V : vacuoles séparant les cordons plasmatiques
/ : cavités où étaient logés les grains de fécule. On voit que les vacuoles et les grains ont repoussé et ratatiné les mailles du reticiilum protoplasmatique pr.
Fig. 43. — Gr. : G, 3.
Œuf de Sacculiiia Cavciui, quelque temps après la fécondation.
m : membrane.
p : protoplasme hyalin et granuleux gv : enclaves vitellincs volumineuses.
n : noyaux multiples, issus par division du noyau de segmentation : des deux noyaux dérivés de la i''" segmentation, le supérieur s'est divisé deux fois, l'autre une fois seulement.
bore, qui prépare, digère et transforme les principes nutritifs ; le rdiculmn, comme la membrane, assimile et désassimile pour son propre compte, sans concourir d'ailleurs par son activité chimique à la nutrition générale de la cellule.
d) Enclaves et inclusions.
Dans les cellules jeunes et dans certaines cellules adultes on ne rencontre dans le protoplasme que les deux éléments que nous venons de mentionner ; mais il n'en est pas toujours ainsi. Souvent au contraire on y remarque des corps figurés, variables de nature et de volume :
des grains de fécule, fig. 42, ou d'aleurone, des globules de graisse, des granules et des plaques vitellines fig. 43, des vacuoles, des cristaux, etc. ; on y rencontre même des corps étrangers, tels que des diatomées, des desmidiées, des globules rouges du sang, des grains de sable, pour n'en citer que quelques-uns. Les premiers corps se sont formés à l'intérieur même du protoplasme, et représentent des produits de son activité momentanément mis en réserve :
ce sont les enclaves ; les seconds y ont été introduits de l'extérieur par un procédé tout différent de l'osmose et pour ainsi dire de force :
ce sont les inclusions fig. 1, p. ig.
Tous ces corps, nous l'avons vu p, 179, doivent être soigneusement distingués du protoplasme lui-même ; plusieurs écrivains, surtout de ceux qui ont parlé des œufs, se sont complètement mépris sur ce point important, en faisant des plaques et des granules vitellins des éléments intégrants de la masse plasmatique interposée, au lieu de les considérer comme de simples enclaves.
igS
NOTIONS GÉNÉRALES
Fig. 44. — Gr. : 1/12, 2.
Spermatozoïdes de VAscaris megalocephala.
a : spermatozoïde jeune, sans myosine.
b : les mêmes plus âgés : leur enchylema s'est chargé de myosine, ce qui leur donne un aspect brillant et uniforme, c et : spermatozoïdes de même âge que b, sur lesquels ont a exercé une pression : la partie plasmatique centrale, non chargéfe de myosine, s'en échappe avec le noyau. En d, on a enlevé la myosine par la digestion artificielle, pour montrer que le reticulmn plasmatique s'y est maintenu à l'état normal.
Il est cependant assez difficile d'établir une distinction nette entre les granules ou microsonies de l'enchylème et les enclaves proprement dites. Celles-ci commencent par être de simples granules ; c'est avec le temps seulement qu'elles prennent un volume assez considérable pour qu'on puisse leur appliquer la dénomination d'enclaves. Il semble rationnel de considérer comme partie intégrante de Venchylema, tous les granules qui peuvent s'y trouver sans amener de modification dans la configuration des mailles du reticulum, et de regarder comme enclaves, les corps qui altèrent cet état normal en repoussant les parties voisines et en les comprimant les unes contre les autres. C'était bien là du reste la pensée de Mohl qui, à propos d'enclaves, parle constamment de la réduction du protoplasme à l'état de
ce, X
Fig. 45. — Gr. : 1/12, 1.
Coupe transversale de la peau d'une larve de Libellule. couches déjà formées, dont l'ensemble constitue la cuticule externe, zone où les couches sont en voie de formation aux dépens du reticuUm plasmatique ordinaire, pr, par l'épaississement de ses trabecules : chaque Figne de trabécules de;ient une couche cuticulaire. En a, la nouvelle couche e forme assez loin des anciennes; en b, le phénomène est plus a^'anœ on y trouTe cinq couches qui se sont formées successivement par vo.e centrifuge.
quS^^c^ulefde'^'Îithélium. fusionnées au niveau de/, pour constituer la couche-matrice de la cuticule. , . i-
noyau; son boyau continu est irrégulièrement bosselé.
LA MENBKANE 199
rubans par la pression qu'elles exercent autour d'elles. Nous emploierons le mot enclave dans ce sens ; lorsque nous traiterons de Venchylema, nous verrons que cette signification est fondée. Ainsi pour nous, le dépôt de myosine qui se fait dans les mailles du réseau musculaire, fig. 38, ou dans celles du réseau protoplasmatique des spermatozoïdes à' Ascaris, fig. 44, ne constitue pas une enclave, parce qu'il n'y introduit aucune modification organique.
2° Membrane.
Loin de nous la pensée d'affirmer que toutes les cellules ont une membrane solide et distincte du protoplasme sous-jacent; mais les éléments qui sont dépourvus d'une pareille membrane en possèdent une cependant.
Fig. 46. — Gr. : G, 1.
Macrosporange du Pilularia globulifera, où les membranes externes sont en voie d'élaboration, suivant le mode centrifuge, aux dépens de la
plasmodie externe.
: membrane propre de la macrospore via. e : membrane externe se formant aux dépens de l'auréole claire, e, de la fig. 29.
En e" elle est achevée : le rcticulum et Venchylema y sont encore nettement visibles. )•' : 2° membrane portant des ailes, formée aux dépens de la couche r de la fig. 29;
elle est achevée en r".
pl : restant du plasmodium avec ses noyaux n. Cette portion va donner naissance à l'épaisse membrane gommeuse g', où le reticulum restera encore visible sous la forme de stries radiales et concentriques.
Nous entendons parler d'une membrane analogue à l'utricule primordial de H. MoHL, et que certains savants désignent sous le nom de couche Imitante, couche membraneuse ou membraniforme, etc., etc. Nous avons vu, p. 179, les arguments que le professeur de Tubingen faisait valoir en faveur de sa membrane primordiale. Ces raisons nous paraissent être restées debout, malgré les critiques dont elles ont été
200 NOTIONS GÉNÉRALES
l'objet. La manière de voir de Mohl a d'ailleurs reçu plusieurs confirmations dans ces derniers temps. Pfeffer (1877) ^ montré que c'est la membrane primordiale, bien plus que la coque solide de cellulose, qui règle les échanges de la cellule avec le monde extérieur. A la moindre lésion qu'elle éprouve, le protoplasme sous-jacent ne peut plus s'opposer à l'irruption subite des liquides extérieurs, matières colorantes et autres, qui n'y pénètrent pas normalement ; tandis que, aussi longtemps qu'elle conserve son intégrité , ces mêmes liquides ne s'y introduisent pas, même après la mort de la cellule : preuves évidentes que cette couche remplit à elle seule le rôle des membranes les plus épaisses, dans les expériences osmotiques, et qu'elle 'constitue un élément organiquement distinct.
Ensuite elle oppose aux agents chimiques les plus énergiques une résistance considérable; elle se digère beaucoup plus difficilement que la masse du protoplasme; elle résiste aux dissolvants ordinaires des albuminoïdes , bien plus encore que le reticulum protoplasmatique.
Ajoutons qu'on trouve toutes les transitions entre la couche périphérique la plus imperceptible et les membranes solides les mieux dessinées, et que c'est cette couche ellemême qui se transforme en ces dernières, avec le temps, par simple difFérentiation. Ce sont là des faits dont on peut se convaincre facilement, en suivant la formation des couches concentriques par apposition centripète, fîg. 39.
Si l'on voulait lui refuser le nom de membrane parce qu'elle fait corps commun avec le protoplasme, il faudrait aussi, pour être conséquent, refuser ce titre à bien des membranes solides, peut-être même à toutes, pendant une partie notable de leur existence. L'emploi du mot membrane paraît donc parfaitement justifié dans tous les cas, et nous nous en servirons désormais, ainsi que des termes : couche membraneuse, couche limitante, utricule primordial et autres synonymes semblables.
Gr. : G, 2.
Portion d'un microsporange frais avec trois microspores plongées dans
un plasmodium analogue au précédent.
pe : protoplasme externe, portant un reticulum remarquable par sa finesse et sa régularité.
m' : membrane propre de la microspore.
m" : membrane externe en voie de formation : dans la spore de droite cette membrane s'indique à peine; dans celle d'en bas, elle existe d'un côté seulement , dans celle d'en haut, elle est complètement achevée. On voit clairement qu'elle se constitue aux dépens des mailles du reticulum plasmatique, qui s'accentuent et se régularisent quelque peu à cet effet.