‹ La Bibliothèque nationale à Paris. Notices et extraits des manuscrits que concernent l'histoire de Belgique (volume 2)Chapitre 19 sur 128 · PREFACE. LUI · texte numérisé non relu

PREFACE. LUI

Les instructions et les autres documents diplomatiques relatifs aux négociations qui! y eut, dans les années 1338, 1539 et lo40, entre l'empereur et le roi de France, pour parvenir à une entente sur tous les points qui les divisaient (pp. i78-48o;.

iNous avons cité plus haut deux lettres de Philippe II au duc d'Alhe : il y en a plusieurs de ce monarque, des années 1578 et 1579, écrites à don Juan de Vargas Mexia, son ambassadeur en France. On remarquera celles des 14 et 2i janvier 1578 (p. 417), où Philippe dit et répète à Vargas que ce qu'il demande à ses sujets des Pays-Bas n'est que ce qu'ils ont offert eux-mêmes et ce qui se faisait du temps de l'empereur son père; qu'il ne veut ni leur châtiment ni leur ruine: que. du jour où ils se seront réduits à lobéissance de Dieu et à la sienne, tout le passé sera oublié. Vargas s'étaitplaint des Belges qui faisaient partie du conseil d'Alexandre Farnèse; il lui semblait que le prince de Parme devait tenir peu de compte de leurs avis : le roi lui répond, le 22 janvier 1579. quil n'en peut être ainsi; qu'il faut, au contraire, montrer delà conhance aux conseillers nationaux, car une des choses qui ont causé tant de mal aux Pays-Bas a été que les Belges se soient imaginé qu on se défiait deux i^p. 419). Dans la même lettre il exprime l'intention qu'on tâche de gagner la comtesse de Lalaing. épouse du comte Philippe, par le moyen de madame dArenberg, sa mère : comme le comte est gouverné par sa femme, on pourrait ainsi l'amener à se réduire.

Le 4 décembre 1567 le duc d'Albe écrit à Catherine de Médicis qu'il « se tiendra au comble des honneurs et bonnes fortunes que lui pourront » advenir, si, devant sa mort, il peut recevoir ce bien que d'avoir esté né » pour la servir et le roi très-chrétien en quelque chose (p. 401). » Le 9 avril 1572 il lui rappelle le « zèle et affection avec lequel il s'est tous- » jours employé à l'entretènement de ceste heureuse paix et amytié frater- » nelle qu'est entre les deux roys. » Comme il craint qu'il ne manque pas

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de malveillanls qui tâchent^ « d'imprimer le roy son filz du contraire, » il la supplie « (tel cas advenant) de luy réduire à mémoire le temps passé, sans » prester l'oreille à ceulv qui, pour le service qu'il a fait alors à S. M. T. C. » contre eul.v. n'ont grande matière de lui porter aniitjé (p. 408). » Les autres lettres du duc à Charles IX et à la reine mère ont pour objet de les prier de donner foi et créance à des personnes qu'il leur envoie : Ottavio Gonzaga, au mois de septembre 1567 (p. 401); le seigneur de Vaulx,en juillet 1571 (p. 405); Adrien d'Oignyes, seigneur de W'illerval, en avril 1572 (p. 407); le seigneur de Gomicourt, le 11 août de la même année (p. 409). Mentionnons encore celte lettre d'Antonio Ferez à l'ambassadeur Juan de Vargas Mexia, du 15 avril 1579, où il lui dit « qu'étant de sa nature phi- » losoplie. il a très-sérieusement désiré de se retirer et de passer le reste » de ses jours tran(|uillement et chrétiennement (p. 420). » On peut douter que Vargas ail pris ces paroles dans le sérieux.

Nous n'avons à citer ici, louchant le règne des archiducs Albert et Isabelle, que le procès-verbal d'une conférence tenue, en 1601 , par des commissaires de ces princes avec ceux du roi de France, au sujet des contestations qui, depuis de longues années, existaient entre les maisons d'Flpinoj' et de Ligne (p. 427), et un écrit sur les discussions d'étiquette qui s'élevèrent entre les archiducs et ia cour de France après la mort d'Henri IV (p. 128). Les lettres et les billets d'Ambroisc Spinola, qui par leur date appartiennent à ce règne (p. 502), sont dénués d'intérêt.

Pour le règne de Piiilu'pe IV les documents sont nombreux, et il y en a d'importants. Nous plaçons, parmi ces derniers, ceux qui concernent l'induit pour la nomination aux prélatures et dignités ecclésiastiques dans les Pays-Bas dont il est parlé plus haut, et l'exécution des traités de Munster dans leurs rapports avec les intérêts de la princesse d'Orange, épouse de Frédéric-Henri, Emilie de Solnis.

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La question de l'induit donna lieu à de grandes délibérations à Bruxelles et à î\ladrid. Le conseil privé des Pays-Bas était absolument contraire à ce que le roi acceptât Tindult tel que la cour de Rome le proposait (pp. 431, 434, 436). Le confesseur du cardinal infant don Ferdinand d'Autriche, fray Juan de San Agustin, qui d'abord avait partagé l'avis du conseil , trouva ensuite « qu'il convenait beaucoup d'éviter des disputes » avec le saint-siége » (p. 455); que cotait un de ces cas « où l'on devait se » contenter d'obtenir ce qui suflisait. s'il n'était pas possible d'obtenir ce » que Ion désirait ou de l'avoir en la forme qui convenait le mieux » (p. 435). Philippe IV fit examiner la question, à Madrid, par xme junte d'Etat réunie sous la présidence de l'inquisiteur général. La junte proposa que le marquis de Castel Rodrigo, ambassadeur d'Espagne à Rome, fût autorisé à accepter l'induit tel qu'il aurait été dépéché, s'il ne pouvait l'obtenir en la même forme qu'il avait été accordé à Charles-Quint et à Philippe II, mais qu après l'avoir reçu, il fit écrire au dos que le roi l'acceptait seulement en tout ce qui était conforme à ceux de l'empereur et du roi son fils, et pour qu'il s'exécutât selon ce qui avait été observé aux Pays-Bas du temps des archiducs, sans changement aucun. Une nouveauté préjudiciable aux Belges s'était depuis quelques années introduite à la cour de Rome : lorsque des prébendes ou des bénéfices d'importance venaient à vaquer aux Pavs- Bas. on ne les conférait à des nationaux qu'à la charge de quelque pension au profit d'officiers du siège apostolique ou d'autres. La junte, ayant également délibéré sur ce point, trouva qu'il ne fallait point souffrir que des pensions fussent réservées à Rome sur les prébendes et bénéfices des Pavs- Bas. Suivant elle l'ambassadeur du roi devait faire des représentations au pape pour qu'il s'abstint de pareilles réservations, et si. malgré cela. Sa Sainteté persistait, le gouvernement devait empêcher qu'il ne fut fait usage des bulles par lesquelles des pensions auraient été réservées (pp. 437-438). Philippe IV chargea l'infant son frère de donner au marquis de Castel Rodrigo des instructions conformes à lavis de la junte (p. 439). L'ambas-

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sadeur se conduisit en conséquence. Lindult qui lui lui remis n'étant pas conçu ainsi que la cour de Madrid le désirait, il protesta par une déclaration qu'il fit écrire au dos du bref, et en instruisit le roi. Philippe IV^ après avoir entendu une nouvelle junte présidée, comme la première, par l'inquisiteur a;énéral, décida que la protestation de son ambassadeur ne serait pas rendue publique, mais qu'on se réglerait, aux Pays-Bas, quels que fussent les termes de lindult. sur ce qui y avait été observé sous Philippe H et les archiducs Albert et Isabelle (p. 439). Cette décision est du 24 janvier 16il.

Par le traité particulier que Philippe IV avait fait, à Munster, le 8 janvier 1647. avec le prince d'Orange Frédéric-Henri '. et qui fut confirmé, expliqué et étendu le 27 décembre de la même année', le roi s'était obligé à mettre la princesse sa femme en possession de la ville et seigneurie de Zevenberghe, avec tous les droits, juridictions et revenus en dépendants. Celte terre appartenait à la maison d'Arenberg. Le gouvernement des Pays- Bas entra en négociations avec le duc Philippe-François sur les conditions auxquelles il la céderait au roi : on s'était assuré, avant de l'ofl'rir à la princesse d'Orange, du consentement de ce seigneur, moyennant un équivalent raisonnable. La cession fit l'objet d'une convention signée à Bruxelles , le 12 novembre i 648, entre le conseiller d'Etat et privé Charles Hovyne, muni des pouvoirs de l'archiduc Léopold . gouverneur général des Pays-Bas, el deux députés du duc, Jean Van VVavre et Gérard Coels. Le roi devait payer au duc 1,200.000 florins et, en garantie de ce payement, lui délivrer les villes et terres de Hal et de Braine-le-Comte avec leurs appartenances et dépendance,s, et quelques autres parties du domaine (p. 442). Le 5 mai de l'année suivante Philippe-François d'Arenberg, par un acte fait devant notaire, déclara céder et transporter absolument au roi la terre de Zevcnberghe, pour quelle fût délivrée à la princesse douairière

' Du Moiil, Coi-fis diplomaliqtie, t. VI, pari. I, p. 505. • /4id., p. 427.

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d'Orange '; par le même acte il déchargea les magistrats, gens de loi et oiïlciersde ladite terre du serment qu'ils lui avaient prêté (p. 443). Trois jours après, l'avocat Van Wavre, en son nom, et le conseiller Hovyne, au nom du gouvernement, échangèrent les titres qui constataient la cession réciproque de Zevenberghe et des terres de Hal etdeBraine-le-Comte (p. 443). Le traité du 27 décembre 1647 stipulait que, dans les terres transportées à la princesse douairière d'Orange et au prince Guillaume II, son fds, la religion catholique continuerait à être exercée comme elle l'était à cette date; le duc d'Arenberg, en traitant, le 12 novembre 1648, avec le gouvernement des Pays-Bas, avait demandé particulièrement que cette stipulation s'observât en la terre de Zevenberghe; une clause du testament du duc Philippe, son père, lui en imposait l'obligation (p. 442). Le 50 mai 1649 le conseiller Hovyne, en vertu d'une commission de l'archiduc Léopold, se rendit à Zevenberghe, et fit constater, par record et acte notarié, la manière dont la religion catholique s'y exerçait au mois de décembre 1647, « afin de servir de mémoire perpétuèle à l'âdvenir et que sur ce mesme » pied ledict exercice fust continué librement et sans obstacle » (p. 444). Il avait été convenu, entre Philippe IV et la princesse douairière d'Orange , que , pendant deux ans , il aurait la faculté de racheter Zevenberghe au prix de 1,080,000 florins (pp. 442-444); il n'en usa point : le trésor espagnol n'était pas en état de supporter de pareilles dépenses. Le roi ne put même jamais payer au duc d'Arenberg les 1,200,000 florins pour lesquels il lui avait hypothéqué les terres de Braine-le-Comte et de Hal : aussi ces terres demeurèrent -elles en toute propriété à la maison d'Arenberg, à laquelle elles appartiennent encore aujourd'hui.

Une quinzaine de pièces (pp. 446,447, 448) sont relatives à l'établissement delà chambre mi-partie qui, selon l'article 21 du traité de Munster du 30 janvier 1648, devait avoir l'œil sur les charges et impositions levées,

' Frédéric-Henri était mort le 14 mars 1617.

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tant dans les Pays-Bas catholiques que dans les Provinces-Unies, et, si elle y trouvait de l'excès, le régler et le modérer; qui de plus avait à examiner toutes questions touchant le défaut d'exécution du traité, comme aussi les infractions qui y pourraient être faites, et en décider ainsi qu'elle le trouverait convenir. 11 fallut que les deux gouvernements s'entendissent sur la constitution de cette chambre, c'est-à-dire sur le nombre des juges qui la composeraient, sur les attributions et l'instruction qui lui seraient données, sur les lieux où elle siégerait dans les deux pays : cela n'exigea pas moins de cinq années. La chambre fut formée de seize juges délégués, huit à nommer par le roi dEspagne ou en son nom , huit à désigner par les états généraux des Provinces-Unies, et de deux secrétaires-grelïîers '. Le con-

' On nous saura gré, pcut-ctro, du faire connaître la composition de la chambre lors de son installation.

Les juges délégués de la part du roi d'Espagne étaient :

Messire Uhislain Lottin, seigneur de Noorlliout, conseiller et maître aux requêtes ordinaire du grand conseil, que le gouvernement désigna pour présider la chambre chaque semaine que la présidence appartiendrait aux délégués belges ;

Messire Arnould Verhcyen, aussi conseiller et maître aux requêtes ordinaire du grand conseil ;

Messire Jean Cuyermans, conseiller au conseil de Brabant ;

Messire Philippe Ryckewacrt, seigneur de Tiberchamps, conseiller au même conseil j

Messire Pierre Slockmans, seigneur de Laihuy et Piétrebays, conseiller au même conseil ;

Messire Jean-Baptiste de Stucker, conseiller au conseil de Gueidre ;

Messire Denis Vander Beken, seigneur des Wattincs, conseiller au conseil de Flandre ;

Jacques Edelheer, conseiller et premier pensionnaire de la ville d'Anvers.

Les états généraux avaient choisi pour leurs délégués :

Guillaume de Lintelo, seigneur d'Eese et de Burchgrave, député à leur assemblée, conseiller extraordinaire de Guildrc , grand bailli de la ville et pays de Lochem ;

Gcorges-Rataller Doublet, conseiller au conseil de Hollande ;

Franco Riccen , conseiller pensionnaire de la ville de Purmerende ;

Gérard de Cromon , conseiller au conseil de Hollande ;

Antoine-Charles de Parmenticr, seigneur de Hceswijk et d'Achthovcn , conseiller en l'assemblée des états d'illrccht;^

Jacques de Boritius, docteur es lois, foncier héréditaire en Blessum, Berguni et Wclsryp ;

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seil privé de Bruxelles avait trouvé que quatre ou cinq juges de chaque côté seraient bien suffisants ^'p. 446): son avis ne put pas être pris en considération , parce que la province de Hollande voulait toujours avoir deux députés en toute assemblée qui avait à s'occuper des intérêts de l'Union (ibid.). 11 fut réglé que la chambre siégerait, la première année^ à Malines, l'année suivante à Dordrecht, et consécutivement ainsi, d'année en année, en l'une et en l'autre ville; on convint aussi que la présidence appartiendrait alternativement, de semaine en semaine, à l'une et à l'autre délégation , à commencer par celle du roi. Le 23 décembre 1653 le président du grand conseil, messire Antoine L'Hermite, à ce commis par l'archiduc Léopold, reçut le serment des juges et des greffiers de la chambre, aussi bien de ceux qu'avaient nommés les états généraux que de ceux qui tenaient leur nomination du gouvernement des Pays-Bas. La chambre siégea pour la première fois le 7 janvier 1654 '.

On remarquera encore, parmi les documents de cette époque, la consulte du conseil privé du 18 novembre 1649 (p. 443) et le décret de l'archiduc Léopold du 27 janvier 1651 adressé au comte d'Isembourg, chef du conseil des finances (ibid.).

Il ne fallait pas moins de trois semaines, en 1649, pour avoir réponse au.\ dépêches envoyées dX Irecht à Paris. Une si longue attente entravait les affaires publiques et privées. Les états de la province d'Utrecht, d'accord avec le prince d'Orange Guillaume II, formèrent le projet d'établir des relais, par Anvers, afin de pouvoir expédier un courrier à Paris chaque

Lucas Claut , seigneur de Meknaburg, Eeurum, Petcrburen, Westernieland, Cloostcrburcn , Loppcrsum et Wirdum.

Les secrétaires-greffiers étaient : de la part du roi, Jules Boccabella, seigneur d'Opbombcke, et, de la part des états généraux, Théodore Graswinckcl, chevalier, seigneur de lloly, docteur es lois, conseiller et avocat fiscal des domaines de Hollande.

' Regisler van de acten, munimenlen ende resoluHen van de Chambre my-partie, berjost dcn xxin"" deccmbcr XVh dry en vyftich lot hct jaer XVI' achten vyflich inclus. (Archives du royaume.)

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semaine. Ils avaient besoin, pour cela, du consentement du gouvernement des Pays-Bas. Le conseil privé, consulté sur la demande qu'ils en firent, s'y montra opposé, ne trouvant pas que le trafic souffrit de l'état actuel des choses.

Le décret du 27 janvier 1651 a pour objet de faire droit à une réclamation des états généraux des Provinces- Unies. Dans les placards qui se publiaient on donnait encore au roi les titres de comte de Hollande et de Zélande et seigneur de Frise, en opposition à ce qui avait été promis aux états et stipulé dans le traité de Munster : l'archiduc Léopold ordonne que dorénavant on n'use plus de ces titres.

Après le règne de Philippe IV, les seuls documents quil y ait à mentionner ici sont deux lettres (p. SOS) de Maximilion-Emmanuel, électeur de Bavière, qui gouverna les Pajs-Bas de 1692 à 1706 : l'une où l'on voit que ce prince n'hésita pas, dans un moment de détresse, à mettre en gage ses pierreries pour le payement des troupes; l'autre qui nous apprend qu'il avait songé à épouser, en secondes noces, la princesse Hedwige- Sophie, fille du roi de Suède Charles XI. Echoua-t-il dans ce dessein? ou n'y donna-t-il pas suite? C'est ce que nous ne savons pas : toujours est-il que, le 2 janvier 169S, il épousa Thérèse-Cunégonde Sobieska. La princesse Hedwige-Sophie se maria, le 12 juin 1698, avec Frédéric IV^ duc de Holstein.

Octobre 1875.

LA

i . — Chroniques de Jehan Froissart.

Quatre volumes grand in-fol., vélin, rel. en maroq., écriluro du XV« siècle, h deux eoloniicj, enrieliis de superbes miniatures, d'initiales, d'ornements, etc.

Le tome I a 9 feuillets de table et 454 feuillets de texte.

Le tome II a 10 » » 353 » »

Le tome III a 7 » » 379 » »

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Ce manuscrit, l'un des plus beaux de la Bibliothèque nationale, a appartenu à Louis de Bruges, seigneur de la Gruthuvse. Le savant Van Praet en

a donné une description détaillée '. Tout récemment M. le baron Kervyn de Lettenhove l'a décrit à son tour dans sa belle édition de Froissart *.

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