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PIÉTÉ, VRAIE ET FAUSSE DÉVOTION

Ce sujet, que presque nul prédicateur ancien n'a traité, est devenu en ce temps fort commun. Les SS. Pères mêmes n'ont parlé de la dévotion, au sens que nous la prenons, que sous le nom de vertu et dévie chrétienne. Aujourd'hui où tous les prédicateurs abordent davantage la morale, ils n'ont garde d'oublier une vertu qui tient le premier rang entre celles qu'on appelle morales.

Pour rendre ce sujet plus utile, nous traiterons de la Dévotion , non pas dans le sens où on la prend communément , pour une affection à la prière ou pour les tendres sentiments que les personnes de piété goûtent dans V exercice de V oraison mentale, mais pour la profession publique que l'on fait de remplir les devoirs d'un fidèle et fervent ehrétien , et de pratiquer les bonnes œuvres : car c'est ce qu'on appelle être dévot ou être dans la dévotion.

Or, comme il est aisé et même qu'il n'est que trop ordinaire de s'écarter de la véritable route, de s'abuser, et d'en imposer aux autres en ce point , à cause que cette vertu est placée entre des extrémités qui sont des vices dangereux et infiniment à craindre, nous parlerons aussi des défauts de la dévotion; nous donnerons les marques et les caractères de la vraie et de la fausse. Pour ce qui est de l'hypocrisie, vice qui lui est le plus opposé, et qui donne si souvent occasion de censurer et de rendre suspecte la plus sincère et la plus édifiante piété, nous en ferons un titre séparé, aussi bien que de la ferveur, parce qu» ces deux sujets fournissent assez de matière. Enfin , comme la médisance ne peut tarir quand elle est une fois sur ce chapitre, nous fournirons à un prédicateur zélé assez de quoi défendre la dévotion et de quoi instruire ses auditeurs de ce qu'il faut fuir ou pratiquer pour être véritablement pieux et fervent.

Desseins et Plans.

I. — On peut prendre pour dessein d'un discours. — 1°. De défendre la dévotion contre les libertins et les impies, qui , n'ayant aucun sentiment de piété, s'efforcent de la décrier par des railleries sanglantes et par des discours impies, de tourner en ridicule ceux qui en font une profession déclarée ; — 2°. De consoler ceux qui se sentent piqués par ces discours scandaleux, et qui pourraient se retirer du service de Dieu, ou abandonner leurs saintes pratiques, par la crainte d'une si opiniâtre persécution.

Dans le 1er point, on peut faire voir — 1°. La témérité des jugements que font les libertins des personnes dévotes, et de la mauvaise idée qu'ils se sont formée, et qu'ils tâchent d'inspirer aux autres sur la dévotion, Si c'est entreprendre sur les droits de Dieu de juger de l'intérieur de son frère , quand même il y a quelque sujet de blâmer l'action qui paraît au dehors, à moins qu'elle ne soit tout-à-fait inexcusable, à plus forte raison de juger mal de l'intention quand le dehors paraît bon et irrépréhensible. Quoi! la charité nous oblige d'excuser du moins l'intention, quand le fait ne peut être loué et approuvé; sera-t-il donc permis de croire que l'intention est mauvaise quand l'action extérieure est dans l'ordre , tel qu'est le culte qu'on rend à Dieu, l'exactitude dans les devoirs de la religion, la fidèle observation des lois de Dieu , ou l'inclination qui porte certaines personnes aux exercices de la piété ? S. Paul accuse ceux qui jugent mal de leurs frères, sur les seules apparences, d'être eux-mêmes coupables du mal dont ils accusent les autres : qu'aurait-il pu dire de ceux qui en portent un jugement si désavantageux, sur des actions non-seulement innocentes, mais pieuses et saintes? N'est-ce pas avoir le jugement perverti, et faire comme ceux qui voient tous les objets de la même couleur que le verre à travers lequel ils les regardent? C'est-à-dire qu'ils jugent de tout le monde par la disposition où est leur propre cœur: ils sont impies, c'est pourquoi ils soupçonnent tout le monde d'impiété. — 2°. Leur jugement et leur soupçon est non-seulement téméraire, mais injuste: car je leur demande si, pour avoir été trompés de quelque marchand, ils sont en droit d'accuser tous les autres de fourberie, s'il s'est trouvé quelques juges corrompus, quelques ecclésiastiques ou quelques religieux déréglés, serez-vous bien fondés d'accusertous les juges de corruption, tous les ecclésiastiques d'être indignes de leur caractère ? Comme ce serait un raisonnement pitoyable de tirer

l'Ai; M. i: Al 'Il T. I ■ i ; l . M 1 1 . i : .

une coni équ ince générale de dé ordre de quolques-un , ce D'en peul une plus raisonnable de conclure do l'abus que quelques-uns font de la dévotion que tous les dévots sont hj pocrites ouintéri en malhonnêtes et insupportables, ennemis de la lociété humaine; el enfin qu'il u'j n pôinl de dévotion sincère ni de véritable piété. S. Augustin raisonne bien autrement : aus irai onne-t-il en théologien lairé. [1 dit que la vérité précède le mensonge, etla sincérité la fourberie; et qu'ainsi on ne saurait pas qu'il y eût de Eaux dévots, si l'on ne savait qu'il y en s de véritables; ni qu'il y aurait des abus dans la dévotion, si l'on n'était convaincu qu'il y a des gens qui en font un bon usage. — 3°. C'est ordinairement une malignité d'esprit dans les libertins, de parler mal de la dévotion, et de railler ceux qui en font une profession publique. Car par-là que prétendent-ils, sinon excuser leurs désordres, et Caire croire que les plus dévots, qu'on regarde comme les plus gens de bien, et les chrétiens les plus réguliers, ne sont i>;is meilleurs qu'eux, mais plus adroits à cacber leurs dérèglements? Ils ne cherchent donc qu'une excuse ou un prétexte clans leurs désordres, et croient l'avoir trouve quand il est arrivé quelque faiblesse clans les personnes qui étaient regardées sur le pied de dévotes : c'est pourquoi ils les mettent en jeu, et s'en divertissent dans toutes les compagnies, et croient être en droit de décrier la dévotion et tous les dévots.

Dans le Z* point, il est question de consoler ceux qui font profession de piété et de les fortifier contre les discours des libertins. Et pour cela. — 1°. Il les faut exhortera souffrir cette persécution pour Dieu, en leur mettant devant les yeux et rappelant à leur esprit que , la religion chrétienne ayant dès sa naissance été persécutée tant de siècles , il ne faut pas s'étonner que la dévotion, qui en est un acte et un aveu public, lorsqu'onla suit et qu'on en pratique les maximes, est persécutée par les langues des libertins, comme la véritable religion l'a été par les tyrans ; que, comme on accusait autrefois les chrétiens des crimes les plus atroces, maintenant il n'y a point de vice dont on n'accuse faussement les dévots ; et enfin, que c'est en cela que nous devons témoigner notre courage et notre fidélité au service de Dieu, de souffrir constamment les railleries des impies, puisque nous devons être prêts à souffrir la mort et tous les supplices pour son amour. — 2°. 11 faut leur représenter qu'ils peuvent tirer des railleries et des discours outrageux des impies une salutaire instruction : car, s'ils ont quelqu'un des défauts dontonles accuse, ils s'en doivent corriger; ets'ils ne les ont pas, c'est une occasion de mérite et de s'avancer dans la vertu. — 3°. Ils peuvent encore se consoler en ce point, d'être semblables à Jésus- Christ.

IL — Voici un autre dessein approchant du précédent. 1°. 11 y a des personnes qui blâment et condamnent la dévotion , et contre ces personnes, il faut entreprendre sa défense ; — 2°. 11 y en a d'au-

très qui la craignent et qui appréhendent de s'y engager, à cause delà gène et de la contrainte qu'on s'imagine en être inséparable

Première Partie. — Onlaregarde comme injurieuse à Dieu, en l'accusant d'hypocrisie et de n'être pas sincère. Qui les en faitjuges? et par quel droit prennent-ils cette qualité, puisqu'il n'appartient qu'à Dieu de juger du cœur et de l'intention? S'il y a des dévotions fausses , cela empêche-t-il qu'il y en ait de véritables? De plus, on l'accuse d'être incommode au prochain: et pour réfuter cette fausse accusation, il faut faire voir qu'elle consiste particulièrement dans la charité, et qu'elle a toutes les qualités que S. Paul donne à cette aimable vertu. Enfin , on l'accuse d'être indulgente à soimême , sensible et délicate : au contraire, il faut montrer qu'elle est sévère à elle-même, et qu'elle ne peut être sans mortification.

Deuxième Partie, — qui regarde ceux qui appréhendent de s'y adonner, à cause de la gène et de la contrainte qu'il y a de s'assujettir à tant de devoirs et de pratiques. Il faut montrer qu'il y a infiniment plus de gêne au service du monde qu'au service de Dieu , et que Dieu est un bon maître , qui adoucit tous les travaux qu'on entreprend pour son amour.

III. — On peut faire voir en quoi consiste la véritable dévotion : d'où il sera facile de reconnaître la fausse, et d'en juger par rapport àno us-mêmes et par les effets.

Premièrement : — La véritable dévotion est celle qui nous détache de l'affection de toutes les créatures, qui nous retire des compagnies mondaines; qui nous inspire un généreux mépris des grandeurs, des richesses, des pompes, des plaisirs et de tous les amusements du siècle. Avant d'en être venus là, nous ne devons pas nous imaginer que nous soyons véritablement dévots, et, à moins que d'y voir ces marques, nous avons toujours un juste sujet de la tenir pour suspecte.

Secondement : — La véritable dévotion nous attache à Dieu et à son service par un culte sincère qui procède du cœur, et par une profession déclarée, fidèle et constante.

Troisièmement : — Elle s'applique particulièrement à régler l'intérieur, à dompter nos passions, à renoncer à nos intérêts et à notre propre volonté; et, en un mot, c'est un véritable renoncement à nous-mêmes pour être entièrement à Dieu, par un entier dévouement, d'où est venu le nom de Dévotion.

IV. — La dévotion, selon S. Bernard, étant une vertu propre du cœur, lies est cordis gratta devotionis, elle doit avoir les qualités du cœur et participer à ses fonctions: et par conséquent,

1°. — Comme le cœur est caché et au-dedans de nous-mêmes, la dévo-

tion doil avoir son principe dans l'intérieur, et, comme parle l Evangile, ne Be produire au dehors que de l'abondanoe du cœur. San cela, ce n'i I qu'affectation, hypoorisie, voile el masque de piété.

v". — Comme le cœur est réglé, consi;uil <•! uniforme dant iei mouvements el dans ses opérations naturelles, la piété el ta véritable dévotion doit être réglée dans ses bonnes œuvres, dans mi prières, dans le culte qu'elle rend à Diei el dans les services qu'elle doii au prochain: car ce qui n'a poinl de règle e1 ce qui ue se Eai1 que par caprice ne peut able à Dieu.

Y. — Une âme vraiment dévote est semblable à ces vierges sages de l'Evangile, lesquelles eureni grand soin de bien entretenir leurs lampes.— 1°. La lumière qui éclaire une personne Bincèrement dévote est une

haute estime de Dieu, qui fait qu'on s'estime heureux etinfiniraent honore': d'être à son service , qu'on s'en déclare, qu'on en fait gloire, et qu'on le fait connaître dans toutes les rencontres.

'-'". — L'ardeur dont une âme brûle, est une grande ferveur à son ser- \ ice, qui nous porte à toutes les actions par lesquelles on peut l'honorer, et à vaincre toutes les difficultés qui s'opposent aux desseins que nous avons de travailler à sa gloire. — Ce sont les deux parties qui composent la vraie dévotion, et les deux marques ou les deux effets de l'esprit de Dieu : au lieu que l'aveuglement et la froideur en matière de piété marquent qu'on en a peu ou point du tout.

VI. — Trois sortes de personnes décrient la dévotion : — 1°. Les libertins qui en font des portraits affreux et nullement ressemblants , afin d'excuser par-là leurs vices et leurs désordres ; — 2°. Les hypocrites , qui en font naître une mauvaise idée, en couvrant leurs dérèglements secrets d'un voile de piété affectée ; — 3°. Les personnes lâches et indifférentes , qui la font trop gênante et trop austère, et se rebutent sous ce prétexte. — Or, il faut réfuter les premiers en faisant voir la malignité de leur dessein. Il faut confondre les seconds, et montrer qu'ils estiment eux-mêmes la piété puisqu'ils tâchent de s'en couvrir. 11 faut, enfin, désabuser les troisièmes en faisant voir qu'elle n'est point si gênante qu'ils se l'imaginent.

VII. — Voici trois vérités qui sont comme liées ensemble, et qui suivent les unes des autres, dont on peut faire les trois points d'un discours, en les étendant et les prouvant chacune en particulier.

La première. — La dévotion n'est point véritable si elle n'est dans le

cœur. Cotte vérité est constante: la spiritu et veritate oportet adorare. (Joan. IV.) Sans cela, c'est une dissimulation et une hypocrisie abominable aux veux do Dieu.

La seconde: — La dévotion n'est pas véritablement dans le cœur si elle ne passe au-dehors par un culte extérieur, c'est-à-dire si on ne s'acquitte extérieurement des devoirs et des exercices de piété auxquels la religion nous oblige.

La troisième : — Elle n'est point agréable à Dieu ni édifiante aux yeux du prochain si elle n'est proportionnée à notre état et à notre condition.

VIII. — On peut encore étendre les trois autres vérités suivantes , et en composer un discours.

1°. La dévotion est propre à tous les états et à toutes les conditions : et cependant plusieurs la renvoient dans les cloîtres, comme n'étant que pour les religieux.

2°. Elle est pour tous les âges: et on la remet à la vieillesse.

3°. Elle est pour toutes sortes d'esprits : et on se persuade qu'elle n'est que pour les simples.

IX. — Quoique la dévotion ait des traits équivoques et que la fausse contrefasse si bien la véritable qu'on ait de la peine à distinguer l'une de l'autre, en voici cependant de si bien marqués, et si propres de la vraie piété, qu'il est difficile de s'y méprendre.

Le premier est un généreux désintéressement, par lequel une âme ne cherche que Dieu, sans aucune vue temporelle, et sert le prochain sans en attendre aucune récompense, La fausse dévotion, au contraire, est toujours intéressée, et par-là c'est avec juste raison qu'elle nous devient suspecte.

Le second, c'est une humilité sans affectation, lorsqu'une personne ne recherche point les actions d'éclat, mais s'applique aux exercices de piété les plus simples ou les plus humiliants.

Le troisième est une charité cordiale, qui prendtoute la sévérité pour soi, et n'a que de l'indulgence pour le prochain. ( Bourdaloue, 3e Jeudi de Carême).

X. — Il y a particulièrement deux grands défauts qui dérèglentla dévotion, et qui marquent qu'elle est fausse et qu'une personne est dans l'illusion.

Le premier est d'observer scrupuleusement le conseil, tandis qu'on viole impunément le précepte ; ou bien de préférer l'accessoire au prin-

P \i: \«.i: \ iii i . PRSMIKR.

cipal, el ce qui es! de peu d ni équence s ce qu'il j 0 de plui important.

Ce second i de chorcher la ainteté e1 le perfection hors de son état, en sorte qu'on mesure saoondition par sa dévotion, au lieu de mesurer sa dévotion p: r so condition. (Giroust, Sermon sur la vraie-it fa fausse /'"'■''■i.

\l. — on pciil encore remarquer trois sortes de personnes qui abu cni île la dévotion, e1 ru qui elle est défectueuse.

Les premiers sont ceux qui manquenl au principal, qui prennenl l'ombre pour le corps, l'apparence pour la vérité, les moyens pour la lin, les accidents et les dehors pour la substance. Et ce sont ceux qui ne b 'appliquent qu'à l'extérieur qui abandonnent (nul le solide, qui es1 charité, h les autres vertus essentielles, pour s'attacher à <!•' menues pratiques, ei à des amusements qui 1 iennent quelquefois de la superstition. Ce soni des esprits

faillies.

Les seconds, ceux qui, sous prétexte de ne chercher que le solide et ce qu'il y a de plus essentiel, méprisent tout l'extérieur, et veulent que leur piété se renferme tout entière au-dedans. Ceux-là sont dans une erreur

manifeste : ce sont des dévots suffisants, qui dédaignent les pratiques communes.

Les troisièmes, se forment de la rencontre des deux autres, et abusent de la dévotion pour couvrir leur oisiveté, et, aussitôt qu'ils se sont érigés en dévots, ne font plus rien de ce qu'ils devraient faire selon leur état et leur emploi.

XII. — La religion renferme deux devoirs essentiels: l'un envers Dieu, l'autre envers le prochain. — 1°. Nous devons à Dieu de l'amour, un culte souverain et un sacrifice entier de nous-mêmes et de toutes nos puissances: c'est ce que nous lui rendons par la dévotion intérieure. — !2". Nous devons au prochain des exemples de vertu et de piété, et c'est de quoi nous nous acquittons en remplissant tous les devoirs d'un véritable chrétien, avec une dévotion exemplaire, qui pour cet effet doit paraître ;t l'extérieur.

XIII. — Nous sommes d'ordinaire présomptueux dans notre propre dévotion, et téméraires dans le jugement que nous faisons de celle des autres. Ce sont les deux défauts qu'on peut combattre par ces deux propositions.

La première : — Qu'il faut nous défier de notre dévotion propre, à cause des illusions où nous pouvons tomber et des défauts que nous y pouvons avoir sans les connaître.

La seconde: — Qu'il faut être extrêmement retenu dans Les jugements que nous faisons de la dévotion des autres, pour ne la pas accuser ou soupçonner d'hypocrisie.

On peut montrer dans les deux parties d'un discours.

XIV. — 1°. Que tout le monde peut pratiquer la dévotion, parce qu'elle est proportionnée à tous les états, à tous les emplois et à toutes les conditions.

2°. Qu'il y a, dans chaque état, de grands secours qui nous la facilitent, des grâces, des occasions de témoigner à Dieu notre fidélité, et des moyens propres pour nous acquitter de nos devoirs: et par conséquent que nous ne pouvons avoir de prétexte de nous en dispenser.

XV. — Le défaut le plus ordinaire, dans la dévotion, est d'être mal réglée. En voici les marques, auxquelles il faut ajouter autant de remèdes.

1°. Quand on s'attache aux œuvres de surérogation et de conseil, et qu'on néglige celles qui sont d'obligation et propres à son état.

2°. Quand, au lieu de pratiquer avec fidélité les grands préceptes, on s'arrête et on s'attache aux choses plus légères et les moins considérables.

3°^ Quand on est changeant et inconstant dans ses devoirs et dans ses pratiques.

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