P. MARIE-ALPHONSE, R. T
Suit a signature du
Très Révérend Père MARIE, Abbé de la Trappe d’Aiguebelle.
« Elle m’a présenté une belle rose blanche. » Dublin, Irlande, le 31 mars 1921.
Ma petite fille Laure, âgée de 13 ans, fut atteinte, le 19 janvier dernier, d’une néphrite aiguë, à la suite d’un refroidissement. Son corps enfla et devint très sensible et les dou eurs se firent si vives, qu’à diverses reprises la petite s’évanouit ; de plus, son intelligence semblait affectée par instants.
Le docteur était très alarmé et je n’espérais plus, quand, le 27 janvier, tandis que des parents et des personnes dévouées entouraient avec moi le lit de ma pauvre enfant, nous fûmes témoins d’une scène du ciel. Laure était alors dans un état comateux, et paraissait plus morte que vive, lorsque, tout à coup, nous la vimes se redresser. joindre ses mains et, dans l'attitude de la prière, réciter distinctement trois Ave Maria. Nous étions saisis d’étonnement de la voir ainsi sortir de sa torpeur, quand elle me dit : « Maman, « la petite Fleur de Jésus » est venue et ma qguérie. Elle m'a appelée par mon nom et m'a ordonné de nvasseoir et de dire trois Ave Maria pour saluer la sainte Vierge qui était près d’elle à la
téle du lit. Et puis, elle m’a présenté une belle rose blanche et m'a pris la main en me disant : « Au revoir !!» et elle a ajouté en souriant : « Tu es guérie. »
Après avoir dit ces paroles, l’enfant se leva rayonnante et parfaitement guérie comme l'avait assuré la sainte.
Je suis bien reconnaissante à Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus de ce beau miracle, lequel remplit d’admiration les dames de charité qui étaient assez bonnes pour venir visiter ma fillette pendant sa maladie.
Jane FITCHETT.
Bridget HENNeEssry, tanie de l'enfant.
William HENNESSEY, son oncle, Francis HENNESSEY, son ôncle.
Je soussigné certifie que Me Fitchett me pria de visiter sa fille Laure, dont la santé inspirait les plus vives inquiétudes. Je trouvai l’enfant sans connaissance et je me retirai convaincu de sa mort prochaine.
Joseph Mickey, prêtre.
Je fus appelé près de Laure Fitchett, le 27 janvier dernier, vers 3 h., et la trouvai dans un état comateux et inconscient, bien qu’elle parût souffrir beaucoup.
Je lui donnai l’absolution sous condition, in articulo mortis, et l'Extrême-Onction. Je fus bien surpris, en allant aux nouvelles, peu de temps après, d'apprendre que la fillette était debout et guérie.
M. BuURNS, prêtre.
Suit la fiche du dispensaire, attestant que la petite Laure Fitchett avait été atteinte de néphrite et traitée par ie docteur Curran.
« L’enfant était déjà virtuellement morte. »
GUÉRISON DE FIÈVHE TYPHOIDE Sainte-Adresse (Seine-Inférieure), 15 avril 1921. :
En 1916, je fus, par ordre du ministre de la Guerre, convoqué à Fréjus, pour y diriger la construction et l’aménagement d’un grand hôpital de 1.000 lits, des tirailleurs sénégalais. En l’absence du médecin civil, j'eus
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l’occasion de soigner une petite protégée de Sr Thérèse de 1 Enfant-Jésus, Emilie Bellon, âgée de six ans.
Cette enfant était alitée depuis quelques jours. en proie à un début de fièvre, lorsque sa tante, devant une aggravation du mal, m’envoya chercher. C’était le 17 septembre. I1 me fut aisé de reconnaître la fièvre typhoïde, et le lendemain, mon diagnostic fut confirmé par l’un de mes camarades, médecin-major de 1e classe, appelé en consultation. Le sérodiagnostic fait au laboratoire de bactériologie de mon hôpital fut d’ailleurs concluant. Sur l’heure, on manda comme infirmière une religieuse de Bon-Secours, de Monaco, mais tous les soins furent impuissants à . enrayer les progrès de la maladie qui s’accentuèrent de jour en jour. À la fin de septembre, la fillette avait perdu l’usage de la parole, sa faiblesse était extrême et sa fièvre intense, l’appétit avait, depuis longtemps, tout à fait disparu. Cet état se maintint aussi grave jusqu’au 10 octobre, alors la période aiguë s’ouvrit par une recrudescence de symptômes alarmants. Le 15 octobre, à la première heure, je fus appelé en hâte, je trouvai la petite Emilie étendue sur son lit, toute recroquevillée sur elle-même et déjà dans le coma. Le nombre des pulsations filiformes était de 38 par minute, celui des respirations : 9. Mon intervention était inutile ; fatalement, dans une heure ou deux tout au plus, l'enfant aurait cessé de vivre ; c'était bien l’avis dela Sœur garde-malade, qui, très habituée à voir des mourants, préparait déjà avec la tante, Me Brunet, la robe blanche destinée à l’ensevelissement.
Le père, revenu du front, sanglotait ; j’essayai vainement de lui prodiguer les consolations malhabiles que l’on dispense en pareil cas, puis je m’éloignai.
À 9 heures, ma femme m’exprima le désir de revoir une dernière fois la charmante fillette qu’elle avait si souvent admirée. Il fallait se hâter. La mourante était toujours dans le coma ; le pouls imperceptible ; d’une minute à l’autre le dénouement allait se produire. Ma femme alors détacha de son collier un reliquaire contenant une parcelle du vêtement de Sœur Thérèse, l’épingla sur la poitrine de sa petite amie, et nous partimes pour la grand’messe.
À notre retour, Emilie, sortie de l’état comateux, dormait paisiblement. Sa respiration était normale ainsi que le nombre de pulsations et la pâleur cadavérique avait fait place à une douce teinte rosée. À ma visite du lendemain, je constatai la suppression de la fièvre, la petite protégée de Sœur Thérèse jouait gaiement avec sa poupée. La faiblesse disparut rapidement, et, depuis, l'enfant est en excellente santé.
J’estime que cette guérison est uniquement due à la miraculeuse influence de S' Thérèse de l’Enfant-Jésus. Me plaçant au point de vue médical, je suis en mesure d’affirmer que la malade, plongée dans le coma depuis de longues heures, était déjà virtuellement morte, et qu’une pareille résurrection relève seulement d’un miracle opéré en sa faveur.
536 La Bienheureuse Thérèse de l’Enfant-Jésus.
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La guerre et mon départ pour la Chine m’ont empêché de signaler plus tôt ce bienfait. Puisse la petite sainte de Lisieux agréer néanmoins cet hommage tardif de notre reconnaissance |
Docteur VALLET,
Médecin-maÿjor de première classe des troupes coloniales
Suivent les témoignages concordants du père et de la tante de la petite privilégiée et de la Sœur infirmière.
Au cours d’un pèlerinage à Lisieux, le D' Vallet confirma de vive voix son récit dans le parloir du Carmel.
Guérison de deux petits Polonais.
Munich, Bavière, 7 mai 1921.
MA RÉVÉRENDE MÈRE
Ce n’est pas sans émotion que je trace aujourd’hui ces lignes à destination du couvent de notre chère petite Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus. Nous sommes des Polonais à qui votre aimable Sainte n’a jamais refusé son secours. Aussi, en témoignage de gratitude, ai-je résolu de vous adresser le récit de deux faveurs plus signalées, dues à son intercession. Mon unique fils, Stanislas, âgé de sept ans, était tombé gravement malade d’une inflammation pulmonaire. La température s’éleva rapidement, et notre pauvre petit souffrait beaucoup ; impossible de le toucher sans lui occasionner aussitôt des douleurs insupportables. Le médecin trouva son état si dangereux qu’il ne voulut pas en accepter la responsabilité, et il nous conseilla de mettre l’enfant dans un hôpital, où il pourrait être mieux soigné. Notre désolation était extrême, quand le souvenir de Sœur Thérèse l’il'umina d’un rayon d’espoir. Son image fut aussitôt posée sous l’oreiller de mon petit Stanislas, ét nos supplications ! commencèrent. Tout à coup ce dernier, saisi d’une inspiration surna- i turelle, me dit : « Maman, va te confesser et va recevoir le bon Dieu pour me l’apporter ; quand le Jésus de la petite Thérèse viendra chez M nous, je serai guéri. » J’obéis à ce naïf désir. Dès mon retour, le visage de mon fils s’éclaira d’un sourire et il m’embrassa tendrement, croyant participer ainsi à la communion que je venais de faire ; puis, au bout de quelques instants, il se leva de lui-même en s’écriant joyeusement : « Je suis guéri. » Le docteur, informé par téléphone, ne vouiut pas ajouter foi à cette nouvelle ; il vint la constater par lui-même et parut fort étonné en retrouvant son malade bien portant. « C’est un cas extraordinaire », déclara-t-il, et, sceptique encore, il nous recommanda les plus grandes précautions pour éviter une rechute probable. Notre petit
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miraculé ne l’entendait pas ainsi. Il fallut l’habiller et l'envoyer jouer au jardin avec sa sœur. La suite prouva que le mal était bien complètement disparu.
L’autre faveur à noter ici est l’heureuse issue d’une dangereuse opération, subie par notre seconde enfant, alors âgée de cinq ans Notre fillette se plaignait depuis quelques jours de la gorge, lorsque le médecin s’aperçut que les amygdales, démesurément enflées, risquaient de provoquer l’étouffement, et devaient lui faire endurer un vrai martyre. Sous la menace d’inquiétantes complications, l’intervention chirurgicale fut résolue d’urgence. Maïs, hélas ! il nous fallait abandonner l’enfant à des médecins étrangers, dans une clinique inconnue et protestante : quel crève-cœur pour nous, pauvres parents ! Enfin, cette fois encore Sœur Thérèse fut notre refuge. Nous lui confiâmes la chère petite et, sûrs de son assistance, nous fîimes taire nos appréhensions. Toute la journée décisive se passa en prières, puis, le soir venu, le téléphone nous apprit que l’opération avait eu lieu dans d’excellentes conditions, et que la malade allait bien. « Qui soigne notre enfant ? » avons-nous demandé. « Sœur Thérèse », nous fut-il répondu très distinctement. Le lendemain matin, pendant notre visite à la clinique, nous désirâmes voir cette Sœur Thérèse pour la remercier des soins accordés à notre fillette. On nous déclara avec étonnement qu’iln’existait pas de religieuse portant ce nom dans l’établissement. Nous en demeurâmes vivement impressionnés, voyant dans ce fait singulier une preuve de la surnaturelle protection de celle en qui nous avions espéré. Nous fûmes confirmés dans cette pensée par le naïf récit de notre petite convalescente, qui nous confia avoir passé le temps de son sommeil en compagnie de Sœur Thérèse, « Elle m’est apparue, nous dit-elle, {out près du trône de Notre- Seigneur. »
Nous vous serions reconnaissants, ma Révérende Mère, de rendre public le récit de ces bienfaits, dans le but d’exciter une augmentation de confiance envers notre chère Bienfaitrice. |
Daïgnez agréer, etc. Mne Etienne SzALAY,
Peintre d'art.
Ci-joint la photographie de nos deux privilégiés.
« Elle est descendue du tableau. »
Cette (Hérault), le 30 juin 1921.