XVII. — Trois caractères de la fausse dévotion
Le premier est l'indiscrétion et le contretemps.
Le second est un zèle amer dans nos avertissements, nos corrections, etc.
Le troisième, l'orgueil et la passion de dominer dans les choses de piété.
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Les Sources.
[Les SS. l'eus. | S. Augustin, aux livres De la vraie religion el De la vie bienheureuse, parle de la dévotion an Bons on nous la prenons. — Il en parle enoore aux livrée 10 el 11 de la Cité de Dieu.
S. Chrysostôme, sur le chap. 8 'I-1 s. Matthieu, montre que rien n'esi plus important, pour nous portera la piété, que l'humble reconnaissance d*s dons de Dieu. — Sur le chap. 13, que les chrétien! vrais [sraélites, qui doivent célébrer un sabbal perpétuel, el que la voie de Dieu est moins pénible que celle du monde. — Sur le chap. 14, qu'il est indigne d'un chrétien de servir Dieu pour les choses temporelles. — Sur le chap. 21, excellente comparaison (tes gens du monde avec les religieux el les solitaires. — Sur le chap. 22, il propose encore aux chrétiens l,i \ ie des solitaires pour les exciter à la piété. Même sujet sur le chap. 23.
S. Bernard , dans les Sermons sur l'Ascension , montre comment la dévotion rend faciles tous les exercices de piété. — Livre 1 de la Considération: combien les trop grandes occupations extérieures nuisent à la dévotion. — Sermon 10 sur les Cantiques: douceur de la contemplation. — Sermon 22 sur les mêmes Cantiques : qu'il ne faut point se désister de ses exercices de piété pour n'y pas trouver du goût et de la douceur. S, -nu. 52 sur les Cantiques : que la présence de Dieu est le meilleur moyen d'exciter et d'entretenir l'esprit de dévotion.
S. Bonaventure, dans ses Traités spirituels ,~Ft particulièrement dans celui des Six ailes des Séraphins, parle de plusieurs effets de la dévotion.
S. Laurent Justinien, dans ses traités de la Discipline monastique, et de V Union de l'âme arec le Verbe divin, en parle amplement.
Bichard de S. Victor, sur les Cantiques, et dans le traité De l'instruction de l'homme intérieur, n.
[Livres Spirituels el antres.) — S. François de Sales, dans le livre admirable de Y Introduction à la vie dérote, fait voir la nature, les propriétés et l'excellence de la dévotion; et ensuite comment l'âme dévote s'élève en Dieu par l'oraison, par l'usage des sacrements. Ecfin, il traite de la pratique des vertus chrétiennes, sans lesquelles on ne peut être véritable-
ment dévot : de manière que ce seul livre instruit de tout ce qu'on peut souhaiter sur ce sujet.
Grenade, dans sa 2e partie, chap. 2 et 3, parle des tentations des âmes dévotes et des empêchements de la dévotion, chap. 3i, etc.
Le cardinal Bona, De disciplina psallendi .
Le R. P. Masson , général des Chartreux, donne l'idée de la vraie dévotion, dans son livre de Y Introduction à la Vie religieuse.
Le cardinal Bellarmin, dans l'opuscule De ascensione mentis in Dedm, donne le moyen de s'élever continuellement en Dieu et de mener une vie contemplative.
Le P. Guilloré, Maximes spirituelles, Maxime 4, montre qu'il ne faut pas toujours conduire une personne à la perfection, c'est-à-dire à la dévotion la plus élevée. Et, dans la maxime suivante, qu'il faut la conduire à la perfection de son emploi et de son état. — Maxime 7 : des austérités du corps ; quand et comment elles sont nécessaires à la dévotion.
Jacobus Alvarez, tome 3, part. 3, a fait un ample traité de la dévotion, où il examine tout ce qui regarde cette vertu.
Suarez, De Religione, ri, tract. 3, traite ce sujet à fond et en théologien.
Lessius, De Justifia et jure, livre 2, chap. 37.
Rainerius de Pisis, tit. Devotio.
Le P. Gaussin, dans la Cour sainte, traité 2, maxime 9, parle de la fausse dévotion et de toutes ses espèces; de la dévotion noire, chagrine, superstitieuse, affectée, hypocrite, etc. — Dans la Maxime suivante, il parle de la dévotion solide.
Le P. d'Argentan, Capucin, dans ses Conférences théologiques et spirituelles sur les grandeurs de la Vierge, Conférence 23, art. 1, 2, 3, défend la dévotion contre les accusations des libertins et des personnes qui ne la connaissent point. — Conférence 30, art. 10, il parle de la nécessité et de l'usage de cette vertu.
Le P. Cordier, Famille sainte, chap. 31, combien la dévotion est nécessaire clans une famille.
Le P. Dozenne, liv. de la Morale de Jésus-Christ, art. G.
Le livre intitulé Y Ecole de Jésus-Christ, par F. Péan, docteur en théologie, chap. 7.
Le P. Croiset, Réflexions spirituelles, assez long chapitre sur la fausse piété. — Au chap. suiv., il traite de la véritable dévotion.
[Les Prédicateurs.] — Dans le Dictionnaire moial, il y a deux sermons sur ce sujet.
Sermons imprimés sous le nom du P. Bourdaloue, le merc. de la 3e sem. du Carême.
Le P, Giroust, mardi de la 2e sem. du Carême.
Sermons sur tous les sujets de la inorale chrétienne.
r.vn \on \ i • 1 1 1 : i roi ikmk.
Maimbourg donne l'idée de la véritable dévotion dans cello de Maine :ni\ pieds de Jésus-Christ (lundi de la Semai] Saint*
Le P. Grisel, Carême, a le m \me de i et la même idée ur SI doloine.
Dans les Discours chrétiens , 5" dimanche aprè la Pentoc, il y en a un sur les sentiments que la vraie ri ligion doit in ipirer a l'homme chrétien.
Tous ceux qui ont parlé de l'hypo cri io ont au si parlé indirectement de la v paie dévotion.
[ItiTiii'ik] — Louis de Grenade, Lieux communs, titul. Dévot io. Busœus, Viridario, en a pari-'' le plus amplement. Les autres compilateurs, sous lo titre Religio.
I III-
Passages, exemples et applications de l'Écriture.
Quàm magna multitude dulcedinis tuœ, qiuim abscondish fimentibus te! Ps. 30.
Inebriabuntur ab ubzriate domûs tuœ, et torrente votuptatis tuœ potabis vos. Ps. li.'j.
Omnia ossa mea dirent : « Domine, quis similis tut? » Ps. 34.
Lex Dei in corde ipsius. Ps. 3G.