LES
PT PP ET ER NP Te
nie bee Me Re ni D bte pont usé ét in à us ie cé nd OÉ Ce © à
Pluie de Roses. 557
voix mystérieuse dont je ne saurais rendre la douceur me dit : « Tu es guérie. » Et subitement, tout malaise disparut, je pus voir, entendre, parler, me lever, j'étais vraiment guérie. Impossible d’expliquer le sentiment que j’éprouvais en cette heure inoubliable.
La Sœur qui me veillait était stupéfaite, elle n’en croyait pas ses yeux.
Plus tard, j’ai su qu’en me quittant, Sœur Supérieure s était rendue en toute hâte à la chapelle. À genoux près du Tabernacle, elle avait sup plié le bon Dieu de nous prouver si vraiment Sœur Thérèse de l’Enjant- Jésus était puissante sur son Sacré Cœur. La réponse était subite. En me guérissant, le Seigneur avait glorifié sa Thérèse. Je ne souftrais plus du tout, mon cou était désenflé, ma langue et mes lèvres avaient repris leur apparence normale et je ressentais une grande faim. Alors, à 10 heurés du soir, moi qui depuis plusieurs jours ne prenais plus aucune nourriture, je mangeai avec appétit une tartine de lard. Enfin, sortant de mon lit, je me suis mise à marcher comme si je n’avais jamais été malade.
Le lendemain matin je me levai et tout le monde put admirer l’œuvre de ma chère Bienfaitrice.
Le médecin mandé aussitôt crut que c'était pour constater le décès : son saisissement fut grand en m’apercevant. Il m’examina et déclara qu’il n’y avait plus aucune trace de phtisie, les poumons se trouvaient complètement guéris. Comme il est protestant, il ne pouvait s'expliquer cette transformation soudaine.
Quelques jours plus tard, dès la rentrée des élèves, je repris ma classe depuis si longtemps abandonnée, et, dans la suite, je poursuivis sans interruption mes cours. Je repris également sans difficulté les pratiques régulières de la vie de communauté, et les quatre années écoulées depuis ce jour mémorable m’ont toujours vue en bonne santé.
On comprendra, dès lors, que je parle souvent à mes élèves de ma puissante petite amie du ciel. Puisse-t-elle achever son œuvre en faisant de moi une fidèle imitatrice de ses vertus!
Sr X.
A la suite de ce récit, permettez-moi, ma Révérende Mère, de vous joindre encore quelques précisions propres à faire ressortir la gravité du mal dont la petite sainte de Lisieux a sauvé la chère Sœur.
La mort semblait si inévitable dans l’entourage que :
La directrice du chœur avait déjà pris toutes ses dispositions pour la messe de Requiem.
M. l’Aumônier avait différé un voyage projeté pour attendre 1e décès.
Une Sœur de la maison, un peu sourde, à qui l’on racontait la guérison’ subite, demanda aussitôt, ne comprenant pas bien : « Elle est morte, n'est-ce pas ? »
Enfin le médecin consulté la veille de la guérison par les Supérieurs, avait affirmé, une fois de plus, sa totale impuissance. « Il n’y avait rien
à faire ni à espérer, disait-il. Des deux poumons, l’un est complètement … rongé, l’autre est si abîmé qu’il ne pourra pas aller plus d’un jour ou deux. » & Quant à moi, je témoigne que ce médecin (protestant matérialist oil 1 m'a certifié par écrit, avec l’extrême danger de son ancien état, la bonne santé de Sœur X.
Je serais heureux, ma Révérende Mère, de pouvoir contribuer, par la révélation de ce fait, à la glorification de la vénérable Sœur Thérèse de l'Enfant-Jésus, et je vous prie d’agréer, etc.
R. P CAENEN, S. J.
Guérison remarquable obtenue sur la tombe de la Bienheureuse en faveur d’une enfant malade et tourmentée par le démon.
Préaux (Calvadosi, 15 octobre 1922
Nous sommes des cultivateurs de Préaux et avons une reconnaissance très grande envers la Sœur Thérèse de Lisieux. #
Je suis la grand’mère de notre petite-fille, Eugénie A ee âgée aujourd’hui de 28 mois, et qui fut prise à deux mois d’un mal étrange que le médecin ne pouvait définir. Il disait seulement que ce serait très long. La pauvre petite avait sur toute la tête des croûtes que rien ne parvenait à guérir, et de plus, ce qui était plus triste encore, elle pous- … sait des cris comme des aboiements de chien, penchaït la tête en avant et faisait penser à une pauvre petite possédée, car elle semblait être vraiment sous une influence diabolique ; elle ne pouvait approcher des prêtres ou des religieuses et se détournait avec un geste de frayeur du 4 crucifix ou d’une image pieuse ; jamais elle n’acceptait d’entrer dans une église, elle se débattait alors violemment, et, une fois où sa tante voulut la conduire à Notre-Dame de la Délivrande pour obtenir sa guérison, elle ne parvint pas à lui faire baiser la statue de la bonne Vierge. La malheureuse enfant, comme si un démon l’agitait, tapait des pieds l’image miraculeuse et refusait de l’embrasser. Nous étions désespérés de la voir dans un état aussi lamentable, et nous sentions bien que les remèdes humains resteraient impuissants contre ce mal extraordinaire. C’est alors que, dans la première quinzaine de mai, nous avons décidé de porter l’enfant sur la tombe de Sœur Thérèse. A la gare de M Lisieux, nous eûmes le grand bonheur de rencontrer Monseigneur l'Evêque qui, entendant les cris sauvages de la pauvre petite, nous en demanda la cause. Nous répondîmes que nous allions invoquer Sœur
D SP eee de
MASTE LL
Pluie de Roses. 559
Thérèse pour obtenir sa délivrance, et Monseigneur promit de joindre ses prières aux nôtres. A l’entrée du cimetière, les hurlements de l’enfant redoublèrent : « Non, pas là ! pas là | » répétait-elle, témoignant une répulsion profonde à pénétrer dans ce lieu béni. Nous eûmes bien de la peine à ia porter jusqu’à la tombe où, écartant les fleurs et les couronnes, nous l’avons de force assise sur la terre. Elle luttait alors, tapait des pieds. C’était terrible, lorsque tout à coup, elle se calma, Sœur Thérèse avait vaincu le démon! Et dans la nuit suivante, il se produisit sur toute la tête de l’enfant un écoulement extraordinaire de pus et de sang. Son lit en était inondé. Le lendemain matin, elle était guérie. Quelques jours après, il ne paraissait rien de l’affreuse gourme qui l’avait défigurée si longtemps. L’enfant était fraîche et jolie à ne pas la reconnaître. Depuis sa délivrance sur la tombe de Sœur Thérèse, elle est devenue douce, aimable, elle joint ses petites mains comme un ange, et son plus grand bonheur est d’apercevoir un crucifix ou les images pieuses qui autrefois Jui faisaient horreur.
Au mois d’août, au lendemain de l’Assomption, elle se trouva souffrante et sa mère la conduisit chez le docteur, à Trois-Monts. Le médecin dit que c'était très grave, il craignait une fluxion de poitrine. Voyant cela,
-je dis à ma fille: « Ayons confiance en Sœur Thérèse, et si elle guérit encore : la petite Eugénie. je promets de la reconduire en pèlerinage à Lisieux. » Je n’avais pas fini de faire cette promesse, que la petite demanda à se lever et, sans nous laisser le temps de la chausser, elle s’échappa de son lit et de nos mains, et courut pour s’amuser dans la maison voisine, complètement guérie.
+ C’est pour accomplir mon vœu que je suis venue ie 5 Deere en pèle-
rinage à Lisieux avec mon mari, maire de Préaux, qui, voyant le miracle, est retourné courageusement à ses devoirs de chrétien. Le père de la petite en fera bientôt autant, je l’espère, il est très ébranlé... La tante et la marraine de l’enfant nous accompagnaient aussi. Quelle confiance nous avons maintenant en la bonne Sœur Thérèse ! Elle nous protège partout et nous avons mis son image à l’arrière de notre carriole, de façon à ce que tout le monde la voie. Avec elle, nous n’avons peur de rien et elle nous a déjà sauvés d’un terrible accident. On peut bien publier ce qu’elle fait pour nous et mettre nos noms, nous sommes trop heureux de témoigner ainsi notre reconnaissance.
E. GiINARD, femme LAINÉ, grand’mère de l'enfant. E. LaAINÉ, son grand-père, maire de Préaux.
Suit le témoignage de M. l'abbé Le Prévost, curé de Trois-Monts. Calvados.
Le récit de cette prodigieuse guérison fut fait de vive voix au parloir du Carmeï par M° Laîné, le 5 octobre. La petite Eugénie paraissait pleine
Fe OU
de santé et d’entrain, et les Sœurs tourières, qui avaient été douloureusement impressionnées par l'attitude effrayante de la pauvre petite avant son premier pèlerinage à la tombe, avaient peine à la reconnaître $ tant elle était douce et pleine de charmes.
Les parents écrivirent à Mgr Lemonnier la guérison merveilleuse de leur enfant, et Sa Grandeur daigna leur répondre et les féliciter de la grâce obtenue.