‹ La Bibliothèque Vaticane et ses annexesChapitre 24 sur 205 · MUSÉE CHRÉTIEN · texte numérisé non relu

MUSÉE CHRÉTIEN

Le Musée chrétien, fondé par Benoît XIV, avec le3 collecctions Buonarotti, Carpegna et Vittori, et augmenté par ses successeurs, s’annonce par cette inscription latine placée au dessus de la porte et au dessous des armes du pontife, qui se blasonnent : palé d'or et de gueules j qui est Lambertini.

BENEDÎCTVS . XIV . P . M .

AD ÀVGENDVM VRBIS SPLENDOREM ET ÀSSERENDAM RBLIGIONIS VERITATEM SACRIS CHRISTIANORVM MONIMENTIS MVSEI CARPINEI BONAROTII VICTORII ALIISQVE PLVRIMIS VNDIQVE CONQVISITIS ET AB INTERITV VINDICATIS NO WM MVSEVM

ÀDORNAVIT INSTRVXIT PERFEGIT ANNO MDCGLVI

La porte est flanquée de colonnes de jaune antique et de deux statues en marbre blanc, dont une porte le nom d’Aristide de Smyrne.

Le Musée chrétien avait été classé autrefois par Mgr Marini.

A ma connaissance, l’ordre établi par le savant prélat a été modifié deux fois. Deux fois, j’ai dû en conséquence refaire mon catalogue, rédigé définitivement dès 1854.

Cette année, un changement radical bouleverse entièrement le Musée. Si l’on en juge par les vitrines, la méthode adoptée ne sera pas celle que nous désirions, parce qu’elle est la plus commode et la plus logique. J’ai donc cru devoir établir ici une classification méthodique, qui ne peut varier, quels que

soient les changements ultérieurs opérés dans l’organisation du Musée. Je me suis arrêté à ce parti qui obvie à bien des difficultés, quitte, plus tard, à faire concorder avec nos numéros l’ordre que l'on prépare et que l’on aura établi.

J’ai distingué dans l’art trois grandes divisions, qui correspondent aux trois courants principaux, aux diverses époques et dans les divers lieux qui l’ont cultivé. C’est ainsi que nous avons tout d’abord l’art latin des catacombes ou des premiers siècles; l’art du moyen-âge, de la renaissance et des temps modernes; enfin l’art byzantin, qui, ayant un cachet à part, devait ne pas être confondu avec l’art de l’Occident.

Puis, selon la matière dont sont formés tous ces petits monuments-meubles, nous avons des catégories différentes pour l’orfèvrerie, l’argenterie, la bronzerie, l’émaillerie, l’ivoirerie, la céramique, la glyptique, la numismatique, la peinture, etc.

Tous ces objets sont exposés dans six vitrines et dix-huit armoires.

Voici sommairement ce que contiennent ces vitrines, sur lesquelles seules le gardien appelle d’ordinaire l’attention du visiteur.

Côté gauche. Première vitrine. Lampes en bronze avec ou sans chaînes de suspension.

Croix byzantine remplie par une inscription à jour.

Petite croix en or (VI e siècle), trouvée à S. Laurent horsles-murs, avec une étiquette de la main de Pie IX.

Médailles en bronze des premiers siècles.

Fioles en argent (VI e - VII e siècle).

Collier portant ces mots: Servus Dei fugitivus.

Deuxième vitrine. Vases et fioles de verre trouvés dans les catacombes.

Fonds de coupes, en verre doré et historié, ayant servi aux agapes chrétiennes.

Petits médaillons bleus provenant de patènes liturgiques.

Troisième vitrine. Crosse émaillée du XIII e siècle.

Deux pyxides en émail champlevé (3tlll c siècle).

Tête d’empereur à couronne radiée, sculptée sur agate.

Cristal de roche, verroterie de couleur, statuettes d’ivoire, baril en verre, etc., tous objets trouvés dans les catacombes.

Deux croix reliquaires en cuivre, travail byzantin.

Sceau de la Garfagnana (XIV e siècle).

Médaille romaine apposée sur la chaux d’un loculedans les catacombes.

Côté droit. Première vitrine, i. Triptyque byzantin en ivoire (XIV e siècle).

Cassette niellée (XVI e siècle).

Ivoire de l’abbaye de Rambona (IX e siècle).

Châsse émaillée (XIV e siècle).

Quatre croix sculptées au Mont Alhos et servant à l'évêque grec pour bénir. L’une d’elles, dite des Chevaliers de Rhodes, porte une étiquette écrite par Pie IX.

Trois crosses d’ivoire (X e et XIV e siècles).

Bracelet à effigies de saints (XVI e siècle).

Croix en or trouvée à Palestrina (X e siècle).

Triptyque de la Crucifixion et de la Nativité, orfèvrerie allemande du XV e siècle.

Camée formant chaton d’une bague en or.

Bel ivoire à l’effigie du Sauveur ( VII e siècle).

Deuxième vitrine. Agnus Dei consacré par Jean XXII. Chapelet en cuivre, d’une forme originale (XVI e siècle). Ivoire représentant l’enfance du Sauveur (fin du XIII e siècle). Massacre des Innocents, fond de miroir (XIV e siècle). Diptyque en ivoire : l’Adoration des Mages et la Crucifixion (XIV e siècle).

Apparition du Christ souffrant (XVI e siècle).

Enfance de la Vierge, ivoire du XVI e siècle.

Crucifixion, paix en ivoire du XV e siècle.

Ivoire de la Nativité (IX e siècle).

Boîte eucharistique, ivoire grec moderne.

Troisième vitrine. Crucifixion en ivoire du XIV e siècle. Triptyque allemand sculpté sur bois (XV e siècle).

Deux émaux peints du XVI e siècle.

S. Jean, peinture byzantine.

Quatre anneaux du' pêcheur en cuivre (XV e siècle).

Crux victorialis en argent.

Fermail de chape à l’effigie de S. Pie V (XVI e siècle). Triomphe de Charles V, argent ciselé par Benvenuto Cellini.

Descente de croix, en ivoire, d’après un dessin de Michel- Ange.

Coupe niellée, avec le portrait de Pie IV (XVI e siècle).

La Trinité, ciselure en argent, de travail flamand (XVI e siècle). Le Sauveur, peinture byzantine à fond d’or.

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