‹ La Bienheureuse Thérèse de l'Enfant-JésusChapitre 27 sur 34 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

de Lourdes par l’intercession de S' Thérèse de l’Enfant-Jésus, neuvaine demeurée sans résultat, le jeune lévite en fit une seconde, qu’il adressa cette fois uniquement à la sainte Carmélite, afin que son intervention parût plus évidente. La confiance du malade s’appuyait avec un inébranlable espoir sur la promesse consolante de sa céleste Avocate : Je veux passer mon Ciel à Jaire du bien sur la terre.

Cette confiance ne fut pas trompée, et le docteur, qui avait entrevu la fin prochaine, constata à son inexprimable surprise, un rétablissement complet. Quinze ans plus tard, une étude radiographique permit d’établir la stabilité de cette guérison.

Le deuxième miracle fut obtenu en iaveur d une religieuse des Filles de la Croix, à Ustarritz (Basses- Pyrénées).

S' Louise de St-Germain avait été atteinte, au cours de ses années de noviciat (1911-1912), d’une affection sérieuse de l’estomac qui dégénéra nettement en ulcère, dès le début de igi3. Réduite à toute extrémité, munie des derniers Sacrements,, la malade commença une neuvaine à S' Thérèse de l’Enfant-Jésus, dans le courant de 1 9 1 5 , mais n’obtint alors que force et courage dans l’épreuve, avec de célestes parfums révélant la présence mystérieuse de Celle qu’elle invoquait.

En septembre 1916, S’ Louise de St-Germain se décida à renouveler ses instances, et, dans la nuit du 10, la Bienheureuse Thérèse lui apparut et lui

LA B"e THÉRÈSE DE l’ENFANT-JÉSUS

dit : Soyez généreuse, bientôt vous- guérirez, je vous le promets. Or, au matin, plusieurs religieuses trouvèrent une jonchée de pétales de roses de toutes couleurs, autour du lit de la malade. Qui avait apporté ces roses ? personne ne le put expliquer... mais le 22 septembre suivant, la Sœur s’éveilla parfaitement guérie.

A l’appui du certificat du docteur traitant, figurent une radiographie concluante, et un rapport très remarqué du D' le Bec, chirurgien de l’hôpital St-Joseph à Paris, l’une des sommités médicales les plus reconnues, confirmant le caractère surnaturel de cette transformation soudaine et durable.

Ces deux guérisons furent discutées par la Sacrée Congrégation des Rites dans les trois séances d’usage : la Congrégation antéprép aratoire du 7 mars 1922 réunit les votes des Consulteurs ; quelques mois plus tard, le 25 juillet, la Congrégation préparatoire recueillit ceux des mêmes Consulteurs et des Eminentissimes Cardinaux ; en dernier lieu, la Congrégation Plénière, dite Générale, tenue en présence du Pape, le 3o janvier 1923, groupa de nouveau et en commun, les avis des Eminentissimes Cardinaux et Consulteurs.

Le jugement ayant été favorable, S. S. Pie XI promulgua, le 1 1 février suivant, le Décret d’Approbation des miracles et, le 19 mars, celui de tuto.

Enfin, le 29 avril de la même année. S' Thérèse de l’Enfant-Jésus fut solennellement proclamée Bienheureuse et proposée au monde chrétien comme le type idéal de Y enfant de Dieu.

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