Comptes rendus, t. CXIX
80 INSOLUBILITÉ DES CHLOROPHYLLES.
Sur ces chlorophylles vivantes, insolubles pendant un élément de temps, agissent bien probablement des traces de diastases convenables pour les hydrater, rompre les lacunes de leur chaîne et les saccharifier. Ag-issent encore des traces de ferments oxydants et de manganèse pour les oxyder. Traube*, Bertrand», puis Fouard' ont montré ces actions dans d'autres cas. Agissent encore de façon inconnue le potassium, le cuivre, le chlore, le phosphore, le calcium, le soufre, le magnésium,... qui sont toujours présents. Enfin la lumière réduit, chasse Toxygène démonstrativement, en nature, et on peut avoir des molécules profondément désaturées jusqu'au carbure inclusivement, ainsi que cela arrive dans les conifères, les labiées et d'autres espèces. Les choses sont à ce point inconnues dans la chimie biologique que ceux qui ont tenu en main quelques-uns de ces matériaux ont le devoir de relater les impressions, les sentiments même qu'ils se sont faits, trop heureux s'ils font penser contrairement et provoquent un mouvement d'idées, de réfutations, et alors probablement de travaux.
Dans le grain chlorophyllien vivant ou mort, il est démontré que la matière verte est insoluble,