‹ La Bienheureuse Thérèse de l'Enfant-JésusChapitre 22 sur 34 · EPILOGUE · texte numérisé non relu

EPILOGUE

« L'humilité précédé la gloire.

(Prov., XV, 33.)

La Bienheureuse Thérèse de l’Enfant-Jésus « se passionna pour l’oubli » aux jours de sa vie mortelle, réservant toute louange à son Créateur, et lui donnant, par un abandon et une confiance aveugles, tout l’amour dont elle était capable. Mais, « quand l’âme s’est entièrement sacrifiée pour Dieu dans la nuit de la foi, dès qu’elle a quitté l’exil, ce Dieu reconnaissant s’écrie : Main tenant, à mon tour! » Ces paroles d un pieux auteur avaient frappé Thérèse encore adolescente.

Et le tour du Seigneur est venu de payer avec une prodigalité divine les sacrifices ignorés de celle qui l’aima de l’amour le plus pur et le plus généreux. Exaltant l’humilité de sa servante, il a fait pour elle de grandes choses. Il lui donne sur les âmes un empire extraordinaire, et, dans le monde entier, un renom de sainteté presque sans égal. Mieux encore, le don des miracles lui est conféré, comme autrefois aux messagers apostoliques, en sorte qu’un merveilleux crédit répond à la compatissante promesse de cette infatigable avocate des douleurs humaines : Je veux passer mon Ciel à

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