 66, il parle fort au long de la confession sincère qu'on doit faire de ses péchés. — Et au liv. xx de la Cité de Dieu, ch. 9.
Le même en parle encore au livre De verâ et falsâ pœnitentiâ. — Sur ces paroles du Ps. 36, Révéla Domino viam tuam, et spera in eo; — sur le Ps. 84, Veritas de terra or ta est ; — et sur le Ps. 95.
Le même, sermon De confessione, marque la différence de la confession que la justice humaine contraint les criminels de faire, et de celle que l'on fait à Dieu et à ses ministres. — Sur le Ps. 117, il rapporte les deux différentes explications du mot de confession, qui se prend quelquefois dans l'Écriture pour la louange qu'on donne à Dieu, et quelquefois pour la déclaration qu'on fait de ses péchés.
S. Chrysostôme, serm. de Confess, peccat.y fait une longue exhortation aux pécheurs de confesser les péchés qu'ils ont commis, et leur en apporte les plus puissants motifs. — x in Genesim, il exalte la miséricorde de Dieu de se contenter de notre confession.
Le même, Homél. 31 sur l'Epître aux Hébreux, fait un ample discours sur l'utilité que nous retirons de la confession. — Homél. 3 sur la Pénitence, il montre combien il est important de vaincre la honte et la crainte que nous avons de nous déclarer coupables. — Homel. de Pœnit. et remissione. — Sur le Ps. 106, Confitemini Domino quoniam bonus : que c'est un plus grand péché de refuser de se confesser que de violer la loi.
Origène, Homél. 3 sur le Lévitique. montre qu'il ne faut point rougir de confesser les péchés qu'on a commis, mais seulement de le» commettre. — Il établit la même vérité sur les chapitres 12 et 13 du même livre du Lévitique. — Il en parle encore dans l 'Homél. 2 sur le Ps. 37, et dans l'Homélie 1 sur le Ps. 36, et dans l'Homélie 8 sur les ch. 12 et 13 de S. Luc.
S. Bernard, Epist, 113, expliquant ces paroles du Ps. 95, Confessio et pulchritudo in conspectû ejus, montre combien la confession sincère de nos péchés plaît à Dieu. — Dans ses sentences , rapporte les quatre choses qui empêchent de faire une bonne confession : la honte, la crainte, la présomption et le désespoir. — Id., 1er serm. sur la Circoncision; — sermon sur S. André; — Traité Ad milites Tcmpli.
Hugues de S. -Victor, au ch. 8 du Traité, De remissione peccatorum, établil La nécessité de la confession. — Au livre des Œuvres mélangées, il distingue trois sortes de silence, et trois choses dans lesquelles consiste la confession. — Au titre 100, il marque sept degrés que la confession doit avoir pour être parfaite.
S. Laurent Justinien, traité de la Mort spirituelle de l'âme, parle des
avantages et de la nécessité d'une bonne confession; — ce qu'il fait encore plus amplement dans un autre traité de la Perfection religieuse.
Guillaume de Paris, traité du Sacrement de Pénitence, donne de trèsutiles instructions sur ce sujet, et combat fortement l'erreur de ceux qui soutiennent qu'il ne faut se confesser qu'à Dieu.
[Les livres spirituels]. — Le P. Louis de Grenade, Traité delà Pénitence, donne sept avis pour faire une bonne confession, et marque les défauts qui ont coutume de la rendre nulle.
Le P. Croiset, Réflexions chrétiennes.
Le Pédagogue chrétien, part. 2, ch. 15.
Fulvius Andrarius en a fait un livre entier .
Nicolaus Lancicius, opusc. 12, fol. 146 et 2815. — Opuscul. xm, 12.
Canisius, in Opère calechistico .
Le P. Caussin, dans la Cour Sainte, liv. m, section 9 et 10, traite de la nécessité et de la pratique de la confession.
Le cardinal de Richelieu, livre de la Perfection du chrétien, ch. 12 et les suivants, où il parle de l'institution, de la nécessité, de l'utilité de la confession.
[Les prédicateurs]. — Molinier, sur le 5e dimanche de Carême,
Matthias Faber, In Domin. 3 Advenu, Conc. 6 et 7. — Domin. 3 post Epiph., Conc. 3. — Domin. 3 Quadr., Conc. 6 et 7. — Domin. 4 Quadr., Conc. 3 et 4. — Domin. 13 post. Pentec, Conc. 9.
Le P. Texier, Serm. pour le 3e Dim. de Carême.
Le P. Lejeune.
Le P. Masson, Sermon 15 de l'Avent.
Le P. de la Colombière, au commencement du tome IV de ses Sermons, et de plus dans ses Réflexions chrétiennes.
Joly, Prône pour le b*9 dimanche de Carême, où il parle de la communion pascale.
Le P. d'Orléans, Sermons et Instructions chrétiennes sur diverses matières.
Le P. Maimbourg, Sermon pour le 2e vendredi de Carême.
Le P. Duneau, Sermon pour le 4e vendredi de l'Avent.
Le P. Giroust , Avent.
Le Dictionnaire moral, a deux sermons sur ce sujet.
Discours chrétiens, Serm, pour le 11e dimanche après la Pentecôte.
Discours moraux, Sermon sur ce sujet.
De la Font, Prône pour le dimanche des Rameaux.
[Recueils]. — Grenade, dans ses Lieux communs, Tit. Pœnitcntia et Con/essio.
Raynerius de Pisis, Panthologia, Tit. Confessio, Labatha, Tit. Confessio.
Lohner, Tit. Confessio.
Passages, exemples et applications de l'Écriture.
Vir} sive rnulier, cùm fecerint ex omnibus peccatis quœ soient horninibus accidere, et per negligentiam transgressi fuerint mandatum Domini atque deliquerint, confilebuntur . peccatum suum. Numer. v, 6.
{LeprosusJ adducetur ad sacerdotem, vel ad unum quemlibet filiorum ejus.
Levit. xm, 2.
Filî mî, da gloriam Domino Deo Israël, et confitere atque indica mihi quid feceris, ne abscondas. Et dixit ei: « Verè ego peccavi. » Josue, vu, J9.
Si abscondi, quasi homo , peccatum meum, et celavi in sinu meo iniquitatem meam. Jobi, xxxi, 33.
Sacrificium Deo spiritus contribulatus ; cor contriium et humiliatum, Deus, non despicies. Ps. 50.
Iniquilalem meam annuntiabo, et cogitabo pro peccato meo. Ps. 37.
Recogitabo iibi omnes annos meos in amaritudine animœ meœ. Isaiac, xxxvm,
Prœoccupemus faciem ejus in confessione. Ps. 94.
Di.ri : Confitebor adversùm me injustitiam meam Domino; et tu remisisti impietatem peccati mei. Ps. 31.
Delictum meum cognilum tibi feci, et itiam meam non abscondi. Ibid.
Qui (ih.<,(,initi giclera sua non dirigetur; qui autem confessus fuerit, et reliqueril eat misericordiam consequctur.
Prov. xxviu, 13.
Lorsqu'un homme ou une femme au " ront commis quelqu'un des péchés qui arrivent d'ordinaire aux hommes, qu'ils auront violé par négligence le commandement du Seigneur et qu'ils seront tombés en faute, ils confesseront leur péché.
Tout lépreux sera présenté au prêtre ou à quelqu'un de ses enfants.
Mon fils, rendez gloire au Seigneur Dieu d'Israël; confessez votre faute et déclarez-moi ce que vous avez fait, sans rien cacher. Et Achan lui répondit : C'est la vérité, j'ai péché.
Si j'ai tenu mon péché secret, comme les hommes font d'ordinaire, et si j'ai caché mon iniquité dans mon sein...
Un esprit brisé de douleur est un sacrifice digne de Dieu : vous ne mépriserez pas, Seigneur, un cœur contrit et humilié.
Je déclarerai mon iniquité, et je serai toujours occupé de la pensée de mes péchés.
Je repasserai devant vous toutes les années de ma vie, dans l'amertume de mon âme.
Hâtons-nous de nous présenter devant Dieu, pour célébrer ses louanges et confesser nos péchés.
J'ai dit : Je déclarerai au Seigneur et je confesserai contre moi-môme mon injustice : et vous m'avez remis l'impiété de mon péché.
Je vous ai fait connaître mon péché, ei je u'ni point caché mon injustice.
Celui qui cache ses crimes ne réussira point : mais celui qui les confesse, obtiendra miséricorde.
Ante mortem confitere. Eccli. xvn, 26.
A mortuo, quasi nihil, périt confessio.
Confiteberis vivens, vivus et sanus confiteberis, et laudabis Deum, et gloriaberis in miserationibus illius. Eccli. xvn,
Pro anima tuâ non confundaris dicere verumiest enim confusio adducens peccatum, et est confusio adducens g loriam et gratiam. Eccli. iv. 24.
Non confundaris confiteri peccata tua.
Id. 31.
Creavi fructum labiorum , pacem.
Isaiae, lvii, 19.
Colligata est iniquitas Ephraim, absconditum peccatum ejus : dolores parturientis venient ei. Oseae, xm, 12.
Quodcumque ligaveris super terram, erit ligatum et in cœlis ; et quodcumque solveris super terram, erit solutum et in cœlis. Matth. xvi.
Vade, os tende te sacerdoti, et offer pro emundatione tuâ. Luc, v, 14.
Ite, ostendite vos sacerdotibus. Luc, xvn, 14.
Ecce sanus factus es : jam noli peccare, ne deterius tibi aliquid contingat. Joannis, v, 14.
Sicut misit me Pater, et ego mitte vos. Hœc cùm dixisset, insufflavit et dixit eis : Accipite Spiritum Sanctum ; quorum remiseriti» peccata, remittuntur eis, et quorum retinueriti3 retenta sunt. Id.
xx, 22.
Multi credentium veniebant, consentes et annuntiantes actus suos. Act. xix,
Si confiteamur peccata nostra, (Deus) fidelis est et justus ut remittat nobis peccata nostra, et emundet nos ab omni iniqttitate. I Joan. i, 9.
Rendez-vous à la vérité avant votre mort.
La louange de Dieu, ni la confession de ses propres crimes, ne sont point pour les morts; elles leur sont inutiles. Confessez vos iniquités et les grandeurs du Seigneur pendant cette vie, et vous vous gloriûerez dans ses miséricordes.
Ne rougissez point de dire la vérité, lorsqu'il s'agit de votre âme : car il y a une confusion qui fait tomber dans le péché, et il y en a une qui attire la gloire et la grâce.
Ne rougissez point de confesser vos péchés.
J'ai créé la paix, et elle sera le fruit de vos lèvres (c'est-à-dire d'une humble confession).
Toutes les iniquités d'Ephraïm sont liées ensemble, son péché est réservé dans mon secret ; il sera comme une femme surprise par les douleurs de l'enfantement.
Tout ce que vous lierez sur la terre, sera lié dans les cieux ; et tout ce que vous délierez sur la terre, sera aussi délié dans les cieux.
Allez vous montrer au prêtre, et offrez pour votre guérison ce que Moïse a ordonné.
Allez vous montrer aux prêtres {dit Jésus-Christ a des lépreux).
Vous voilà guéri : gardez-vous de retourner à vos péchés, de peur qu'il ne vous arrive quelque chose de pis.
Je vous envoie, comme mon Père m'a envoyé. Après avoir parlé de la sorte, il souffla sur eux, en disant : Recevez le Saint-Esprit ; les péchés que vous remettrez seront remis, et ceux que vous ne remettrez pas ne seront pas remis.
Plusieurs de ceux qui avaient cru venaient confesser et déclarer ce qu'ils avaient fait de mal.
Si nous confessons nos péchés, Dieu est fidèle et juste pour nous les remettre, et pour nous purifier de toute iniquité.
FIGURES OU EXEMPLES DE L'ANCIEN-TESTAMENT
[Les lépreux] . — Nous lisons dans le Lévitique que celui qui était couvert de lèpre était obligé d'avoir ses vêtements décousus, afin de faire paraître son infirmité : ce qui est une belle figure de ce que doit faire celui dont
l'âme est couverte de lèpre; c'est-à-dire qui est couvert de péchés. Il ne faut point qu'il se fasse de vêtements pour couvrir la honte de ses crimes; il faut au contraire qu'il les découvre et qu'il les confesse. Cacher ses plaies, c'est ne vouloir point guérir; et ne vouloir point guérir, c'est vouloir mourir. Si donc le silence et le secret en cette conjoncture nous causent la mort, il faut conclure, au contraire, que la confession et la déclaration des péchés nous rendent la vie et nous font renaître d'une manière extraordinaire.
C'était au souverain prêtre de l'ancienne loi à juger de ceux que Ton voyait atteints de la lèpre corporelle : et cela les obligeait de se montrer à lui, quoiqu'il ne pût les en guérir; et c'est à cette loi que le Fils de Dieu fit allusion quand il envoya , pour se montrer aux prêtres , les dix lépreux qui s'adressèrent à lui pour être guéris : Ile , ostendite vos sacerdolibus. Maintenant, dans la nouvelle loi, les prêtres sont les juges et tout ensemble les médecins de la lèpre spirituelle, et il n'y en a point qu'ils ne puissent guérir, puisqu'ils ont entre les mains le remède souverain du saug de notre Sauveur. Nous devons donc avoir d'autant moins de honte de leur découvrir tout ce qu'il y a de corrompu en nous, qu'il n'y a d'incurable que ce que l'orgueil et l'amour-propre nous feraient cacher.
[Naaman]. — Quand Elisée fit dire à Naaman de se baigner sept fois dans le Jourdain et qu'il serait guéri de sa lèpre , Naaman méprisa d'abord cet avis, et crut que le prophète se moquait de lui. « Mais , seigneur, lui diton, lorsqu'il se disposait déjà à s'en retourner, si le prophète demandait de vous une chose difficile, il en faudrait passer par-là, et il n'y a rien à quoi vous ne dussiez vous assujettir pour trouver le remède que vous cherchez. Or, puisqu'il vous est seulement ordonné de vous baigner dans le Jourdain, pourquoi négligez-vous un remède aussi aisé, et que vous coûtera-t-il d'en faire l'épreuve ? » Naaman suivit ce conseil , et tout-àcoup il recouvra la santé. — On pourrait dire quelque chose de semblable au sujet de la confession sacramentelle. S'il fallait passer les nuits en de longues et pénibles veilles, s'il fallait vous dépouiller de tous vos biens et en faire des aumônes, s'il fallait traverser les mers, livrer votre corps à toute la rigueur du fer et du feu , pour obtenir le pardon de vos crimes , vous devriez en passer par où on voudrait , et subir toutes les conditions les plus rudes : à plus forte raison, quand il ne s'agit que de confesser vos péchés avec une sincère douleur.
[Dieu exige l'aveu]. — C'est une chose remarquable que, dans la loi de nature et dans la loi écrite, Dieu a toujours exigé des pécheurs l'aveu et la confession de leurs crimes avant de leur en accorder le pardon. C'est pour cela qu'au sentiment de quelques SS. Pères , quand il interrogea Adam et Èye après leur transgression, ce n'était pas qu'il ignorât leur crime, mais t qu'il voulait qu'ils le confessassent eux-mêmes , dans la vue de leur
remettre toutes les peines dont il les avait meuacés, si, au lieu de le cacher et de l'excuser, comme ils firent, ils l'eussent avoué de bonne foi. Les mrmes SS. Pères disent la même chose de Gain. De même , nous voyons dans la loi écrite que , quand le peuple de Dieu a reconnu et confessé son infidélité, il en a aussitôt accordé le pardon , et fait cesser les fléaux de sa justice. Comme quand, après leurs murmures contre Moïse, il envoya des serpents dont la morsure causait une douleur semblable à celle que cause le feu, et dont plusieurs mouraient, ce peuple eut recours à Moïse, confessa le tort qu'il avait d'avoir murmuré contre lui, et aussitôt le châtiment cessa. Il y a dans l'Écriture une infinité d'exemples de cette nature qu'il serait trop long de rapporter.
[David]. — Nous apprenons pourtant, de l'exemple de David, que, quoique Dieu pardonne le péché quant à l'offense, après une humble confession et une sincère douleur, il ne laisse pas de le punir par des peines temporelles. Ce prince , après l'adultère et l'homicide qu'il avait commis , fut repris et averti de la part de Dieu par le prophète Nathan. Il ne dissimula point ses crimes , quelque honteux et horribles qu'ils fussent ; et aussitôt il entendit de la bouche de ce même prophète le pardon que Dieu lui accorda : Translulit quoque Dominus peccatum tuum. Mais ce fut avec cette restriction , que l'enfant conçu par un crime mourrait , et que les fléaux de la justice divine ne cesseraient point que les péchés de ce roi ne fussent entièrement expiés.