‹ La Bibliothèque nationale à Paris. Notices et extraits des manuscrits que concernent l'histoire de Belgique (volume 2)Chapitre 108 sur 128 · Clialon, Orange, Nassau · texte numérisé non relu

Clialon, Orange, Nassau

Gros volume en pjipier, relié en parehcinin, non colé, écriture du XVII' siècle.

Recueil de pièces, mémoires et factums, en copie, concernant les maisons de Clialon-Orange et de Nassau , et principalement la propriété de la terre de Chàteau-Bélin, qui avait été déjà revendiquée contre le domaine par le prince d'Orange Guillaume le Taciturne, et qui en 1611 était de nouveau contestée par son fils, le prince Philippe-Guillaume, devant le grand conseil de Malines, comme on le voit par la minute d'une lettre du grand conseil au conseil des finances , du 29 décembre de cette année, laquelle fait partie du Recueil.

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Ces pièces sont des XIV'«, XV" et XV1« siècles. Les suivantes ont de 1 intérêt pour notre histoire :

I. — Lettres patentes de Charles-Quint données à Bruxelles le 14 mai 1344, par lesquelles, à la supplication du prince d'Orange, comte de ïNassau, etc.. chevalier de la Toison d'or, gouverneur et capitaine général de Hollande et dUtrecht, il lautorise à disposer, par testament, de tous ses fiefs, terres, héritages et autres biens situés et gisans « es pays de par )) deçà. »

II. — Testament de René de Chalon, prince dOrange. fait au camp de l'empereur, à Richemont, le 20 juin 1344. Il veut avoir sa sépulture en 1 "église collégiale de Notre-Dame de Breda, en la chapelle où son père est inhumé, ou en l'église de Xoseroy. Sil ne laisse pas d'enfant légitime, il institue son héritier universel le fils aine de son oncle le comte Guillaume de INassau. A Palamède. son fils naturel, il donne I.SOO livres de rente perpétuelle. Il donne 300 livres de rente à Alexis, bâtard de Nassau, S"^ de Corroy, et à dame Elisabeth, aussi bâtarde de Nassau, femme de messire Jean de Renesse, S"^ de Maele.

III. — Lettres patentes de Charles-Quint données en son camp devant S'-Dizier. le 14 juillet 1344. par lesquelles il confirme et ratifie le testament militaire fait, le même jour, par messire René, prince d'Orange, chevalier de la Toison d'or, chef et général de 1.000 chevaux et de vingt enseignes de piétons bas-allemands, étant atteint d'un coup d'artillerie tiré de dedans la ville. L'empereur veut que ce testament sorte son effet, aussi bien aux Pays-Bas qu'au comté de Bourgogne. Une des conditions qu'il y met est que le prince n'aura « légaté aucuns biens immeubles au profit » des cloistres. » Lue autre est qu'il n'aura disposé d'aucun bien devant retourner au domaine.

I\'. — Acte de l'ouverture dudit testament faite, le 26 juillet 1 344. devant la reine de Hongrie, y appelés et présents Philippe de Croy, duc d'Arschot. Antoine de Croy, S'^ de Sempy, chevaliers de la Toison d'or, Louis de Schorre,chef et président du conseil privé, Claude Bouton. S"" de Corbaron. Philippe Nigri ^ archidiacre de Térouane. conseiller d'Etat et chancelier de la Toison d'or, et Englebcrt Vanden Daele, chancelier de Brabant. Le testament fut présenté, de la part de la princesse douairière, par Jean de Renesse, chevalier, S'' de Maele, drossard et lieutenant des fiefs de la

terre de Breda , et M« Hugues de Maubus. licencié es lois, conseiller de feu le prince d'Orange.

V. — Lettres patentes de Charles-Quint données à Bruxelles le 21 février 1344, style de Brabant (la4o), sur la remontrance qui lui a été faite delà part du comte Guillaume de Nassau, au nom du prince d'Orange, son fils, héritier universel de feu René, prince d'Orange et comte de Nassau. Le comte demandait main-levée et jouissance des terres de Chàteau-Bélin , Orgelet et du partage d'Auxerre en la Saunerie de Salins dont ledit feu prince jouissait au jour de son trépas : l'empereur, après avoir pris l'avis des conseils privé et des finances, « déclaire que à bonne et juste cause il a faict applic- » quer à son demaine du conté de Bourgoingne lesdictes terres de Chas- » teau-Bélin. Orgelet et partage d'Auxerre, sans estre tenu ne obligé d'en » donner main-levée: néantmoins, si le prince d"Orenges,ou .son père et » tuteurs, veulent maintenir estre fondez èsdicles terres et seignouries , » S. M. est contente de mectre l'alfaire en justice par-devant ceulx du par- » lement à Dole, ou ceulx du grand conseil à Malines , etc. »

(^e Recueil parait provenir des archives de la chambre des comptes de Lille. La plupart des pièces portent des annotations de la main d'un des Godefroy.

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