‹ La biochimie et les chlorophyllesChapitre 29 sur 59 · Comptes rendus, mars · texte numérisé non relu

Comptes rendus, mars

ce qu'on ne remarque pas assez. Je considérerai provisoirement ce grain comme une glande en état de travail ; F acide carbonique de Fair, Feau et les sels du sol, Ténergie du soleil reçue par un système optique coloré concourent à cimenter en lui des formules organiques par des procédés que nous ignorons. Mais c'est démonstrativement la matière verte qui reçoit le premier choc lumineux, et les grains verts ont une masse assez grande par rapport au protoplasma incolore pour avoir une large part d'action. Pour une large part, la matière verte insoluble doit contribuer à la svnthèse. A chaque moment^ par la voie inverse de T analyse, elle se solubilise, se décolore, se simplifie, et passe dans le suc et dans le protoplasma aqueux. Cela résulte des démonstrations de Timiriazef, de Sachs, de Pamitzin et d'autres. Il est juste de penser que le protoplasma blanc opère des travaux sous le voile coloré des grains, mais on ne peut, avec Pringsheim, prendre complètement ces organes pour de simples écrans ; cela n'est que partiellement vrai. En eux se passe assurément le plus important de la synthèse, et cela dans un milieu gras ou au moins insoluble.

VI. Remarque sur les couleurs à bandes en biologie. — Le rôle du grain chlorophyllien a bandes est de premier ordre dans les végétaux; les matières vertes mettent en rapport l'énergie

et la matière. Mais on ne remarque pas que les couleurs discontinues sont fréquentes et leurs molécules jouent un rôle inconnu en pleine obscurité. La bile est souvent verte avec un spectre de bandes. Sans nul doute, ce vert est nécessaire et pourtant il accomplit les mutations dans l'obscurité complète, au milieu du corps des grands mammifères, des animaux nocturnes ou à pelage épais. Les chlorophylles, par contre, vertes et à bandes, travaillent visiblement au jour. Mais un iris automatique, le carottène, leur cache plus ou moins ce jour. Le sang passe, il est vrai, devant la surface dénudée et éclairée de certains animaux^ mais, pour un grand nombre d'espèces, cela est bien peu de chose. Et d'ailleurs, ne voit-on pas les êtres non couverts se pigmenter au soleil, les hommes brunir dans les pays très insolés et même fournir des races colorées, comme pour s'abriter derrière l'écran dont parle Pringsheim au sujet de la « chlorophylle ».

Si l'on trouve dans les parties profondes et obscures des animaux des matières colorantes à spectre interrompu de bandes, ou simplement rétréci vers le rouge et le bleu violet (bile, sang)» que font ces matières à spectre qui sont en rapport constant avec toute la matière qui s'assimile ou se désassimile?

Piettre et Vila* sont arrivés déjà à établir des

Page 1