PREFACE. III
taient '. « Ces cotes » — dit .M. Léopold Delisle — « étaient tellement com- » pliquées et même fautives qu'un récolement présentait d'inextricables '■ difficultés: que souvent les volumes n'étaient point replacés sur les » rayons à leur place véritable, et que plus souvent encore les savants, » même les plus soigneux, étaient exposés à commettre les plus graves » erreurs dans leurs citations *. »
Ce n'est pas tout. Aux manuscrits français étaient mêlés des manuscrits latins, italiens, espagnols, portugais, allemands, néerlandais, anglais, Scandinaves, etc. : ceux-ci étaient ensemble au nombre de plus de onze cents '.
En 1860 M. de Wailly soumit à une nouvelle numérotation I'ancien Foxds FRA>çAis, après en avoir exclu tous les volumes écrits en d'autres langues, lesquels servirent de noyau à la formation de collections spéciales. Ce Fonds, qui ne comptait, depuis 1682, que trois mille buit cent cinquante-sept numéros, indiqués par les chiffres 670i-10Do7, comprend aujourd'hui les no» d-6170 '. Il constitue ce qu'on appelle la première série du Fonds français.
A l'époque de la révolution et dans les temps qui suivirent, la Bibliothèque nationale s'accrut d'un nombre prodigieux de manuscrits, même de collections tout entières, telles que celles de l'abbaye de Saint-Germain des Prés, de la Sorbonne, de l'abbaje de Saint-Victor, etc. '. L'administration de cet établissement adopta le parti, à l'égard des collections, de leur conserver le nom de leur provenance et l'arrangement qu'elles avaient avant leur entrée à la Bibliothèque : quant aux autres manuscrits, elle ouvrit, sous le titre de Supplément au Fonds français, une nouvelle série de numéros '.
' Rapport de .M. Taschercau au .Minisire de Tinslruclion publique, du 27 juin 18GS, en tête du tome l" du Catalogue des manuscrits français , grand in-4», 186S, p. v. ' Le Cabinet des Manuscrits, etc., t. Il, p. 320. • Ibid., p. 3-21.
' Rapport de M. Tasclicrcau ci-dessus cité, p. VI. ' Le Cabinet des Manuscrits, etc., t. II, pp. 1-278. ' Rapport de M. Taschereau, p. vi.
ly PREFACE.
La réforme de 1 ancien Fonds français opérée en 1860 entrainait nécessairement celle du Supplément. Celle-ci s'effectua en 1862. Le Supplément comprenait aussi un grand nombre de manuscrits en diverses langues modernes de l'Europe; on les en sépara, pour les réunir à leurs similaires. Les manuscrits restants, au nombre de neuf mille cent quatrevingt-di.\-neuf volumes, furent cotés 61 71-lo569. Telle est la deuxième série
du Fo.NDS FRANÇAIS '.
Plus tard on a donné les cotes io370-20064 aux quatre mille six cent quatre-vingt quinze volumes venus de l'abbaje de Saint-Germain des Prés, et enfin, en 1868, on a fusionné une cinquantaine de petits fonds ', qui ont fourni cinq mille six cent trente-deux volumes, lesquels ont reçu les cotes 2006a-2u696.
Le Fonds fr.ançais actuel se trouve ainsi réparti en quatre séries.
On ne crut pas devoir rattacher à ce Fonds, non plus qu'au Fonds latin, mais on préféra conserver sous leur titre particulier, un certain nombre de collections qui se composent de documents écrits dans l'une et l'autre langue, et cela afin de ne pas « tomber dans l'inconvénient d'incorporer au » Fonds latin beaucoup de volumes français, ou bien au Fonds français » beaucoup de volumes latins '. » De ces collections neuf concernent Ihistoire de diverses provinces '; les autres, au nombre de vingt, portent les noms de ceux qui les ont formés ou des corps de l'État dont elles proviennent '.
' Le Cabinet des ilanuscrits , etc., t. II, p. 329.
' M. Léopold Delisle en donne la nomenclature. (Le Cabinet des Manuscrits , etc. , t. Il , p. 550.)
* Le Cabinet des Manuscrits, etc., t. II, p. 332.
* La Flandre y figure pour 195 rnlumes de copies et d'actes originaux. Les 182 Colberl dont nous parlons plus loin font partie de cette Collection.
* En voici la nomenclature : Baluzc, Doilcau, Brcquigny, Briennc, Chambre des comptes, Clairambault, Colbert, De Camps, Du Chesne, Dupuy, Fonlanieu, Joly de Fleury, Lancclot, Moreau, Parlement, Picot, Renaudot, Scrilly, Visconti. (Le Cabinet des Manuscrits, etc.. t. H. p. 533.)
PREFACE. V
Pour les manuscrits français entrés à la Bibliolhèque depuis i862 et qui y entreront à l'avenir, il a été créé un Fonds nommé des ^ouvELLEs Acquisitions : au mois de juin dernier ce fonds comptait déjà près de deux mille huit cents volumes.
Nous avons dit que des fonds spéciaux ont été constitués pour les ouvrages et les pièces écrits dans les langues modernes de l'Europe. Le Fonds italien, au S juin, comprenait seize cent cinquante-six numéros ', le Fonds espagnol quatre cent quatorze ', le Fonds portugais soixante-huit ', le Fonds néerlandais cent deux. JNous renvoyons, pour les autres Fonds. au livre de M. Léopold Delisle '.
Il n'est pas besoin de faire ressortir les avantages qui résultent pour les travailleurs des réformes que nous venons de signaler; ils sautent aux yeux.
Un autre grand service leur a été rendu : nous voulons parler des Catalogues qui ont vu le jour.
M. Léopold Delisle, à qui le monde savant a tant d'obligations, a publié successivement les Catalogues des Fonds latins du Supplément, de Saint- Germain, de Saint-Victor, de la Sorbonne, de Notre-Dame et d'autres petits Fonds dans la même langue ' : ces divers Catalogues réunis ne comprennent pas moins de neuf mille sept cent quatre-vingt onze numéros (de 8823 à 18613) : neuf cent soixante-neuf de plus que le grand Catalogue de 1744.
L'administration de la Bibliothèque, après avoir livré à l'érudition les
' 11 n'y en a que huit cent quatre-vingt-seize de décrits dans le Catalogue de Marsand.
'' Ochoa donne la description de trois cent trente-deux seulement.
' De ces soixante-huit manuscrits cinquante-cinq ont fait l'objet du travail publié par le vicomte de Santarem sous le titre de Xolicia dos manuscriplos pertcnceiites ao direito publico exierno diplomalico de Portugal e a hisloria et a lilteralura domesmopaiz , etc. Lisbonne, 1827.
* Le Cabinet des Manuscrits, etc., t. II , p. 352.
' Inventaire des maniiscrils latins conservés à la Bibliothèque nationale sous les n" S823-18613, et faisant suite à la série dont le catalogue a été publié en 17i4. Par L. Delisle : 1863-1871.
V, PREFACE
Calalogues des manuscrits hébreux, samaritains, syriaques, sabéens ' a entrepris la publication du Catalogue du Fonds fraxçais. Le premier volume de ce Catalogue a paru en 1868; on y trouve indiqués tous les documents que renferment les manuscrits n"* 1 à 3130; le deuxième, consacré aux n°' 3131 à 3766, a vu le jour en 1874. Le troisième est sous presse.
C'est à un de nos compatriotes, M. He\ri 3Iichela\t % conservateur du département des manuscrits, qu'a été confié le soin de diriger la rédaction et la mise en lumière du Catalogue du Fonds français, et déjà les hommes compétents sont à même de juger si cette confiance eût pu être mieux placée. C'est M. Micheiant aussi qui avait été chargé de distraire du même Fonds les manuscrits dans les langues modernes de l'Europe qui y étaient mêlés.
Par ce qui précède on reconnaîtra que ceux qui voudront prendre à tâche de compléter nos Notices des manuscrits de la Bibliothèque nationale relatifs à Ihistoire de Belgique, auront des facilités que nous n'avons pas eues.
' Calalogues des 7nanuscrils hébreux et samaritains ^ viii et 2G0 pp., 1806. — Ils contiennent la di-scription de 1313 manuscrits hébreu.\ et de 1 1 manuscrits samaritains. Le nombre des uns et des autres s'est augmente depuis.
Calalogues des manuscrits syriaques et snbéemt (mandantes) , viii et 246 pp., 1874. — Le Fonds syriaque se compose de 28S manuscrits, le Fonds sabccn de 19.
' .M. MrcoELA.xT, ne à Liège le 8 août 1811, esf entré h la Bibliothèque nationale en 1847; il l'a quittée au mois de juin 18i8 pour occuper une place de professeur de faculté à Rennes, mais il y est revenu en 1849, et il y est resté constamment attaché depuis. 11 a passé par tous les grades.
Dans son rapport plusieurs fois cité, M. Taschereau s'exprime ainsi à propos du Catalogue du Fonds français : u Les notices sont l'œuvre de M. Micbclamt, bibliothécaire, secondé par de jeunes archi- •■ vislcs paléographes. C'est ce savant modeste et laborieux qui , en même temps qu'il cataloguait • toute la partie réellement française de l'ancien Fonds français, en a extrait tous les manuscrits en ■ langues modernes d'Europe, et les a réunis à leurs similaires des autres collections. »
PREFACE
Entre les Fonds divers dont s'est successivement enrichie la Bibliothèque nationale, il en est deux qui concernent spécialement et exclusivement l'histoire des Pays-Bas : c'est d'abord celui qu'on nomme Les 182 Colbert; c'est ensuite la Collection d'Esnans.
Ces deux Fonds sont formés de copies de documents qui, au XYII^ et au XVIII" siècles, étaient conservés, les uns dans les archives de Flandre, d'Artois, de Tournai, les autres dans les archives des Pays-Bas autrichiens: et ces copies ont été rangées méthodiquement, de façon que le titre des volumes en indique suiïisamment le contenu.
Ce sont les motifs pour lesquels ni les 182 Colbert ni la Collectio.n d'Esnans ne figurent dans les Notices que nous publions '.
Nous nous sommes réservé de donner ici l'énumération des volumes qui composent l'un et l'autre Fonds, en la faisant précéder d'un historique de la formation de ceux-ci.
Les 182 Colbert.
Colbert ne fut pas seulement un grand ministre, mais il fut aussi un amateur passionné de manuscrits, de chartes, de papiers d'Etat et de toute espèce de documents politiques et diplomatiques : aussi laissa-t-il, à sa mort, '( la plus magnifique collection de manuscrits qu'on ait jamais vue .' dans une bibliothèque particulière*. »
' Il y a une seule exception : elle s'applique aux quatre volunaes renfermant les titres de révcché de Tournai, dont, eu égard à leur importance, nous donnons la description, pp. 512-319. ' Léopold Delisle, Le Cabinet des Matiiiscrils, etc., t. I , p. i43.
vm PREFACE.
Il commença par faire copier, à Paris et sur différents points de la France, dans les dépôts publics, même dans les cabinets particuliers, les pièces qui pouvaient intéresser l'histoire. Jean de Doat, président de la chambre des comptes de Navarre, compulsa pour lui les archives du Languedoc, de la Guyenne, du Béarn et du pays de Foix. Dans d'autres provinces ce furent les intendants ou les principaux magistrats eux-mêmes qui s'empressèrent à lenvi de lui prêter leur concours. Pour le nord de la France il s'adressa à Deny Godefroy, qui, le 11 décembre 1668, avait été nommé garde des archives de l'ancienne chambre des comptes de Flandre, à Lille ' : c'est là l'origine des 182 Colbert.
Mais, quelque valeur qu'eussent ces recueils de copies, ils ne remplissaient qu'imparfaitement l'objet des désirs du contrôleur général des finances : « .\vant tout — dit M. Léopold Delisle — le ministre voulait » recueillir des pièces originales, des manuscrits anciens, des textes rares; » il avait l'ambition de former un cabinet dont les trésors pourraient à la » fois éclairer les hommes d'Etat, charmer les curieux et faciliter les tra- » vaux des gens de lettres '. »
C'était là, sans contredit, une noble ambition. Il est fâcheux d'avoir à dire, mais la vérité nous y oblige, que, pour la satisfaire, Colbert abusa plus dune fois de l'autorité dont il était revêtu. Un fait qui se rattache à l'histoire de nos Archives nationales nous en fournit un déplorable exemple \
' Le Cabinet des Mmitiscrils, clc. , t. I, pp. 409-442.
' Ibid., p. 445.
' M. I.fcOPOLi) Uelisi.e en rapporte plusieurs autres ; nous nous bornons h lui emprunter le suivant.
Par une dclibéralion du 28 janvier j(>82 le corps municipal de Rouen offrit à Colbert les ManvscRiTs Qi'E REKFEiiMAiT LA DiBLioTuÈQi'E DE LA VILLE. On lit , dans le proccs-verbal de la séance , qus le premier président du parlement Pellot, étant venu à rhôlcl de ville, avait demandé de voiries livres qui y étaient, « notamment ceux qui avoient este vcus par le R. P. Comore, jésuite, qui leur ' avoil fait coniioilre que M. Colbert, ministre d'Estat, faisoit une bibliothèque :ce qu'estant venu à
PREFACE
Depuis l'année 1394 la trésorerie des chartes de Flandre était gardée en la citadelle de Gand '.
Dans cette trésorerie ne reposaient pas seulement les titres qui concernaient le conjté de Flandre, mais, à partir de l'époque où les provinces des Pavs-Bas furent réunies sous le sceptre de la maison de Bourgogne, les souverains y avaient fait déposer leurs pactes de famille, leurs négociations et leurs traités avec les puissances étrangères, en un mot les papiers les plus importants de l'Etat.
Le 12 mars 1678 l'armée française sous le commandement de Louis XIV en personne entra dans Gand.
Averti sans doute, ou par Denvs Godefroy. ou par d'autres, de la haute valeur des documents qui se conservaient à la citadelle. Colbert jugea qu'il ne pouvait s'offrir d occasion plus propice d enrichir sa bibliothèque : ne suffisait-il pas. en effet, dun ordre au chef des troupes qui occupaient la forteresse, pour qu'il fût mis en possession de ceux de ces documents qui seraient à sa convenance!^
Il y avait à cela un obstacle : la capitulation accordée h la ^ ille de Gand, le 9 mars, par Louis XIV et signée de sa main, portait, article 52. que « les chartes, titres, comptes et enseignements concernant la ville, do- » maine du roi. conseil, états et pays de Flandre demeureraient en leurs •< archives et ne seraient ci-après transportés ailleurs hors ladite ville de » Gand ". i>
' la connoissancc de plusieurs comiuunaulcs religieuses, chacun s'emprtssoil de tut enioyer ce qui estait ' le plus rare dans leurs bibliothèques , et que, la ville ayant tous les jours besoin de sa protection, elle • ne pouvait se dispenser de lujr envoyer ceux que M. le premier président demandoit de sa part. • {Le Cabinet des iVanuscrits , etc., t. I. p. -473.)
' Ces chartes avaient clé, pendant une longue suite de temps, gardées au cbàtoau de Rupelmonde. Pondant les troubles des Pays-Bas le gouvernement les fit transporter à Gand et déposer, partie dans une salle située au-dessus de celle où s'assemblait le chapitre, partie en la tour du bollroi. En lb9i une salle fut construite tout exprès dans la citadelle pour les recevoir.
' .Archives de la ville de Gand, registre intitulé Capitulations.
X PREFACE
Cet obstacle n'arrêta point Colberf. Selon lui « le roi ne pouvait pas faire » emporter publiquement les titres gardés en la citadelle de Gand, parce » que la capitulation de la ville y répugnait, » mais on pouvait en faire sortir adroitement le plus grand nombre qu'il serait possible '.
Il trouva, pour Taccomplissement de ses vues, un auxiliaire dévoué dans le président du conseil de Flandre, Louis Errembaut, seigneur de Dudzeele.
Ce magistrat, aussitôt après que Louis XIV s'était rendu maître de Gand, soit qu'il eut des raisons, réelles ou imaginaires, de se plaindre du gouvernement des Pays-Bas, soit que, du coté de la France, il se promit de plus grands avantages, avait résolu d'abandonner sa patrie et son souverain pour passer au service de cette couronne^. Les chartes de Flandre étaient à sa disposition; il en avait été établi trésorier et garde par lettres patentes du 7 mars 1668 : il permit qu'on en enlevât tous les documents qui étaient convoités par le ministre dont la protection pouvait lui être utile'. Ce fut Denys Godefroy qui en fit le triage, qui les mit en ordre et qui les expédia à Colberl.
' Lettre (lu 23 juin 1678 à Dcnys Godefroy, dans le Cabinet des Mamiscrils, etc., t. I, p. 4C8.
• Louis XIV le fit président au parlement de Tournai.
' Le président Errembaut ne se contenta pas de livrer à Denys Godefroy les plus précieux documents de la trésorerie des chartes de Flandre; lui-même il emporta à Tournai quantité de papiers appartenanLs aux archives du conseil dont il avait été le chef. A sa mort , arrivée en 1094, les scellés furent apposés, par ordre du parlement de Tournai, sur les portes des chambres où ces papiers étaient renfermés. Le 4 septembre de l'année suivante un arrêt du conseil d'État ordonna qu'ils fussent levés, c-t qu'il fut dressé inventaire de tous les titres laissés par le président défunt, « pour ensuite être -> lesdils titres avec ledit inventaire portés et déposés dans le dépôt public de la chambre des comptes, • à Lille. •<
Nous avons, aux Archives du royaume, une copie de cet inventaire, auquel il fut procédé, les 8 et 9 octobre 169b, par Nicolas-François Delevigne, conseiller au parlement, à l'intervention du procureur général et de Jean Godefroy , garde des chartes de la chambre des comptes à Lille, accompagnés du greflicr Joachim Pollier ; il comprend crut trenle-qualre articles. Nous en citerons ici queli|ucs-uns :
PREFACE. XI
On eut bien soin de ne laisser, dans les archives, d'inventaire ni de liste des titres enlevés. Le nombre en dut être considérable, piiisqu ils firent l'objet de trois envois successifs de Godefroy, et qu'ils remplirent plusieurs caisses '.
En d763 le comte Philippe de Nény, fils de l'illustre chef et président du conseil privé, fut chargé d'examiner les chartes de Flandre. Dans le rapport qu'il adressa, le il octobre de cette année, au prince Charles de Lorraine, gouverneur général des Pays-Bas, on lit :
<i Parmi les papiers qui, selon les anciens inventaires, ont fait partie des chartes de Flandre et qui ne s'y trouvent plus, les plus importants sont :
» Le partage des Etats de la maison d'Autriche entre l'empereur Charles- Quint et l'infant Ferdinand, son frère ^
« Un registre du conseil eu Flandre des années 1629 et iCôO, contenant 301 feuillets.
« Un registre couvert de parchemin du conseil en Flandre, contenant 583 et quelques feuillets, des années 1630 et 1632.
» Un autre registre, couvert do parchemin, dudit conseil, des années 1C39, 1640, 1641 et 1012, contenant 567 feuillets.
» Un registre intitulé Advis de la cour, couvert de parchemin.
» Trois fardes de lettres originales de Charles d'Autriche, depuis empereur, V' du nom, Marguerite d'Autriche, sa tante, et de quelques-uns de leurs secrétaires au conseil de Gand, dont l'une regarde le ressort du comté de Flandre au parlement de Paris.
» Une farde de plusieurs lettres adressées au conseil Je Flandre par l'empereur Charles V, Marguerite d'Autriche, sa tante , cl autres au nom de ces princes.
•> Une autre farde de pareilles lellrcs missives au conseil de Flandre.
» Un registre ou mémorial des assemblées des quatre membres do Flandre, partie en flamand et partie en françois.
» Un registre regardant les troubles du pays , 1575.
" Un registre contenant l'enqucte originale, tenue par forme d'information, contre Guillaume de Mclun, prince d'Épinoy, Alexandre de Bournonvillc, comte de Hennin, Albert de Ligne, prince de Barbençon, du 15 octobre 1644 et jours suivants.
" Un registre contenant plusieurs copies et originaux regardant les histoires et antiquités.
« Un ancien cartulaire en vélin , la plus grande partie en flamand »
' Le Cabinet des Mainiscrits , etc., t. 1, p. 467.