Gr
et C, 1/12, 2.
m pr
m bn
Œuf d'un carabe.
Œuf très jeune :
menbrane de la cellule, protoplasme avec son reticuhnn accentué.
noyau ou vésicule germinative. Le boyau de nucléine s'est scindé en une foule de sphérules éparses dans le plasma nucléaire qui est réticulé. Noyau cTuii œuf à demi-développé :
membrane à double contour.
boyau nucléinien reconstitué à l'aide des sphérules précédentes, et vu en coupe optique équatoriale.
C. , Noyau d'un^ œuf au moment de la fécondation : m : membrane.
pn : plasma nucléaire où le reticulum se voit encore.
m' : nouvelles sphères de nucléine, ou taches définitives de Wagner.
4° On nous permettra d'ajouté^ qu'on rencontre, quoique rarement et à titre d'exception peut-être, un boyau continu dans certains œufs, au moment de la fécondation, et alors les taches de Wagner font défaut. Nous avons vu de semblables œufs dans les échinorhynques et les béroïdes.
Nous pouvons conclure de tous ces faits que les taches de Wagner représentent à elles-seules toute la portion nucléinienne du noyau des œufs ; ces taches ne sont que des sphérules de nucléine, issues de la désagrégation du filament nor-
Fig. 82. — Gr. : DD, 1.
Œuf de carabe à moitié mûr.
: membrane cellulaire.
: protoplasme réticulé.
: noyau volumineux : sa membrane est nette; son boyau, n< de face à la partie supérieure du noyau, est riche en circonvolutions capricieuses (on en a omis la moitié).
mal.
Terminons par quelques remarques accessoires.
On aperçoit parfois çà et là, dispersés dans la partie plasmatique, des traînées et des granules qui se colorent par le vert de méthj'le comme les taches germinatives : on
FILAMENT NUCLÉINIEN 22i
conçoit en effet que certains fragments du boyau nucléinien y restent engagés au lieu de se réunir aux taches elles-mêmes.
Plus rarement le noyau tout entier prend une teinte uniforme sous l'influence du même réactif. Cette teinte est due sans doute à des traces de nucléine dissoute, car en traitant ces œufs par l'ammoniaque on n'obtient plus, après lavage, aucune trace de coloration.
A côté des sphérules de nucléine, on peut rencontrer aussi des nucléoles plasfmtiques. Ceux-ci ne se dissolvent pas dans l'acide chlorhydrique concentré , etc , et ne se colorent point par le vert de méthyle. Ces sortes de productions nous paraissent assez rares dans les œufs.
Enfin on obtient parfois, en enlevant les taches de Wagner par les dissolvants de la nueléine, un résidu albuminoïde provenant probablement du protoplasme nucléaire, au milieu duquel la fusion des
B . Nucléine des spermatozoïdes.
Dans les cellules mâles des cryptogames vasculaires et de la plupart des animaux, la dégradation du boyau nucléinien est encore plus profonde que dans les œufs : habituellement en effet la nucléine se répand uniformément, sous la forme d'une masse homogène, dans tout le noyau, ou dans la portion du noyau qui lui est réservée.
La fig. 83 représente quelques spermatozoïdes de l'anodonte.
En B, la tête t, ou le noyau de la cellule, est uniformément colorée par le vert de méthyle; en C, la nucléine a été enlevée par le phosphate bisodique : il ne reste plus que la portion plasmatique , où la nucléine amorphe était répandue.
On constate les mêmes phénomènes dans l'oursin fîg. 84 (*).
(') Le lecteur remarquera que nous plaçons, a, b, c, la queue des spermatozoïdes de l'oursin à la pointe du triangle noir, à l'inverse des auteurs (Flemming, Archiv f. mik. Anat., 1882, p. i; Taf. I, fig. i, et Taf. II, fig. 7), qui lui donnent pour lieu d'insertion le côté opposé, c'est-à-dire la vacuole, qui devient ainsi pour eux la partie intermédiaire du spermatozoïde. Or, cette vacuole est la partie antérieure de l'élément spermatique, et, lorsqu'elle tombe, c'est le petit côté du triangle qui est en avant. C'est aussi par cette partie élargie que le spermatozoïde pénètre
tronçons du filament s'est effectuée.
Fig. 83. — Gr. : A, DD, 1 ; B et C, L, 4.
Spermatozoïdes à'Anodonta cellensis.
A. Spermatozoïdes vivants, sous un faible grossissement.
B. L'un d'eux fortement grossi : f , tête ; /, collerette médiane; q, queue.
C. Les mêmes traités par NH3 et phosphate de Na. La queue et la collerette ne subissent pas de modification ; tandis que la tête (noyau de la cellule) est réduite à une mince membrane périphérique et un léger reticulum plasmatique interne.
ANATOMIE DU NOYAU
Dans la fig. 85, qui montre les anthérozoïdes d'une fougère , la partie noire des anthérozoïdes sortis de l'anthéridie marque la nucléine fusionnée d'une manière uniforme dans la masse nucléaire. Les dissolvants de la nucléine enlèvent cette partie noire et laissent intactes, comme dans les exemples précédents, la membrane du noyau et la partie protoplasmatique de la cellule représentée ici par des cils nombreux , au lieu du filament caudal de l'oursin.
Fig. 84. — Gr. : 1/12, 4.
Spermatozoïdes d'oursin, Toxopneustes lividiis.
a : spermatozoïde frais portant au sommet, sous la forma de vacuole, le restant du noyau.
b : cette vacuole se détache.
c : elle a disparu.
d : spermatozoïde dont la tête s'est gonflée dans l'eau; on y voit nettement la membrane du noyau, les granules plasmatiques au sommet et à la base, ainsi que les grumeaux de nucléine rendus visibles par l'iode.
e : spermatozoïde frais, traité par NHj : la nucléine a disparu.
Fig. 85. — Gr. : F, 2.
Anthéridie et anthérozoïdes d'une Hymenophyllum (fougère).
a : deux cellules-mères des anthérozoïdes, portant un gros noyau et peu de protoplasme. Dans la cellule de droite le filament de nucléine est vu en coupe optique équatoriale ; dans celle de gauche, il est vu à la surface du noyau : on peut y voir des circonvolutions.
b : le noyau s'allonge pour former la tête de la cellule spermatique : la nucléine se fusionne.
c : l'anthérozoïde est formé et il se déroule.
d : vacuole entourée d'un restant de protoplcisme, " et qui sera rejetée par le spermatozoïde.
e : spermatozoïde plus large et gonflé dans l'eau; il montre à droite la membrane du noyau.
dans l'œuf, et non par la pointe comme le représente Flemming. Si la queue semble parfois sortir de la vacuole, c'est parce que dans ses mouvements elle se colle à la tête et y adhère fortement dans toute la longueur.
Nous croyons que ce phénomène se présente souvent chez les animaux. Ainsi par exemple, il se pourrait que, dans la fig. 83, la queue du spermatozoïde de l'anodonte soit relevée de cette façon et paraisse sortir de la collerette, tandis qu'en réalité elle serait insérée au côté opposé (partie inférieure et libre de la figure).
Nous devions au lecteur ces quelques mots d'explication, pour justifier et expliquer nos figures, en attendant le moment de parler ex professa de la fécondation.
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On peut suivre pas à pas cette transformation dans un grand nombre de spermatoblastes et d'anthéridies.
Les noyaux multiples des spermatoblastes de la Sylpha thoracica, fig. 86, possèdent originairement un boyau continu et strié, comme dans les tissus ordinaires. Mais bientôt ce boyau se scinde, et, au moment de la maturité, lorsque les noyaux s'allongent pour former la tête des spermatozoïdes, les tronçons se fusionnent en une masse homogène et compacte.
nni
Fig. 86. — Gr. : 1/12, 2.
Développement des spermatozoïdes dans la Sylpha tlioracica. nf : noyau femelle ou inactif.
nm : noyaux mâles devenant de plus en plus nombreux de A en C.
En ^. Le boyau, jusque là continu et strié, commence à se scinder.
En B. La scission continue et le boyau se déforme de plus en plus.
En C. Tous les tronçons sont fusionnés en une masse homogène qui s'allonge pour former la tête des spermatozoïdes. On voit aussi que la queue s'élabore , en dehors du noyau , dans le protoplasme de la cellule spermatoblastique.
On constate des phénomènes semblables dans les équisétacées, les fougères, fig. 85, les characées, etc. On les constate également dans le lombric, les vertébrés et la plupart des animaux.
Lorsque les spermatozoïdes persistent à letat de cellules ordinaires, le noyau conserve mieux sa structure normale : le filament peut se scinder parfois en tronçons, mais ceux-ci demeurent libres et distincts. Tels sont les spermatozoïdes des nématodes et de plusieurs crustacés ; telles sont aussi les gamètes mâles de certains végétaux inférieurs.