Mémoires du règne du roi François I
Iii-fol , |i;ip., rv\. en niaroq., avec filets el vignclles, 89 feuillets.
Recueil de lettres, la plupart originales et adressées au maréchal de Montmorency.
Il y en a plusieurs de Charles-Quint, entièrement autographes; mais elles sont de peu d'intérêt.
il y en a une, autographe aussi, de rarchiduchesse Marguerite, régente des Pays-Bas.
Au fol. 19 est. non pas, comme le dit .M. Ochoa ', le testament de
' i'.iitiiloijo rtizoïiaUu (If los inuitiiscrilos cs/iaùvlvs de lu /libliolccit iciil , etc., p. 000.
PHILIPPE II oGo
Charles-Quint, mais un codicille à son testament fait à Bruxelles et à un codicille fait à Inspruck, relatif au partage, entre ses enfants, des biens laissés par limpératrice. Ce nest pas non plus, comme M. Ochoa Ta cru. un original: ce n'est qu'une copie. Une note écrite au dos porte que, le 18 septembre 15o2, à Augsbourg, l'empereur ordonna que celte écriture fût envoyée à don Juan de Luna . châtelain de Milan , pour être gardée avec deux coffres qu'il avait de S. M., jusqu'à ce qu elle lui fit parvenir d'autres ordres.
lOolT.
1 24. — Protocole de Philippe II.
In-l", pap. . lob feuillets, écriture du XVI« siècle, très-soignée.
M. Ochoa a donné à ce manuscrit le titre de Papeles varias ': celui de Protocole de Philippe II est écrit au dos du volume.
Fol. 1. — Los titulos de la manera que el rey don Felipe segnndo. miestro senor, acoslumbra â screbir â nuestro mmj sancto padre y â los cardettales, perlados, irjlesias, consejos, grandes, cavalleros , ciudades y villas de todos sus reynos y seFwrlos y Estados , assi de Espafla como de Italia. Flândes, Inylalerru, eleclores y otros amiyos y dendos del Iinperio, dicidido por sus provincias : hecha en Bruselas, del ducado de Brabante, enel inesde aijoslo I -556 ,después que el emperador don Carlos r, su padre , le renunciô libremente y sin reservucion alguna fodos sus reynos y Eslados, que fué en el diclio Inyar d 16 de enero f-S-SG 'Les titres que le roi don Philippe second, notre seigneur, a coutume de donner, en leur écrivant, à notre très-saint père, aux cardinaux, prélats, églises, conseils, grands, gentilshommes, cités et villes de tous ses royaumes, seigneuries el Etals, tant d'Espagne que d'Italie, de Flandre, d'Angleterre, et aux électeurs et autres princes amis el parents dans l'Empire, divisés par provinces : arrêtés à Bruxelles, au duché de Brabant. dans le mois d'août loo6, après que lempereur Charles-Quint, son père, lui eut cédé librement el sans réserve aucune tous ses royaumes et Etats le 1(3 janvier de ladite année}.
' Catdlnyo razoïiudn de los mnnuscrilos tsiiaîiolfs , etc., p. C2S.
366 LETTRES, INSTRLCTIOINS. ETC.
Ce Protocole va jusqu'au fol. 127: quoi qu'en dise le sommaire, les Pays-Bas n'y sont pas compris.
Au fol. il4f V», après le titre Para Imjlaterra, on lit : « Todo este cesô. » y si no se quiere tener por sola curiosidad , no es necessario '. » Cette observation aura été écrite après que la mort de Marie Tudor eut fait perdre à Philippe H la couronne d'Angleterre.
Fol. 128-1 00. — Advertimiento cerca de la distribucion de los meinoriales, cartas y otros papeles que se dan à Su Mayestad y , por su inandado, se remilen â sus tribunales ô ministros, conforme à la voluntad de S. M. 6 à lo que la experiencia y trato de los négocias descubre (Avertissement touchant la distribution des requêtes, lettres et autres papiers qui sont présentés à Sa Majesté et, par son ordre, se remettent à ses tribunaux et ministres, conformément à sa volonté ou selon ce que l'expérience et le maniement des affaires indiquent).
Cet avertissement paraît avoir été fait pour la direction des officiers et particulièrement des secrétaires de la chambre du roi; la rédaction doit en être postérieure de plusieurs années à celle du Protocole qui le précède.
Voici l'indication des affaires ou des matières qui étaient de la compétence du président de Flandre {présidente de Flândes)., c'est-à-dire du garde des sceaux des Pays-Bas :
« Ce qui touche la justice, le gouvernement et létat de ces pays.
» Toute collation d'offices et de bénéfices dans les mêmes pays et au comté de Bourgogne.
» Les charges de Tordre de la Toison d'or.
» Les personnes desdits pays qui prétendaient une grâce pour des services qu'elles y auraient rendus dans la guerre ou pendant la paix.
» Les archers et autres Flamands qui réclamaient des gratifications, même en Flandre.
» L'office du facteur que Sa Majesté avait à Augsbourg ■. »
' Traducliun : Toul cela a cesse et n'est plus iiécessaii'e , à iiiuiiis iiu'on ne veuille le garder par simple curiosité.
' u Al Présidente de FLÀ^DES.
» Lo que toca à justicia, govicrno, stado de aquellos payses. •• Otra qualquicr incrced de ofCcios y bencficios en cllos y Borgofia. " Ofllcios de la ôrden dcl Tusoii.
Le secrétaire du conseil d'Etat de la nionarcliie qui avait le département de Flandre était chargé
» De la correspondance d'Etat avec le gouverneur des Pays-Bas :
» Des lettres de recommandation pour le même;
» De pourvoir à l'entretien des Anglais et des Ecossais catholiques que le roi ordonnait d'entretenir là-bas;
I) Des courriers qui demandaient à y être envoyés:
» Des gratifications à ces courriers :
» De la correspondance avec les empereurs . les rois et les princes des pays septentrionaux:
.) Des châteaux en Flandre;
» Des gratifications pour des soldats dans le même pays, etc. '.
125. — Recueil concernant les afFaires des Pays-Bas, commençant par la Confédération des nobles du pays, pour s'opposer à l'inquisition d'Espagne.
Ce sont, en ce qui concerne la révolution du XVI* siècle, des copies de pièces connues, ou dont les originaux doivent exister dans nos Archives.
» Las pcrsonas de aquellos Estados que pretendcn merced por scrvicios hechos alli en guerra 6 on paz.
.' Los archeros 6 otros Flamencos que piden ayudas de cosla , aunque sca en Fldndcs.
■■ El officio de factor que S. M. tiene en Augusta. » ( Fol. 141.)
' » Al Secretario d'Estado e.\ lo de FlÀ.>oes. La correspondencia d'Estado con el governador de alli, porque lo ordinario de juslicia y govicrno toca al présidente.
o Cartas de recommendaeion para el dicho.
» Entreteniniiento de Ingleses 6 Escosseses catholicos que Su Mag' manda sustcntar alli.
r) Correos que pidcn viajcs para alla.
r< Ayudas de cosla de los diclios correos.
•> Correspondencia y carias de favor con los cnipcradores, rcyes y principes septentrionales.
n Castillos en Flândes.
» .Ayudas de cosla de soldados en Flàndes, etc. » ( Fol. I43v». )
Ce Recueil contient aussi des documents qui ont rapport aux affaires de ia république des Provinces-Unies. Ainsi l'on y trouve la sentence de mort portée contre Barnevclt le 13 mai 1619, traduite en français, avec quelques lettres et propositions des ambassadeurs de France relatives à cet événement.
Au fol. iS3 sont des lettres de sauvegarde accordées par Louis XIII à Grotius, qui depuis deux ans était réfugié à Paris, et ce « en considération » de sa vertu et de son rare savoir. »
Siippl. franc. 59.
126. — Requête des Flamands présentée à madame la Duchesse de Parme en 1564, et autres Pièces relatives aux Pays-Bas.
Iji-ful., pap., relié en pareil., non culé, écriture du XVII" siècle.
On lit sur l'un des feuillets de garde : Donné à la Bibliothèque du roi par M. Séguier, avocat (jénéral, le 28 juin 1786.
Ce Recueil se compose de copies assez peu soignées.
La première pièce est intitulée -.Reqiieste des FInmans présentée à madame la duchesse de Parme, gouvernante des Pags-Bas, /364 : titre erroné, car cette pièce se réfère à la proposition faite, à Duffel, le 18 juillet 1366. aux chefs des confédérés, par le prince d'Orange et le comte d'Egmont, au nom de la gouvernante.
La dernière est intitulée : Concordat faict en rassemblée de Middelbourg, lo84.
Toutes ces pièci>s se trouvent dans nos Archives , et la plupart sont imprimées. J'en excepte la lettre que don Juan d'Autriche écrivit, le 16 mai 1577, au prince d'Orange.
La réponse du prince, datée du 24 mai, fait aussi partie du Recueil. J'ai publié celle-ci dans la Correspondance de Guillaume le Taciturne, I III. p. 289.
J'ai pris copie de la lettre de don Juan, pour la donner dans un Supplément i» celle Correspondance , si je le fais paraître.
Siippl. franc. 3230.