‹ La bigote, comédie en deux actesChapitre 37 sur 80 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

TANTE BACHE

Oui, mais, est-ce que j'en ai, moi ?

FÉLIX

Vous ne manquez pas d'un certain genre.

TANTE BACHE

Moquez-vous de moi : c'est le moment 1

HENRIETTE

Prenez-le par la douceur.

TANTE BACHE

C'est le plus sûr.

FÉLIX

Prenez-le donc comme vous pourrez. Papa est un chic type!

TANTE BACHE

Oh! oui! comme je pourrai... C'est le plus simple. D'ailleurs, je ne dirai que deux mots; n'est-ce pas : « M. Lepic, j'ai l'honneur... » Je me rappelle hien ta phrase, Paul, et je n'ai pas besoin d'entrer dans les détails.

FÉLIX

Non, n'exagérez pas les cérémonies avec papal

TANTE BACHE

Un oui de M. Lepic me suffira.

FÉLIX

Il ne vous en donnera pas deux.

PAUL

Pourvu que tu l'obtiennes I

FÉLIX

Ça ne fait aucun doute ! J'ai besoin d'un beaufrère, maintenant que je suis bachelier! Quand vous irez à Paris pour affaires, vous m'emmènerez et nous ferons la noce !

PAUL

Votre confiance m'honore.

FÉLIX

Je me suis fait faire un complet jaquette.

PAUL

C'est de rigueur, (a Henriette.) Ma tante réussirat-elle?

HENRIETTE

Je ne sais pas.

FAUL.

Vous l'espérez?

Je rèspère.

FÉLIX

J'te crois, que tu l'espères! Henriette est une fille bien élevée qui a la mauvaise habitude de cacher ses sentiments.

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