P. MARIE-RAPHAEL
Religieux trappiste.
DU MÊME Le 20 mars 1921.
Deux jours après le départ de ma première lettre pour Lisieux, la chère petite Sœur Thérèse me fit une seconde visite. Elle me dit que si j'avais un peu d'affection pour elle je devais prier pour sa prompte Béatification. Elle m’incita surtout à réciter le chapelet à cette intention, en ayant soin de faire passer ma requête par les mains de Marie, pour qu’elle arrive plus sûrement et plus directement au Cœur de Dieu. Puis elle me quitta en me disant : « Au revoir ! » A l’instant même, toujours profondément endormi, je commençai mes Pater et mes Ave sans les interrompre jusqu’au réveil.
Reviendra-t-elle bientôt, ma grande et sainte amie ? Je le désire ardemment, car il fait si bon en sa compagnie ! Depuis, je suis fidèle à réciter chaque jour, un, deux, et même trois chapelets pour obtenir le triomphe de notre petite Thérèse, et quelque chose me murmure à l'oreille du cœur : « Tu ne descendras pas dans la tombe que tes vœux ne soient exaucés, » J’entonnerai alors mon « Nunc dimittis ».