‹ La bienheureuse Thérese de l'Enfant-Jésus (volume 2)Chapitre 57 sur 115 · PR RQ RE RE ER EEE OT ET · texte numérisé non relu

PR RQ RE RE ER EEE OT ET

la bonté et l'amour miséricordieux du Cœur de Jésus sont peu connus ! Il est vrai que, pour jouir de ces trésors, il faut

s'humilier, reconnaître son néant, et voilà ce que beaucoup.

d’âmes ne veulent pas faire.

Lettre VII.

Ce qui m'attire vers la Patrie des Cieux, c'est l'appel du Seigneur, c'est l'espoir de l'aimer enfin comme je l'ai tant désiré, et la pensée que je pourrai le faire aimer d'une multitude d'âmes qui le béniront éternellement.

Jamais je n'ai demandé au bon Dieu de mourir jeune : cela m'aurait paru de la lâcheté; mais lui, dès mon enfance, a daigné me donner la persuasion intime que ma course ici-bas serait courte. :

Je le sens, nous devons aller au Ciel par la même voie : la souffrance unie à l’amour. Quand je serai au port, je vous enseignerai comment vous devez naviguer sur la mer orageuse du monde : avec l'abandon et l'amour d’un enfant qui sait que son père le chérit, et ne saurait le laisser seul à l’heure du danger.

Oh! que je voudrais vous faire comprendre la tendresse du Cœur de Jésus, ce qu'il attend de vous! Votre dernière lettre a fait tressaillir doucement mon cœur. J'ai compris jusqu’à quel point votre âme est sœur de la mienne, puisqu’elle est appelée à s'élever à Dieu par l'ascenseur de l'amour, et non à gravir le rude escalier de la crainte. Je ne m'étonne pas’ de voir que la familiarité avec Jésus vous semble difficile : on ne peut y arriver en un jour; mais j'en suis sûre, je vous aiderai beaucoup plus à marcher dans cette voie délicieuse, quand je serai délivrée de mon enveloppe mortelle; et bientôt vous direz, comme saint Augustin : « L'amour est le poids qui m'entraîne. »

Lettres. 373

Lettre IX°.

26 juillet 1897.

. Quand vous lirez ce petit mot, peut-être ne serai-je plus sur la terre. Je ne connais pas l'avenir ; cependant, je puis dire avec assurance que l’Epoux est à la porte. Il faudrait un miracle pour me retenir dans l'exil, et je ne pense pas que Jésus le fasse, car il ne fait rien d’inutile.

O mon frère, que je suis heureuse de mourir ! Oui, je suis heureuse, non parce que je serai délivrée des souffrances d’ici-bas : la souffrance unie à l’amour est, au contraire, la seule chose qui me paraît désirable en cette vallée de larmes ; je suis heureuse de mourir parce que, bien plus qu’ici-bas, je serai utile aux âmes qui me sont chères.

Jésus m’a toujours traitée en entant gâtée... C'est vrai que sa croix m'a accompagnée dès le berceau ; mais cette croix, il me l’a fait aimer avec passion.

Lettre X°.

14 août 1897.

Au moment de paraitre devant le bon Dieu, je comprends plus que jamais qu’il n'y a qu’une chose nécessaire : travailler uniquement pour Lui, et ne rien faire pour soi ni pour les créatures. Jésus veut posséder complètement votre cœur ; pour cela, il vous faudra beaucoup souffrir... mais aussi quelle joie inondera votre âme quand vous serez arrivé à l’heureux moment de votre entrée au Ciel !..

Je ne meurs pas, j'entre dans la vie... et tout ce que je ne puis vous dire ici-bas, je vous le ferai comprendre du haut des Cieux.

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LA B5t THÉRÈSE DE L'ENFANT-JÉSUS

(D'après un tablenu de Céline, 1902.)

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