‹ La bienheureuse Thérese de l'Enfant-Jésus (volume 2)Chapitre 56 sur 115 · HEART IV · texte numérisé non relu

HEART IV

sont mit à

nd din

Lettres. 361

bon Dieu de me prendre quand il voudra. Puisque je fais tous mes efforts pour être un tout petit enfant, je n’ai pas de préparatifs à faire. Jésus doit lui-même payer tous les frais -du voyage et le prix d’entrée au Ciel !

Adieu, ma sœur bien-aimée, n'oublie pas, près de lui, la dernière, la plus pauvre de tes sœurs.

“Lettre IV°.

17 Juillet 1897.

Ma CHÈRE LÉONIE,

Je suis bien heureuse de pouvoir m'entretenir avec toi, il y. a quelques jours je ne pensais plus avoir cette consolation sur la terre; mais le bon Dieu paraît vouloir prolonger un peu mon exil. Je ne m'en afflige pas, car je ne voudrais point entrer au Ciel une minute plus tôt par ma propre volonté. L’unique bonheur ici-bas, c'est de s'appliquer à toujours trouver délicieuse la part que Jésus nous donne; la tienne est bien belle, ma chère petite sœur. Si tu veux être une sainte cela te sera facile, n’aie qu'un seul but : faire plaisir à Jésus, unir toujours plus intimement à lui.

Adieu, ma sœur chérie, je voudrais que la pensée de mon entrée au Ciel te remplisse de joie, puisque je pourrai plus que jamais te prouver ma tendresse. Dans le Cœur de notre céleste Epoux, nous vivrons de la même vie, et pour l'éternité je resterai

Ta toute petite sœur, Thérèse de l'Enfant-Jésus.

—— TRS y —

UY'E te À NE LA À

A sa cousine Marie Guérin.

Lettre I".

Avant de recevoir tes confidences (à propos des scrupules), je pressentais tes angoisses; mon cœur était uni au tien. Puisque tu as l'humilité de demander des conseils à ta petite Thérèse, elle va te dire ce qu’elle pense. Tu m'as causé beaucoup de peine en laissant tes communions, parce que tu en as causé à Jésus. Il faut que le démon soit bien fin pour tromper ainsi une âme! Ne sais-tu pas, ma chérie, que tu lui fais atteindre ainsi le but de ses désirs ? Il n’ignore pas, le perfide, qu'il ne peut faire pécher une âme qui veut être toute au bon Dieu; aussi, s’efforce-t-il seulement de lui persuader qu'elle pèche. C’est déjà beaucoup; mais, pour sa rage, ce n’est pas encore assez... il poursuit autre chose : il veut priver Jésus d’un tabernacle aimé. Ne pouvant entrer, lui, dans ce sanctuaire, il veut du moins qu’il demeure vide et sans maître. Hélas ! que deviendra ce pauvre cœur ?.. Quand le diable a réussi à éloigner une âme de la communion, il a tout gagné, et Jésus pleure !.… |

O"ma petite Marie, pense donc que ce doux Jésus est là, dans le Tabernacle, exprès pour toi, pour toi seule, qu’il brûle du désir d'entrer dans ton cœur. N’écoute pas le démon, moque-toi de lui, et va sans crainte recevoir le Jésus de la paix et de l'amour.

Mais je t'entends dire : Thérèse pense cela parce qu’elle ne sait pas mes misères. Si, elle sait bien, elle devine tout, elle t’assure que tu peux aller sans crainte recevoir ton seul Ami

re

Lettres. 363

véritable. Elle a aussi passé par le martyre du scrupule, mais Jésus lui a fait la grâce de communier toujours, alors même qu'elle pensait avoir commis de grands péchés. Eh bien, je t'assure qu’elle à reconnu que c'était le seul moyen de se débarrasser du démon; s’il voit qu'il perd son temps, il nous laisse tranquilles.

Non, il est impossible qu’un cœur dont l’unique repos est de contempler le Tabernacle — et c’est le tien, me dis-tu — offense Notre-Seigneur au point de ne pouvoir le recevoir. Ce qui offense Jésus, ce qui le blesse au Cœur, c’est le manque de confiance. |

Prie-le beaucoup, afin que tes plus belles années ne se passent pas en craintes chimériques. Nous n’avons que les courts instants de la vie à dépenser pour la gloire de Dieu ; le diable le sait bien ; c’est pour cela qu’il essaie de nous les faire consumer en travaux inutiles. Petite sœur chérie, communie souvent, bien souvent, voilà le seul remède si tu veux guérir.

Lettre I.

Tu ressembles à une petite villageoise qu’un roi puissant demanderait en mariage, et qui n'oserait accepter sous prétexte qu’elle n’est pas assez riche, qu'elle est étrangère aux usages de la cour. Mais son royal fiancé ne connaît-il pas mieux qu'elle sa pauvreté et son ignorance ?

Marie, si tu n’es rien, oublies-tu que Jésus est tout? Tu n'as. qu’à perdre ton petit rien dans son infini tout, et à ne plus penser qu’à ce tout uniquement aimable.

Tu voudrais voir, me dis-tu, le fruit de tes efforts? C'est justement ce que Jésus veut te cacher. [l se plaît à regarder tout seul ces petits fruits de vertu que nous lui offrons et qui le consolent.

Tu te trompes, ma chérie, si tu crois que ta Thérèse marche avec ardeur dans le chemin du sacrifice : elle est faible, bien faible ; et, chaque jour, elle en fait une nouvelle et salutaire expérience. Mais Jésus se plait à lui communiquer la science de se glorifier de ses infirmités ‘. C'est une grande grâce que celle-là, et je le prie de te la donner, car dans ce sentiment se trouvent la paix et le repos du cœur. Quand on se voit si misérable, on ne veut plus se considérer ; on regarde seulement l'unique Bien-Aimé.

Tu me demandes un moyen pour arriver à la perfection. Je n'en connais qu'un seul : L'AMOUR. Aimons, puisque notre cœur n'est fait que pour cela. Parfois, je cherche un autre mot pour exprimer l’amour ; mais sur la terre d’exil, /a parole qui commence et finit ? est bien impuissante à rendre les vibrations de l'âme; il faut donc s’en tenir à ce mot unique et simple : AIMER.

Mais à qui notre pauvre cœur prodiguera-t-il l'amour ? Qui donc sera assez grand pour recevoir ses trésors? Un être humain saura-t-il les comprendre? et surtout, pourra-t-il les rendre ? Marie, il n'existe qu’un Etre pour comprendre l'amour: c'est notre Jésus; Lui seul peut nous rendre infiniment plus que nous ne lui donnerons jamais...

ae me

A sa cousine Jeanne Guérin.

(M"* La Néele.)

Août 18095.

I est bien grand, ma chère Jeanne, le sacrifice que Dieu ta demandé en appelant au Carmel ta petite Marie; mais

* I] Cor., x1, 5. — ? Saint Augustin.

Lettres. 365

souviens-toi « qu’il a promis le centuple à celui qui, pour son amour, aura quitté son père, ou sa mère, ou sa sœur !. » Eh bien, puisque tu n’as pas hésité, pour l'amour de Jésus, à te séparer d’une sœur, chérie au delà de tout ce qu’on peut dire, il se trouve obligé de tenir sa promesse. Je sais qu'ordinairement ces paroles sont appliquées aux âmes religieuses ; cependant, je sens au fond de mon cœur qu’elles ont été prononcées aussi pour les généreux parents, qui tont à Dieu le sacrifice d'enfants plus chers qu'eux-mêmes.

— “fier —

Aux deux missionnaires ses Frères spirituels.

FRAGMENTS

Lettre I".

26 décembre 1895.

NotreSeigneur ne nous demande jamais de sacrifice audessus de nos forces. Parfois, il est vrai, ce divin Sauveur nous fait sentir toute l’amertume du calice qu'il présente à notre âme. Lorsqu'il demande le sacrifice de tout ce qui est le plus cher au monde, il est impossible, à moins d'une grâce toute particulière, de ne pas s’écrier comme lui au jardin de l'Agonie : « Mon Père, que ce calice s'éloigne de mot. » Mais empressons-nous d'ajouter aussi : « Que votre volonté soit faite et non la mienne ?. » Il est bien consolant de penser que Jésus, le divin Fort, a connu toutes nos faiblesses, qu'il a tremblé à la vue du calice amer, ce calice qu'il avait autrefois si ardemment désiré. |

1 Marci, x, 30. — ? Matt., xxvi, 30.

Monsieur l'Abbé, votre part est vraiment belle, puisque Notre-Seigneur vous l’a choisie et que, le premier, il a trempé ses lèvres à la coupe qu’il vous présente. Un saint l’a dit : « Le plus grand honneur que Dieu puisse faire à une âme, ce n'est pas de lui donner beaucoup, c'est de lui demander beaucoup. » Jésus vous traite en privilégié ; il veut que, déjà, vous commenciez votre mission et que, par la souffrance, vous sauviez des âmes. N'est-ce pas en souffrant, en mourant, que lui-même a racheté le monde? Je sais que vous aspirez au bonheur de sacrifier votre vie pour lui; mais le martyre du cœur n’est pas moins fécond que l’effusion du sang; et, dès maintenant, ce martyre est le vôtre. J’ai donc bien raison de dire que votre part est belle, qu’elle est digne d'un apôtre du Christ.

Lettre IIS.

Travaillons ensemble au salut des âmes; nous n’avons que l'unique jour de cette vie pour les sauver, et donner ainsi au Seigneur des preuves de notre amour. Le lendemain de ce jour sera l'éternité; alors Jésus vous rendra au centuple les joies si douces que vous lui sacrifiez. Il connaît l’étendue de votre immolation, il sait que la souffrance de ceux qui vous sont chers augmente encore la vôtre; mais Lui-même a souffert ce martyre pour sauver nos âmes. Il a quitté sa Mère, il a vu la Vierge Immaculée debout au pied de la Croix, le cœur transpercé d’un tglaive de douleur; aussi j'espère que notre divin Sauveur consolera votre bonne mère, et je le lui demande instamment.

Ah! si le divin Maïtre laissait entrevoir à ceux que vous allez quitter pour son amour la gloire qu’il vous réserve, la multitude d’âmes qui formeront votre cortège au Ciel, ils seraient déjà récompensés du grand sacrifice que votre éloignement va leur causer.

Lettres. 367

Lettre III.

24 février 1896.

Je vous demande de faire chaque jour pour moi cette petite prière qui renferme tous mes désirs :

« Père miséricordieux, au nom de votre doux Jésus, de la sainte Vierge et des saints, je vous demande d'embraser ma sœur de votre Esprit d'amour, et de lui accorder la grâce de vous faire beaucoup aimer. »

Si le Seigneur me prend bientôt avec Lui, je vous supplie de continuer chaque jour la même prière, car je désirerai au Ciel la même chose que sur la terre : AIMER JÉSUS ET LE FAIRE AIMER.

. Lettre IV°.

Je compte bien ne pas rester inactive au ciel, mon désir est de travailler encore pour l'Eglise et pour les âmes; je le demande à Dieu et je suis certaine qu'il m’exaucera. Vous voyez que, si je quitte déjà le champ de bataille, ce n’est pas avec le désir égoïste de me reposer. Depuis longtemps, la souffrance est devenue mon ciel ici-bas, et j'ai du mal à concevoir comment il me sera possible de m'acclimater dans un pays où la joie règne sans aucun mélange de tristesse. I] faudra que Jésus transforme tout à fait mon âme, autrement je ne pourrais supporter les délices éternelles.

.… La seule chose que je désire, c’est de faire aimer le bon Dieu ; et j'avoue que si, dans le ciel, je ne pouvais plus y travailler, j'aimerais mieux l'exil que la Patrie.

Lettre V°.

21 juin 1807.

Vous pouvez chanter les divines miséricordes ! elles brillent en vous dans toute leur splendeur. Vous aimez saint Augustin, sainte Madeleine, ces âmes auxquelles beaucoup de péchés ont

été remis, parce qu’elles ont beaucoup aimé ; moi aussi, je les aime, j'aime leur repentir et surtout leur amoureuse audace. Lorsque je vois Madeleine s’avancer devant les nombreux convives de Simon, arroser de ses larmes les pieds de son Maître adoré, qu'elle touche pour la première fois, je sens que son cœur a compris les abîmes d'amour et de miséricorde du Cœur de Jésus, et que, non seulement il est disposé à lui pardonner, mais encore à lui prodiguer les bienfaits de son intimité divine, à l’élever jusqu'aux plus hauts sommets de la contemplation.

Ah! mon frère, depuis qu’il m’a été donné de comprendre, moi aussi, l'amour du Cœur de Jésus, j'avoue qu'il a chassé de mon cœur toute crainte. Le souvenir de mes fautes m'humilie, me porte à ne jamais m’appuyer sur ma force qui n’est que faiblesse ; mais, plus encore, ce souvenir me parle de miséricorde et d'amour. Comment, lorsqu'on jette ses fautes, avec une confiance toute filiale, dans le brasier dévorant de l’amour, comment ne seraient-elles pas consumées sans retour ?

Je sais qu’un grand nombre de saints passèrent leur vie à faire d’étonnantes mortifications pour expier leurs péchés, mais que voulez-vous ! « 11 ÿ a plusieurs demeures dans la maison du Père céleste ‘...» Jésus l’a dit, et c’est pour cela que je suis la voie qu’il me trace : je tâche de ne plus m'occuper de moi-même en rien; et ce que Jésus daigne opérer dans mon âme, je le lui abandonne sans réserve.

Lettre VI, Sur cette terre où tout change, une seule chose reste stable : la conduite du Roi des Cieux à l'égard de ses amis. Depuis qu'il a levé l’étendard de la Croix, c’est à son ombre que tous

1 Joan., x1v, 2.

Lettres. 369

doivent combattre et remporter la victoire. « Toute vie de missionnaire est féconde en croix », disait Théophane Vénard ; et encore : « Le vrai bonheur est de souffrir, et, pour vivre, il nous faut mourir. »

Mon frère, les débuts de votre apostolat sont marqués du sceau de la croix : réjouissez-vous! C’est bien plus par la souffrance et la persécution que par de brillantes prédications que Jésus veut affermir son règne dans les âmes.

Vous dites : « Je suis encore un petit enfant qui ne sait pas parler. » Le Père Mazel, qui fut ordonné prêtre le même jour que vous, ne savait pas parler non plus; cependant, il a déjà cueilli la palme... Oh! que les pensées divines sont au-dessus des nôtres! En apprenant que ce jeune missionnaire était mort, avant même d’avoir foulé le sol de sa mission, je me suis sentie portée à l’invoquer ; il me semblait le voir au Ciel dans le glorieux chœur des martyrs. Sans doute, aux yeux des hommes, il ne mérite pas le titre de martyr; mais, au regard du bon Dieu, ce sacrifice sans gloire n’est pas moins fécond que ceux des confesseurs de la foi.

S’il faut être bien pur pour paraître devant le Dieu de toute sainteté, je sais, moi, qu'il est infiniment juste; et cette justice qui effraie tant d’âmes fait le sujet de ma joie et de ma confiance. Etre juste, ce n’est pas seulement exercer la sévérité envers les coupables, c’est encore reconnaître les intentions droites et récompenser la vertu. J'espère autant de la justice du bon Dieu que de sa miséricorde; c’est parce qu'il est juste « qu'il cst compatissant et rempli de douceur, lent à punir'et abondant en miséricorde. Car il connaît notre fragilite, il se souvient que nous ne sommes que poussière. Comme un père a de la tendresse pour ses enfants, ainsi le Seigneur a compassion de nous !!... » O mon frère! en entendant ces belles

PS ACII, 000; T4:

et consolantes paroles du Roi-Prophète, comment douter que le bon Dieu ne veuille ouvrir les portes de son royaume à ses enfants qui l’ont aimé jusqu’à tout sacrifier pour lui, qui, non seulement, ont quitté leur famille et leur patrie, pour le faire connaître et aimer, mais encore désirent donner leur vie pour lui! Jésus avait bien raison de dire qu'il n’est pas de plus grand amour que celui-là! Comment donc se laisserait-il vaincre en générosité Comment purifierait-il, dans les flammes du purgatoire, des âmes consumées des feux de l'amour divin P...

Voici bien des phrases pour exprimer ma pensée, ou plutôt pour ne pas arriver à le faire. Je voulais simplement vous dire que, selon moi, tous les missionnaires sont martyrs par le désir et la volonté; et que, par conséquent, pas un ne devrait aller en purgatoire.

Voilà, mon frère, ce que je pense de la justice du bon Dieu ; ma voie est toute de confiance et d’amour, je ne com-

prends pas les âmes qui ont peur d’un si tendre Ami. Parfois, .

lorsque je lis certains traités où la perfection est montrée à travers mille entraves, mon pauvre petit esprit se fatigue bien vite, je ferme le savant livre qui me casse la tête et me dessèche le cœur, et je prends l'Ecriture Sainte. Alors tout me paraît lumineux, une seule parole découvre à mon âme des horizons infinis, la perfection me semble facile, je vois qu’il suffit de reconnaître son néant et de s’abandonner, comme un enfant, dans les bras du bon Dieu. Laissant aux grandes âmes, aux esprits sublimes les beaux livres que je ne puis comprendre, encore moins mettre en pratique, je me réjouis d’être petite, puisque « les enfants seuls et ceux qui leur ressemblent seront admis au banquet céleste ‘. » Heureusement que le Royaume des Cieux est composé de plusieurs

Mat xx, 14.

Lettres. 377

demeures! car, s’il n’y avait que celles dont la description et le chemin me semblent incompréhensibles, certainement je n'y entrerais jamais.

Lettre VII.

13 juillet 1897.

Votre âme est trop grande pour s'attacher aux consolations d’ici-bas! C’est dans les Cieux que vous devez vivre par avance, car il est dit : « Là où est votre trésor, là aussi est votre cœur !. » Votre unique trésor, n'est-ce pas Jésus ? Puisqu’il est au Ciel, c’est là que doit habiter votre cœur. Ce doux. Sauveur a, depuis longtemps, oublié vos infidélités ; seuls vos désirs de perfection lui sont présents pour réjouir son Cœur.

Je vous en supplie, ne restez plus à ses pieds ; suivez ce premier élan qui vous entraîne dans ses bras ; c’est là votre place, et je constate, plus encore que dans vos autres lettres, qu'il vous est interdit d’aller au Ciel par une autre voie que celle de votre petite sœur.

Je suis tout à fait de votre avis : le Cœur de Jésus est bien plus attristé des mille petites imperfections de ses amis que des fautes, même graves, que commettent ses ennemis. Mais, mon frère, il me semble que c’est seulement quand les siens se font une habitude de leurs indélicatesses et ne lui en demandent pas pardon, qu’il peut dire : « Ces plaies que vous voyez au milieu de mes mains, je les ai reçues dans la maison de ceux qui m'aimatent *. »

Pour ceux qui l’aiment et qui, après chaque petite faute, viennent se jeter dans ses bras en lui demandant pardon, Jésus tressaille de joie. Il dit à ses anges ce que le père de l'enfant prodigue disait à ses serviteurs : « Mettez-lui un anneau au doigt et réjouissons-nous *. » Ah! mon frère, que

1 Lucæ, x, 34. — ? Zach., xin1, 6. — 5 Lucæ, xv, 22.

Page 1