Comptes rendus de 1865 à
approfondies sur le vert des feuilles, Filhol, par un usage très bien conduit de ces réactions, a su tirer, en 1874, de mônocotylédones la première matière chlorophyllienne solide, ayant le dichroïsme inhérent à ce groupe. Récemment, Schunck et Marchlewsky (1895), agissant dans des conditions plus énergiques, rien moins que le gaz chlorhydrique à chaud, sont arrivés pour ainsi dire au réduit central des chlorophylles et ont obtenu des cristaux, la phyllotaonine, cristallisée au point de permettre des mesures d'angle. Un deuxième procédé, imaginé par Frémy*, est le laquage ou la fixation de la chlorophylle par teinture sur Talumine gélatineuse. Mais tout ce qui vient de la teinture, et bien d'autres produits encore, peut se fixer sur Talumine et, quand on redissout celle-ci, elle rend des matières vertes complexes.
A. Gautier, en 1879, a traité des solutions alcooliques de dicotylédones : épinards, cresson, par le noir animal ; bien des substances peuvent se fixer sur le noir en plus de la chlorophylle. Aussi, le savant chimiste lave ce noir avec de Talcool à 65® qui dissout des matières étrangères, puis, faisant intervenir ensuite Téther, ce véhicule dissout une matière verte ^.
Divers procédés ont encore été étudiés, notamment les précipitations par Facétate de plomb;