‹ La bienheureuse Thérese de l'Enfant-Jésus (volume 2)Chapitre 102 sur 115 · Epilogue · texte numérisé non relu

Epilogue

à des titres différents, apportèrent leurs déclarations très documentées. |

Aù cours de cette première session du Tribunal, on procéda, au cimetière de la ville de Lisieux, à l’exhumation des restes de la sainte Carmélite, afin d’en assurer la conservation.

Le 4 octobre 1897, elle avait été inhumée la première dans un enclos que la communauté venait d'acquérir. Sa tombe se trouvait ainsi dans l’angle, à droite.

Le 6 septembre 1910, en présence de S. G. Mgr Lemonnier, on transféra la précieuse dépouille dans un caveau cimenté, à gauche de l'entrée.

La nuit qui précéda l’'émouvante cérémonie, la Bienheureuse était apparue à la Rde Mère Carmela, Prieure du Carmel de Gallipoli (Italie), laquelle ignorait l'événement, et lui avait prédit « qu'on ne retrouverait d’elle que des ossements ».

Ce fut vrai. L’humble « petite Thérèse » avait dit avant sa mort: /l faut que lout ce que je fais, les-petites âmes puissent le faire. Il semble donc que Dieu ait répondu à sa préférence pour le sort commun, en ne lui épargnant pas l'humiliation du tombeau.

Mais, en revanche, le grain de froment jeté dans la profondeur de la terre et mort apparemment est devenu merveilleusement fécond.

Le Procès de Réputation de Sainteté se termina au cours de l'été 1911 ; il fut suivi bientôt de celui de non-culte, et après une clôture solennelle des séances, le 12 décembre 1911, toutes les pièces de la procédure (dite /nformation) réunies et copiées, furent portées à Rome, à la Sacrée Congrégation des Rütes, en février 1912.

« Je vais faire tomber un torrent de roses », venait d'annoncer la Servante de Dieu, à l’un de ses privilégiés. £t la pluie céleste, en effet, se transforma en torrent, véri-

fiant cette autre promesse de la Thaumaturge : « Personne ne m'invoquera sans recevoir de réponse. »

Six volumes successifs ont glané ces roses, mais leurs gerbes demeurent incomplètes, car on peut dire de cette, histoire posthume ce que Thérèse dit de l’histoire de son âme : Beaucoup de ces pages ne se liront qu'au Ciel. Du moins, c'est un aperçu touchant où l’on entrevoit la bonté de celle qui, sensible à toute misère, s’incline avec prédilection vers les petits et les pauvres. En un mot, toutes les souffrances du corps, et plus encore celles de l'âme, attirent sa pitié.

Il convient surtout d'admirer son rôle d’Ange du Sacerdoce :

« Priez-la, conseillait à un prêtre le Pape Benorr XV, c'est sa vocation d'apprendre aux prêtres à aimer Jésus- Christ. » Combien de récits intimes ont prouvé la réalité de cette vocation spéciale !

Mais, « en faisant aimer l’amour », selon son désir ardent, comme notre Bienheureuse se fait aimer elle-même ! De tous les points du globe, des pétitions appuyées de milliers de signatures, afluèrent au Vatican pour demander la Béatification de cette puissante Protectrice. L’Angleterre et le Canada apportèrent à ce plébisèite un concours imposant par le nombre et la qualité des signataires.

Au cours de la guerre européenne, des soldats de tout rang prirent la même initiative, et, du champ de bataille, plaidèrent auprès du Souverain Pontife la gloire de leur « petite Sœur des tranchées ».

Enfin, au Brésil, un mouvement analogue provoquait le don magnifique d'une petite châsse d’or et de pierres précieuses devant contenir les saintes reliques, pour les porter en procession.

Devant ces faits extraordinaires, Son Eminence le Cardinal Vico, Préfet de la Sacrée Congrégation des Rites, disait

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