‹ La biochimie et les chlorophyllesChapitre 8 sur 59 · A. Gautier, Comptes rendus · texte numérisé non relu

A. Gautier, Comptes rendus

mais si, pour dégager une chlorophylle du plomb on fait usage de H«S, SO*HS HGl, on Taltère certainement. Par rhydrogène sulfuré, j'ai constaté qu'une chlorophylle déjà propre avait pris 3 p. 100 de soufre.

Enfin, les anciens procédés, ne mettant en jeu que des dissolvants considérés comme neutres^ peuvent, aujourd'hui qu'on en possède de grandes quantités, être employés avec avantage. C'est à cela que je me suis arrêté en m'efforçant de faire agir successivement des dissolvants éliminatoires de certains groupes d'impuretés, de mettre les dissolvants en conflit. Si je prends la liberté de laisser de côté, dans cet historique, bien des faits impor* tants, cela tient à ce qu'ils n'ont pu être groupés de façon à imposer la certitude à tous les esprits. N'ayant pas, à mon tour, la prétention d'atteindre ce résultat, je m'efîorcerai de contribuer, par quel-^ ques faits nouveaux, à rendre nos connaissances un peu moins obscures.

Les causes d'incertitude relativement à la chimie de « la chlorophylle » sont diverses.

La première tient à ce qu'on n'est pas assuré de sa pureté ni, par suite, de ses propriétés extérieures. Est-elle une graisse, une cire, une résine? Peut-elle vraiment cristalliser ?

La deuxième cause de doute, dérivée de la première, tient au petit nombre d'analyses produites. On ne signale que celles de Hoppe Seyler (1879),.

Gautier (1879), Rogalsky (1880). Celle de Hoppe Seyler est attribuée par lui à la chlorophyllane, corps impur, et d'autres rares dosages sont mis au compte de dérivés altérés divers.

Ce n'est certainement que par des analyses assez nombreuses sur des corps étroitement identifiés qu'on pourra faire quelques progrès.

III . Pluralité des chlorophylles. — Une troisième cause de doute se pose. Existe-t-il pour tous les végétaux une chlorophylle ou un grand nombre de chlorophylles, même dans une espèce? Avonsnous la chlorophylle qui vit dans la cellule ou ses débris colorés ? Cette question présente assez d'intérêt pour qu'il en soit fait un historique un peu plus précis. Angstrôm, en 1854 ^ , a ouvert cette question sur le terrain spectral en affirmant une différence entre la chlorophylle des phanérogames et des algues. Horshmar '^ en 1855, annonce une différence chimique. Herapath^ en 1869, pense que les chlorophylles des diverses plantes quelconques sont différentes. Mais ces auteurs n'appuient pas leurs opinions simultanément sur l'analyse et la spectrographie, car pour les corps élevés l'analyse organique seule est décevante, les carbones et les hydrogènes de laformule ne sont approchés qu'à quelques

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