PREFACE. XXXIII
lande par Jean de Beke, qui va jusqu'en i393, ne nous est donc pas étrangère : c'est pourquoi j'ai pris note de la traduction française qui en existe à la Bibliothèque nationale (p. 68), comme je l'avais fait pour le manuscrit que la Bibliotlièque de l'Escurial en possède.
Le texte original de la Chronique de Jean de Beke a été imprimé depuis longtemps: mais la traduction française en est encore inédite. N'y aurait-il pas lieu d'y donner place dans la collection des Chroniques belges? C'est une question que nous nous permettons de poser, en rappelant que la Commission royale d'histoire a publié, avec le texte latin delà Chronique des ducs de Brabant d'Edmond de Dynter ', la traduction française de Jean Wauquelin faite, comme celle de la Chronique de Jean de Beke, sous le règne de Philippe le Bon.
Trois Chroniques traitent des événements arrivés dans la ville et le pays de Liège. Toutes les trois sont anonymes.
La deuxième (pp. 73-74), d'une vingtaine de pages seulement, n'est qu'une chronologie fort brève des évêques jusqu'à Jean d'Enghien, qui mourut en 1293.
La première, écrite vers i430 (pp. 68-72), et la troisième, dont la rédaction est de la fin du XVI"^ siècle (pp. 74-84) , ont une tout autre importance : mais peut-être celle de 1450 conlient-elle peu de chose qui ne soit pas dans la Chronique de Jean de Stavelol publiée en 1861 par feu M. Adolphe Borgnet, ou dans la Chronique de Jean d'Outremeuse dont M. Stanislas Bormans achève en ce moment la publication, et celle du XVI'= siècle a-t-elle été connue et utilisée par Chapeauville. JNous laissons à ceux de nos savants à qui l'histoire de Liège est plus familière qu'à nous, la tâche de prononcer là-dessus. Les extraits que nous avons donnés des deux Chroniques, et la table des chapitres que nous y avons jointe pour la seconde, pourront servir à éclairer leur jugement.
' Trois volume.'! in-4», 1834-1800.