PREFACE. XXXI
avons donné place dans nos Notices. Nous n'avions pas la même raison d'y mentionner les manuscrits des Chroniques de Chastelain et de Molinet : aussi nous les avons passes sous silence.
Plusieurs de nos provinces, le Brabant. le Limbourg, le Luxembourg, le comté de Namur, ne comptent pas de chroniqueurs à la Bibliothèque nationale : car l'Abrégé chronologique des ducs de Lothier et de Brabant que nous avons rangé parmi les Chroniques (p. 5). n'en mérite guère le nom , et celle du monastère de Groenendael dans la foret de Soignes (p. 88) n'a qu'un intérêt tout à fait minime.
En revanche, les Chroniques des comtes et du comté de Flandre y abondent; nous n'en avons pas trouvé moins de dix-sept (pp. 4, 27 et 4SI). Dans ce nombre il en est quelques-unes qui ont été mises en lumière par notre savant et vénéré confrère M. le chanoine de Smet (pp. 18, 20, 23, 24. 26), et. bien avant lui, par Denys Sauvage (p. 20). Il y a à voir, parmi les autres, quelles sont celles qui sont inédites et diffèrent, par le fond ou par la forme, des textes déjà publiés. Nous avons donné, sur chacune d'elles, des indications qui pourront aider à cet examen. Quelquesunes sont divisées en chapitres avec des sommaires : nous avons extrait de la principale de celles-ci les sommaires des cent quatre-vingt-neuf chapitres dont elle se compose (pp. 4-14).
Nous avions analysé avec soin les Chroniques de Jean de Wavrin , qui intéressent presque autant les Flamands que les Anglais, quoiqu'elles portent le titre de Chroitiques de la Grande-Bretagne ., et nous en avions pris de nombreux extraits. La publication de ces importantes Chroniques faite, en 1858, par mademoiselle Dupont pour la Société de l'histoire de France, l'édition que M. William Hardi en a donnée à Londres, avec une traduction en anglais, en 1864, ont rendu inutile le travail que nous y avions consacré.
PRÉFACE
Quatre Chroniques concernent les comtes et le comté de Hainaut.
Deux sont en latin (pp. 28 et 29). et l'une de celle-ci a été publiée.
La Chronique en français, ouvrage de Jean Lefebvre, en vingt-six volumes in-folio, outre deux volumes de tables, est à coup sur une des plus extraordinaires, par son étendue, que Ton connaisse : aussi en avonsnous fait une ample description, accompagnée du texte de plusieurs chapitres et de la table des matières du dernier volume (pp. 30-55).
On ne saurait certainement songer à imprimer, dans son intégrité, cette énorme compilation où Jean Lefebvre ne fait, le plus souvent, que reproduire les récits des chroniqueurs qui l'ont précédé : mais peut-être pourrait-on en détacher quelques parties, spécialement celles qui se rapportent au temps où a vécu l'auteur.
L'autre Chronique en français, Histoire de la (jrande cité de Belges (p. 55), qui commence à Trevera, filstiu grand roi A'inus de Babylone, et finit au tyran Maximilien, roi de Bretagne, ne semble guère mériter qu'on s'y arrête.
Viennent ensuite les Chroniques qu'on a attribuées à Baudouin d'Avesnes, et qui regardent la France et la Flandre aussi bien que le Hainaut.
Nous citons huit manuscrits de ces Chroniques : quatre en français (pp. 56-64), quatre en latin (pp. 65-67). Nous disons ce qui en a été publié, les discussions auxquelles elles ont donné lieu entre les savants, la valeur qu'ils y ont attachée.
Une édition complète des Chroniques de Baudouin d'Avesnes est encore à faire: la Commission royale d'histoire, dans le principe de son établissement, en avait conçu le projet: il n'est pas trop lard pour qu'elle songe à le réaliser.
On sait qu'au XIIl» et au XIV^ siècle le comté de Hainaut et le comté de Hollande eurent les mêmes souverains. La Chronique des comtes de Hol-