Assomption de la Vierge ( XIV e siècle très-avancé
Le Christ est descendu du ciel porté par ses quatre ailes
(!) C’est depuis lors que le mausolée d’Adrien a pris le nom de château S. Ange et en souvenir de cette apparition qu’on y a placé une statue de S. Michel remettant son épée dans le fourreau. — Ce fait a été sculpté d’une manière fort gracieuse, à la fin du XV e siècle, sur un rétable en marbre de l’église de S. Grégoire au Cœlius.
rouges ; il prend j-ar la main sa mère que deux ailes enlèveront au ciel (1). Autour du tombeau sont rangés les apôtres : S. Pierre se reconnaît à sa large tonsure, S. Jean à la palme qu’un ange lui a remise, S. Thomas à la ceinture que la Vierge lui laisse.
La ceinture est l’attribut caractéristique de S. Thomas, à l’Assomption, aussi bien chez les Grecs que chez les Latins. Voici comment s’exprime le Guide de la peinture , rapporlé du Mont Athos :
L’Assomption de la Mère de Dieu.
« Un tombeau ouvert et vide. Les apôtres dans l’étonnement. » Au milieu d’eux Thomas, tenant la ceinture de la Vierge » et la leur montrant. Au dessous d’eux, dans les airs, la
• Ste. Vierge enlevée au ciel sur des nuages. Thomas est en-
• core sur des nuages, à côté de la Ste. Vierge et reçoit de
• ses mains une ceinture. • (2)
M. Didron ajoute en note, p. 287 :
« Rarement, chez nous, voit-on S. Thomas recevant la cein-
• ture de la Vierge. Cependant, aux XV e et XVI e siècles, on
• représente cet épisode. S. Thomas, incrédule à la résurrec-
• tion de Jésus-Christ, refusa de croire également à la résur-
• rection et à l’assomption du corps de Marie. Lorsqu’il vint
• au tombeau de Marie avec les autres apôtres et qu’il le trouva
• vide du corps qu’on y avait déposé trois jours auparavant, » il ne voulut pas croire à la résurrection de la Vierge; mais
• il porta ses yeux au ciel et vit Marie qui y montait lente- » meqt, au milieu des acclamations des anges et des saints. Au
• même moment, la ceinture de Marie lui tomba du ciel, comme
• autrefois tomba sur Elysée le manteau d’Elie. S. Thomas
• crut alors plus fermement que les autres. On voit cette jolie
(1) Sur un tableau , dit de Giotto , que l’on voit dans la salle capitulaire de la basilique Vaticane , l’âme de S. Pierre monte au ciel, avec deux ailes éployées comme un ange.
(2) Manuel d’iconographie chrétienne et latine, p. 283 et suiv.
* scène sur un vitrail qui orne la chapelle latérale nord de » l’église de Brou. »