‹ La bigote, comédie en deux actesChapitre 48 sur 80 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

PAUL

Vous n'y perdez pas grand'chose ! Je me propose d'acheter plus lard et de démolir la bicoque d'en face et nous aurons alors une vue splendide sur la Loire. Je vous dis ça, monsieur Lepic, parce que, vous êtes, comme chasseur, un passionné de la Nature.

Je l'apprécie.

En artiste?

PAUL

M. LEPIC

Je ne suis pas artiste.

PAUL

Comme chasseur? Un beau coucher de soleil sur la Loire, en septembre !

M. LEPIC

SoitI

PAUL

Il ne manque à mon école qu'une femme capable de la diriger avec moi, de surveiller certains services : la lingerie, l'infirmerie, les cuisines, etc.. Une femme d'ordre et de goût. J'ai cherché à Nevers, sans trouver, à Nevers nous n'avons pas beaucoup de femmes supérieures.

M. LEPIC

Ici non plus.

PAUL

Pardon! Le hasard m'a fait rencontrer chez ma tanle Bâche, mademoiselle Henriette. C'était la femme qu'il me fallait. Elle m'a du premier coup séduit par

sa distinction, sa réserve, sa... (m. Lepic rouie une cigarette.) Je ne vous ennuie pas?

M. LEPIC

Du tout. Vous permettez? J'en ai tellement l'habitude.

PAUL

J'abrégerais.

M. LEPIC

Prenez votre temps.

PAUL

Vons me le diriez, si j'étais trop long?

M. LEPIC

Je n'y manquerais pas. Vous ne fumez pas?

PAUL

Si, si, mais plus tard, ça me gênerait en ce moment... J'ai besoin de tous mes moyens I

M. LEPIC

A votre aise !

PAUL

J'ai revu plusieurs fois mademoiselle Henriette, chez ma tante, avec madame Lepic, cela va de soi,

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