II. Origine présumée et suppression des patènes de verre
Le concile de Triburia, célébré en 895, dit au chapitre xvm que l’usage des patènes de verre fut introduit par le pape S. Zéphyrin : « Zephyrinus, XVI Romanus Episcopus, pateris vitreis missas celebrari constituit. Tum deinde Urbanus, XVIII Papa, omnia ministeria sacrata fecit argentea. »
Sa vie, insérée dans le Liber Pontificalis, dit seulement que ce pontife ordonna que les diacres porteraient les patènes de verre devant les prêtres se rendant à l’autel pour y célébrer :
• Fecit constitutum de ecclesia ut patenas vitreas ante sacerdotes in ecclesiam ministri portarent. • C’est de ce texte mal interprété qu’est née l’erreur historique, acceptée par leeoncile, puis propagée par les auteurs ecclésiastiques. Mais l’autorité du Liber Pontificalis , dont la première partie remonte au moins au pape S. Damase, ne peut pas être infirmée par des documents de beaucoup postérieurs.
Bonizo, cité par le cardinal Maï dans sa Bibliothèque des Pères, t. vu, pars ni, pag. 34, reporte aussi au pape S. Zépbyrin l’adoption des vases liturgiques en verre : • Hic oonsti-
luit ut omnia vasa altaris essent vitrea; nam antea omnia crant lignea. •
Honorius d’Autun affirme la même chose dans sa Gemma animes , lib. i, c. 89 : « Apostoli et eorurrl successores lignéis cal ici bus missas celebrarunt; Zephyrinus papa vitreis; Urbanüs vero papa et martyr aurais vel argentas calicibus et pateriis offerri insütuit. »
L’auteur anonyme de 1292, cité par Mui*atorî ( Ântichità Estens pag. i, c. xt-xxvvi ) rapporte aussi à S. ZépTiyrin une ordonnance analogue : « Ut ealiees essent vitrei vel stannei saltem. »
Or S. Zéptiyrin occupa le trône pontifical dè Ta h 203 à l’an 220, et Urbain I, qui abrogea sa constitution, siégea de 227 à 233.
W. Procédé d'U fixé.
Le moine Théophile, qui vivait au XII e siècle, nous a conservé dans sa Diversarum arliilth ècheàùla , lé prbeédé employé au moyen-âgë pour fixer l v or shr le verre.
Cette citation n’élucide pas seulement le n° 344, mais elle aideàussi à comprendre, quoique avec quelque légère différence, la fabrication des verres dorés des catacombes.
• De vitreis scyphis, quos Grteci auro et argenté ctecorabt.
» Græci vero faciunt ex iisdem saphireis lapidifeüë pretiosbl scyphos ad potandum, décorantes eos àuro hoc rhédo. Àccipientes auri petulam, formant ex ea effigiès lioniimirri, àut avium, sive bestiarum, vel foliorum, et ponhïïl eas cum aqua super scyphum in quocumque loco volüerfût'; et fiée petàïa debet aliquantulum spissior essé. Deinde àccipiuitt vîfrurii cfârissimum, velut cryst'allùm. Quod îpsi componirnt, qtiédque mox, ut senserit calorem ignis, solvitur et térüiVt diligenter super lapidem porphyriticum cum aqua, ponentes cura plhcello tenuissimo super petulam per omnia, ët cum slccatum fuerit, mittunt in furnum in quo fenestræ vetruhi pictum coquitur, supponentes ignem et lignea faginea in fuffio omnino siccata. Cumque viderint flammara scyphum tamdiû pertrànsire, donec modicum ruborem trahat, stalim eficiéntes ligna, ob^trüant furnum, douée per se frigescat; et aürum riumquam' séparabitur. »