INassau, Orange, Clialon
In-fol., pap., relie en parch., écriture du XVII« siècle, non coté.
Ce sont des pièces relatives à la succession du prince Philippe-Guillaume d'Orange, des années 1624, 1623, 1626, etc.
y que eslo se cumplird al pic de la letra, sin falla ninguna. Y crecd cierlo que tendre en mcmoria lo que en esto hiziérodes y Iravajâredes, para niostrarlo con obras a vos, y otras cosas à su ticmpo y ocasion, como mas particularmentc lo ciilcndercis del dicho Juan de Vargas, à quien me remito. » De .Madrid, à 18 de uiarco 1S79. >
Dopay 157.
133. — Flandre. Saint-Omer, Ostrevant. Hainaut. Luxembourg, Liège. Cambrai . Principauté d Epinoy. Mémoires pour 1 histoire des Pais-Bas. principalement depuis lan 1625 jusques en 1632.
|!>-M., papier, non eoté. cartoimé.
Ce Recueil a ete forme en 163.5 par P. Dapuy. comme llndiquent le millésime et la signature places au bas du titre. Les pièces qu'il contient sont toutes des copies, faites pour la plupart au XVII* siècle.
Lfô actes concernant la Flandre. lOstrevant. le Uainant. Liège, sont peu nombreux : les uns sont imprimés: les autres se trouvent partout
RelaliTement au Luxembourg, il y a un cahier de papier de 9 feuillets qui porte en tète : Extrait du seeomi.f<*Iume de VInrentaire des hltres et tUtres estoMS au trésor de la chambre des comptes du roy. nostre sire, à Bloys. etc.. layette iiUitulèe Lcxembocrg. Cet extrait authentiqué porte la date du 7 octobre 1-561. Les pièces qui y sont mentionnées concernent la vente que Josse. marquis de Moravie, fils de Jean de Luxembourg, frère de Fempereur Charles I\ . fil. en 1405. des droits quil avait au duché de Luxembourg, a Louis, duc d'Orléans, frère de Charles VI. roi de France
N ienl ensuite un cahier de là feuillets contenant une copie, de la 1™ moitié du W I' siècle, des lettres de Guillaume, duc de Saxe, et Anue. son ^use. données iw castro nostro Eckerspag le 25 juin 14o9. par lesquelles ils approuvent et ratifient la vente du duché de Luxembourg, du comte de Chiny et du comte de la Roche en .Ardennes faite par leurs unbassadeurs au roi de France. Ces ambassadeurs étaient Pierre Knorre. pnévôt de Wetziar. Jean Schenck. et Jean Sifrid. chancelier de levéque de W urtzbourg;. Les commissaires du roi avec qui ils avaient traite étaient Richard . cardinal de Constance. Jean d Estouteville. S^ de Torcy et de BUimille. M' Pierre dOriole. général des finances. Le prix de vente était cinquante mille écus.
Quant à la principauté dEpinoy. il y a un cahier de dix-sept feuillets où se trouve la relation dune conférence tenue, le 28 novembre 1601. à Maubeuge, entre des commissaires du roi Henri l\ et des archiducs Ali)ert et Isabelle, au sujet des différends qui existaient entre madame Hyppolite de Montmorency, veuve de feu messire Pierre de Melun, prince dEpinoy, et la comtesse de Ligne.
Les commissaires de Henri l\ étaient François d'Orléans, comte de Saint-Pol. gouverneur de Picardie. Henri de la Toui-. duc de Bouillon, maréchal de France, Louis Lefebvre, S"^ de Caumartin, conseiller dKtat, président du grand conseil, et un maître des requêtes. Ceux des archiducs él.aient le duc d'Arschot, le comte de Soire et le conseiller au grand conseil Pecquius.
Philippe H avait confisqué les biens du prince d'Epinoy et les avait donnés au marquis de Roubaix . mort en loSj. à qui avait succédé la comtesse de Ligne. La veuve et les enfants du prince en réclamaient la restitution. La conférence de Maubeuge n'aboutit à rien, la comtesse de Ligne prétendant être en légitime possession des biens, et le conseiller Pecquius setaut opposé à ce que l'on contestât la validité du don fait par
Les Mémoires pour l'histoire des Pays-Bas, etc., sont un recueil de pièces dont la première est un extrait du registre du parlement du 15 février lo21 . contenant les conclusions du procureur général contre l'empereur Charles V comme comte de Flandre et d'Artois, et par conséquent vassal du roi. V^iennent ensuite des pièces de ioGG, 1578, 1580. 1585. 1594, 1597, 1598, 1625, 1627, 1629, 1630, 1631. 1632. Je citerai parmi celles-ci :
I. — Lettre de J. Bodin, du 21 janvier 1583, sur l'entreprise du duc d'Anjou contre Anvers. — Je l'ai publié dans mes Analedes historiques , t. II, p. 506.
II. — « Requestc présentée à l'infante du Païs-Bas par les ecclésiastiques » et nobles dudit Païs-Bas. » — J'en ai donné le texte dans les Bibliothèques de Madrid et de l'Escurial , pp. 151-155.
III. — Note sur les discussions d'étiquette qui eurent lieu entre les archiducs Albeil et Isabelle et Louis \lll. — Klle me paraît assez curieuse pour être insérée ici.
Après la mort du feu roi ', les archiducs de Flandres changèrent leur forme d'escrirc au roy : ce qui fut trouvé si mauvais qu'ayant este receue une lettre de larchiduc, il y fut respondu avec le ti(re de Mon cousin seulement, et sans y mettre de votre comme Ton avoit accoustumé et de le traictcr de frère : dont il se plaignit. Lors il leur fut faict reproche de leur changement, lequel n'ayant voulu réparer, fut cause que Sa Majesté ne voulut voir le duc de Bournonviile, envoyé ambassadeur extraordinaire par les archiducs par deçà, pour ne recevoir une seconde lettre de ceste nouvelle forme par ses mains. Depuis, les archiducs, rccognoissant avoir failly, ont cherché tous moiens d'accommodement, faisant faire plusieurs propositions que messcigneurs de Villeroy et Puysieux n'ont jamais voulu accepter, disant qu'ils ne-vouloient qu'il leur fût reproché qu'ils eussent souffert, pendant la minorité du roy, aucune diminution de sa dignité et de l'honneur et respect qui avoient toujours esté renduz au feu roy son père. De sorle que depuis les ambassadeurs ont toujours esté receus sans lettre de part et d'autre, excepté depuis la mort de l'archiduc, que l'infante ayant escrit au roy assez respectueusement, et M. Péricard, qui résidoit près d'elle pour le roy, ayant faict instance qu'il lui fût respondu favorablement, veu l'affection de ceste princesse envers Leurs Majestés , de quoy ayant escrit plusieurs fois, M. le conneslable de Luynes lui fit enfin escrire une lettre par le roy avec titre de Madame ma tante, et au-dessous, Vostre bon neveu, etc., sur l'occasion de l'envoy du vicomte d'Auchy vers elle pour se condouloir de la mort du roy d'Espagne, son frère, et de celle dudict archiduc son mary : qui est la seule fois qui a esté pratiqué; et lorsque le duc de Crouy s'en retourna, elle se plaignit (pie Madame es toit en abrégé.
Plusieurs des pièces dont est formée cette partie du manuscrit concernent spécialement les Provinces-Unies des Pays-Bas.
Il y en a une vingtaine qui se rapportent à la rébellion du comte Henri de Bcrgh contre l'Espagne en 1632. Toutes sont dans nos Archives, à l'exception , je crois, de la lettre que le prince d'Orange Frédéric-Henri écrivit au comte pour lui promettre son appui. V^oici le texte de cette lettre :
Monsieur mon cousin, je suis advisé de bonne part (pi'on vous a laissé sans soldats en vostre gouvernement pour vous deffendre , par où j'ay trouvé à propos d'attenter contre les places d'iccluy, et vous en estes entièrement mis en disgrâce de la sérénissimc infante et des ministres; et en vostredit gouvernement j'ay commencé d'aller d'une certaine façon extraordinaire, par où j'ay bien voulu monstrer à tout le monde l'intention de messieurs les cslats et la mienne touchant la religion catholique, Ia(|nelle on entend
de maintenir partout où que Dieu voudra prospérer nos armes. Je vous ay bien voulu asseurer, par ceste, que noire intention n'est autre que de pouvoir venir à une bonne union ou asseurée paix. A quoy je vous prie de vous employer par tous moiens possibles. Et si, en ce faisant, on le voudra prendre de mauvaise part, ou attenter contre vous, je vous promets de vous assister contre toute force et violence, comme ne désirant plus que le bien commun, et particulièrement de demeurer, monsieur mon cousin, etc.
Au camp devant Maestrichl, le 18 de juin lfiô2.
Diipuy m.
134. — Lettres de M. Pierre-Paul Uiibens, de 1626. 1627. 1628 et 1629.
Ces lettres, au nombre de quarante-trois, toutes de la main de Rubens. sont adressées à Pierre Dupuy. Quarante-deux sont en italien, langue qu'affectionnait le prince des peintres flamands: la quarante-troisième est en français.
Dans une lettre que j'écrivis de Paris, le 4 juillet 1838. à la Commission royale dhistoire, je lui signalai cette précieuse correspondance '. Depuis j'en pris copie, et en 1840 31. Emile Cachet, chef de notre Bureau paléographique, la publia' en accompagnant d'une traduction française les textes italiens.
' Voy. les Bidlelins de celte Commission, première série, t. II, pp. 190-195.
' Lettres inédiles de Pierre-Piiul Rubciis, publiées d'après ses autographes . et précédées d'une inlroduction sur la vie de ce grand peintre, et sur la politirpie de son temps, ln-8" de lxxxm et 290 pages.
Suppl. franc. 3231.