‹ La bibliothèque des prédicateurs (volume 3)Chapitre 44 sur 55 · XVIII. — Sur les illusions de la conscience · texte numérisé non relu

XVIII. — Sur les illusions de la conscience

1°. On la flatte, et l'on ne se croit pas si criminel que l'on est;

2°. On Tendort et on l'assoupit;

3°. On l'étouffé et on l'éteint tout-à-fait.

XIX. — Il y a particulièrement trois états où peut se trouver une conscience qui a besoin de conduite pour sortir du malheur où elle s'est engagée :

Le premier est celui d'une conscience mauvaise, perdue, et, comme parle l'Apôtre, cautérisée, que l'on peut s'efforcer de guérir par les remords qu'un reste de lumière fait encore sentir de temps en temps;

Le second, celui d'une conscience qui est dans l'erreur, et qui se conduit par de fausses maximes : il faut la redresser par les lumières de l'Évangile et de la parole de Dieu;

Le troisième enfin, celui d'une conscience embrouillée et dans l'embarras, qui ne se connaît pas elle-même, mais qui n'a besoin que des lumières de la raison pour concevoir l'intérêt qu'elle a à mettre ordre aux affaires de son salut.

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