‹ La Bibliothèque Vaticane et ses annexesChapitre 59 sur 205 · S. Laurent, peinture sur bois de la fin du XV e siècle · texte numérisé non relu

S. Laurent, peinture sur bois de la fin du XV e siècle

339. Deux docteurs occupés à écrire; l’un d’eux se reconnaît à sa chape et à sa tiare pour S. Grégoire-le-Grand.

340. Peinture sur bois et à fond d’or : Apparition du Sauveur — Baiser de Judas — S. Pierre coupe l’oreille à Malchus.

341. Triptyque de l’école italienne : Pietà — S. Jérôme — S. François d’Assise.

342. S. Eustache agenouillé devant le cerf qui lui apparaît sur les hauteurs voisines de Tivoli. (1)

(4) Une tête de cerf , avec une croix entre les bois , forme les armoiries de la collégiale de S. Eustache et du 8 e Rione.

343. Jésus-Christ donnant une croix à S. Jean- Baptiste, peinture sur agate (XVIII e siècle ).

344. Délicieux triptyque en verre peint bleu et or (t) (fin du XIV e siècle). Les sujets se lisent de haut en bas et de droite à gauche.

Sur le panneau central : Assomption de la Vierge, portée au ciel par des anges dans une auréole — Crucifixion : Marie et S. Jean y assistent, ainsi que deux anges qui se voilent la face — Sous une triple arcade ogivale, la Vierge entre S. Paul et S. Pierre.

Sur le volet droit : Ange Gabriel, les bras croisés — S. Laurent, avec le gril sur lequel il fut brûlé — S. Etienne, avec les pierres qui le lapidèrent — Sainte — S. Nicolas, évêque de Myre.

Sur le volet gauche : Vierge de l’Annonciation', livre en main — Ste. Agnès, tenant la palme du martyre .et l’agneau, emblème de son nom — Ste. Catherine, portant la roue de son supplice — S. Jean -Baptiste, une croix en main — S. Jacques majeur, avec le bourdon des pèlerins et le livre de l’apostolat.

EMAILLERIE.

L’émail se définit : Une pâte compacte, formée avec un fondant vitreux et diversement colorée par des oxydes métalliques.

Emaux champlevés.

On les nomme encore incrustés ou en taille d'épargne. Leur ancienne qualification de byzantins est complètement erronée.

Dans les émaux champlevés, la plaque de métal est creusée, de manière à renfermer l’émail, les figures et autres ornements étant réservés. L’émail fond au feu, puis est poli , ce qui lui donne son éclat.

(1) La peinture et l’or sont appliqués derrière le verre par par le procédé du fixé.

Le moine Théophile, qui vivait au XII e siècle, nous a révélé un fait curieux lorsqu’il nous a appris dans sa Diversarum crtium sekedula , lib. h, c. xii, que le moyen-âge se servait pour ses émaux des cubes d’émail employés dans les édifices païens. « Inveniuntur in antiquis ædificiis paganorum, in musivo opéré, diversa généra vitri, videlicet album, nigrum, viride, croceum, saphireum, rubicundum, purpureum, ex quibus fiunt electra in auro, argento et cupro. •

345. Les saintes femmes se rendent au tombeau de Jésus-Christ portant des parfums sepvlchrvm dni; mais l’ange qui encense assis sur la pierre renversée du sépulcre, leur dit que le Christ est ressuscité, f filivs hominis . in corde

TERRE I LOCVS . HIC . EST | ITA ERIT : | f QVEM QVERITIS AB . EST . ECCE . TE8TIS.

346. Dans un quatre-feuilles émaillé, la Vierge tenant une fleur de lis à la main et l’enfant Jésus qui bénit (XII e siècle avancé).

347. Agneau pascal, émaillé de blanc, portant une croix pattee et le livre apocalyptique (XII e siècle).

348. Le Christ imberbe, bénissant et enseignant (XII e siècle).

349. Quatre-feuilles en cuivre et émail champlevé, représentant le Christ en croix ( fin du XII e siècle).

En haut, le Soleil, sol, est figuré par une tête imberbe, la Lune, LüNA, par une tête surmontée d’un croissant. La Vierge, maria, paraît abîmée dans la douleur; S. Jean, iohannes, se tient près de la croix, vers laquelle s’avance Longin, la lance à la main.

Ces plaques d’émail étaient destinées à être clouées sur des châsses ou des livres d’église, tels que Missels, Evangéliaires.

350. Saint en relief sur un fond d’émail bleu, semé de globules d’émail blanc et bleu (XII e siècle).

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