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III. La cellule est une masse vivante

On veut marquer par là qu'elle est le théâtre de cet ensemble de phénomènes que l'on considère comme caractéristiques des êtres organisés. Ces phénomènes sont nombreux et compliques. Ils se résument dans deux catégories de mouvements : les mouvements physiques et les mouvements chimiques ; et ils ont pour but la nutrition, V accroissement et la reproduction ou la multiplication de la cellule.

Toutes les parties de la cellule sont le siège de ces mouvements divers : la membrane aussi bien que le protoplasme et le noyau.

La membrane vit en effet; elle vit de la vie même du protoplasme. Alors même qu'elle se présente sous un double contour, elle peut conserver son activité autant que la cellule elle-même, prendre part à tous ses mouvements, porter des cils contractiles, comme pour attester qu'elle n'a rien perdu de son irritabilité. Les membranes épaisses et incrustées des cellules végétales et des cellules animales sont loin d'être inertes, aussi longtemps du moins que le protoplasme se maintient à leur intérieur ; l'enchylème protoplasmatique, et parfois le reticulum lui-même, restant en communication plus ou moins ouverte avec les membranes, fig. 39, y entretiennent l'activité chimique et y déterminent des échangeset des mouvements nombreux.

IV. Notre définition porte en outre que les cellules sont formées de protoplasme entouré d'une membrane et hébergeant un noyau.

C'est assez dire que nous adoptons les vues de Mohl sur la constitution générale de la cellule. Si l'on rencontre un jour une cellule sans membrane et sans noyau, nous dirons avec ce savant qu'elle ne renferme qu'un élément, le protoplasme ; mais lorsque cette masse protoplasmatique aura organisé les deux parties qui lui font défaut, la membrane et le noyau, nous dirons aussi avec lui qu'il faut les distinguer en cytologie. De fait, c'est toujours le protoplasme qui élabore la membrane. Quant au noyau, nous verrons sans tarder que le protoplasme contribue également à sa formation, mais pour une partie seulement.

Fig. 39. — Gr. : D, 1.

Œuf de la carpe.

Coupe équatoriale.

membrane primaire, membrane secondaire avec stries radiales et concentriques formées par les trabécules du réseau plasmatique régularisé.

On voit en a que le reticulum de la membrane fait corps avec le reticulum périphérique du protoplasme de l'œuf rp. On a enlevé de ce protoplasme tous les granules vitellins enclavés, pour mettre en évidence les cordons protoplasmatiques irréguliers et à mailles déformées, qui en constituent toute la masse.

Reticulum de la membrane secondaire vu de face.

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