‹ La Bibliothèque Vaticane et ses annexesChapitre 60 sur 205 · Figurines émaillées à yeux saillants (XII e siècle · texte numérisé non relu

Figurines émaillées à yeux saillants (XII e siècle

354. Résurrection de Lazare, sur un fond couvert de rinceaux gravés et niellés.

355. Bassin circulaire, en émail champlevé historié d’anges et

égayé de rinceaux (XII e siècle). On s’en servait pour se laver les mains.

356. Plaque d’émail cbamplevé (XIII e siècle). Crucifixion, à laquelle assistent deux anges, la Ste. Vierge et S. Jean. Des nuages sort la main de Dieu le Père qui bénit à trois doigts. Le titre de la croix porte 1HS XPC. Les têtes sont en relief.

357. Le Christ assis sur l’arc-en-ciel et bénissant; il tient son livre dans un pli de son manteau : émail champlevé du .XIII e siècle.

358. Le Christ, alpha et oméga , bénit à trois doigts et tient son livre dans un pli de son manteau ; émail du XIII e siècle.

359. Sur un fond de rinceaux, le Christ bénissant et enseignant; il tient un rouleau. Email champlevé du XU/ e siècle.

360. Le Christ, assis sur l’arc-en-ciel, enseignant la doctrine évangélique avec le livre qu’il tient ouvert ( fin du XIII e

. siècle ).

361. Le Christ debout, pieds nus et étendant les mains, sur un fond d’émail bleu rehaussé de fleurs (fin du XIII e siècle).

362. Le Christ, bénissant et enseignant, émail à fond étoilé ( XIII e siècle ).

363. Plaque elliptique en émail champlevé, représentant le Christ bénissant, le livre en main, et placé entre alpha et oméga (XIII e siècle).

364. Le Christ, assis sur l’arc-en-ciel dans une auréole elliptique, bénit et enseigne. Il est entouré des quatre symboles , des évangélistes dans cet ordre :

ange •— aigle

lion * — bœuf. ( XIII e siècle. )

« En iconographie, le premier évangéliste et par conséquent celui qui doit occuper la place d'honneur est S. Mathieu; le second, S. Jean; le troisième, S. Marc; le dernier, S. Luc. Cette hiérarchie a été fixée, non pas eu égard aux évangélistes, sans quoi S. Jean serait incontestablement le premier, mais à cause de leur attribut zoologique.

» ür, le plus noble attribut est Yange, après lequel s’élève Y aigle, puis bondit le lion et enfin rampe le bœuf. Sur

une seule ligne horizontale, la place est donc presque toujours celle-ci : ...

ange — aigle — lion — bœuf.

• Sur deux lignes, les attributs sont ainsi disposés :

ange — aigle lion — bœuf.

» La droite étant plus noble que la gauche et le haut plus distingué que le bas, l’ange doit être à droite et en bâtit; l’aigle en haut, mais à gauche; le lion en bas, mais à droite; le bœuf, le plus infime des quatre, à gauche et en bas. Il faut remarquer soigneusement que la droite e^ la gauche s’ordonnent comme en blason, non d’après le spectateur, mais d’après la figure centrale autour de laquelle se groupent les figures d’encadrement. Très-souvent, surtout aux croix de procession, l’aigle est placé au sommet, non pas pour lui faire primer l’ange, mais à cause de sa nature, parce qu’il gagne les hauteurs du ciel, parce que son apôtre S. Jean s’eât envolé jusqu’au trône de Dieu pour y étudier les mystères les plus sublimes de la théologie. • Dtdron. Annales Archéologiq. t. xv, p. 200.

365. Grand Christ en relief, émail du XIII e siècle : sa tête est couronnée; il bénit à trois doigts et appuie sur son genou le livre de sa doctrine; ses pieds sont nus.

Ce Christ devait faire partie d’une grande châsse en orfèvrerie et être placé à une des extrémités. |Sur les flancs étaient rangées des statuettes debout : il n’en reste plus que les trois numéros qui suivent.

366. Statuettes émaillées de S. Pierre et de S. Paul (XIII e siècle).

367. Apôtre, reconnaissable à son livre et ses pieds nus : émail du XIII e siècle.

En iconographie, la nudité des pieds distingue les personnes divines, les anges, les apôtres et quelquefois les prophètes.

368. Email du XIII e siècle, figurant un saint en chasuble et tenant un livre.

369. Très-bel émail champlevé du XIII e siècle, où toutes les têtes sont en relief. Le Christ, assis dans une auréole el-

liptique, bénit à la manière latine et pose le livre de vie sur son genou. Il est entouré des quatre symboles des évangélistes; en haut, l’ange et l’aigle; en bas, le lion et le bœuf. (1)

370. Plaques d’émail, à bordure et fond de rinceaux (XIII e ■siècle), représentant : les Rois Mages suivant l’étoile qui brille au ciel — parlant à Hérode assis sur son trône — Ilérode donnant ses ordres pour le massacre des Innocents — Un ange avertissant S. Joseph de fuir en Egypte.

371. Croix en émail champlevé (XIII e siècle). Au sommet, la main de Dieu le Père bénit à la manière latine (2) le Christ attaché à la croix et que le titre nomme 1RS XPS. Adam ressuscite au contact du sang du Sauveur qu’il implore à deux mains.

372. Croix pattée et semée de rinceaux, à fond d’émail bleu, très-bel ouvrage du XIII e siècle. Au centre, Jésus-Christ bénit et enseigne; en haut vole l’aigle de S. Jean; à droite est accrodpi le lion de S. Marc; à gauche mugit le bœuf de S. Luc; en bas, se tient debout l’ange de S. Mathieu.

S. Jérôme donne ainsi la raison de ces symboles : • Prima (similitudo) hominis faciès, Matthæum significat, qui quasi de homine exorsus est scribere: Liber generationis Jesu Christi , fllii David, filii Abraham . Secunda Marcum, in quo vox leonis in eremo rugientis auditur : Vox cia mantis in deserto : Parole viam Domini; rectos facite setnüas ejus . Tertia vituli, quæ evangelistam Lucam a Zacharia sacerdote sumpsisse initium præflgurat. Quarta Joannem evangelistam, qui assumptis pennis aquilæ, et ad altiora festinans, de Verbo Dei disputât. » (S. Hieronym. in Comment . svp. Matth. )

(1) Cet ordre, basé sur l'importance relative des attributs, est 1* ordre hiérarchique, qu'observe assez scrupuleusement le moyen-âge.

(2) La bénédiction latine se donne à trois doigts, au nom de la Ste. Trinité, le petit doigt et l’annulaire étant repliés sur la paume de la main.

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