NODS MANGERONS LE MONDE ET LES ROIS SE TAIRONT
Gravure frontispice du livre intitulée Cassandre, ou quelques réflexions sur la Itévolution française. Pai' A. Danican. (Juillet 1798.)
Descript. : Mausolé, avec cette inscription : « A Marat, Danton, BUIaud, Talien, Chénier, Legéndre, Louvet, Rewbell, Duhem, Barras, Merlin, Bonnier, Jean de Brie, etc., etc. Fondateurs de la République, la Patrie reconnaissante. — Règne de Robespierre. — 2 septembre 1792.
Sous ce mausolé, des monceaux de têtes de mort. A droite, rotonde sur laquelle est écrit : Convention nationale. Au milieu, et sur le premier plan, un séide de Robespierre s'apprête à manger le monde, représenté par un globe terrestre.
(Hauteur 0",184, sur 0»»,087, y compris la ligne).
L'AUTEUR (Maton de la Varenne) ÉCHAPPANT AU MASSACRE QUE MARAT PRÊCHE SUR DES CA- DAVRES.
Allégorie d'une scène des massacres de septembre 1792, pour le livre intitulé : Les crimes de Marat et des autres égorgeursy ou ma résurrection.
(Hauteur O'-jOSô, sur 0«,057).
LE CALCULATEUR PATRIOTE. — Descript. : Un homme assis devant une table sur laquelle sont six têtes humaines, suppute le nombre des victimes :
Qui de 20 paye
reste 1A Près du calculateur, un livre sur lequel on lit : Proscription. Divers autres accessoires. (Haut. 0'",245, sur0'»,17â.)
ALLËGORIBS. 453
. Cette gravure a été publiée dans différentes proportions, et avec des variantes dans la supputation.
On a voulu voir dans ce personnage un Marat, aussi la voit-on rigûrer dans la collection des pièces relatives à Marat, au Cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale, ce qui nous oblige de la signaler pour désabuser les collectionneurs.
Dans le Courrier des 83 départements^ du 26 février 1793, Gorsas, parlant des Jacobins et des Cordeliers, écrivait en note : u Les mêmes hommes qui triomphent aujourd'hui avaient fait faire une gravure représentant BABÈMEy calculant sur son bureau les têtes déjà coupées^ et sous cette gravure était écrit : Qui de 20 paye 6
reste 13 (La planche a été corrigée). »
Nous pensons qu'il ne reste plus d'équivoque, c'est aux amateurs à se tenir pour informés.
MARAT PRÉCIPITÉ DANS LES ENFERS. Dessin à la plume, lavis à l'encre de chine, rehaussé de blanc, d'une charmante exécution. Haut. 0"\182, sur 0",236.
Descript. : A droite les Champs-Elysées, à gauche l'enfer et ses furies. Au moment où Marat s'apprête à entrer dans le séjour des gloires immortelles, Jean- Jacques Rousseau le repousse, en lui montrant au ciel la Vérité dont le miroir lance la foudre sur la tête de Marat, qui retombe, entraîné par les furies, dans les flammes du Tartare.
ATTAQUE DU CAMP DE GRENELLE, par les enfants perdus de Drouet. — Sur l'un des étendards on lit: Vive
Uaral. (Scène allégorique du 23 fructidor an IV.) — Hauteur 0",089, sur 0-,055.
« UN S\NS-CDLOTTE, instrument de crimes, dansant au milieu des horreurs, vient outrager l'humanité pleurante auprès d'un Cénotaphe. Il croit voir les ombres des victimes de la Révolution dont une (Louis XVI) le saisit à la gorge. Cette eflrayante apparition le suffoque et le renverse »•
(Des poches du Sans-Culotte sortent divers journaux, dont celui de Marat).
IL FAIT NAITRE LES FLEURS, ET BRULE LES SOUCIS. Descript. : Le Génie de la « monarchie libre » indique de son épée un temple sous lequel est le buste de Louis XVI; de la main gauche, il tient une torche avec laquelle il brûle les écrits des révolutionnaires, dont ceux de Marat.
Frontispice de 0",0S9 de haut., sur 0",140,